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Société

L’intelligence artificielle, la voie de l’avenir

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5825 Le 18/08/2020 | Partager
La pandémie a permis de revaloriser la science et la recherche
Malgré les initiatives qui ont éclos, le panorama reste assez modeste au Maroc
Financement, manque de visibilité, orientation des recherches… les étudiants chercheurs déroutés

La pandémie du Sars-CoV-2 a braqué les projecteurs sur la science et le monde de la recherche. Pour la première fois, on a vu des scientifiques devenir des super-stars, tels Didier Raoult qui a attiré pour quelque temps l’attention des médias.

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La dynamique de l’innovation est tributaire de l’implication du secteur privé. La relation entre la recherche-innovation et le secteur industriel demeure timide, même les multinationales installées au Maroc préfèrent se baser sur leurs structures de recherche en Europe (Ph. L'Economiste)

Au Maroc, l’opinion publique découvrait que le pays disposait d’universités et d’équipes de recherche capables d’imprimer en 3D des pièces complexes ou même de fabriquer des respirateurs pour traiter les malades de la Covid-19. Mais cet exploit cache la réalité du terrain.

En effet, la recherche scientifique au Maroc souffre de nombreux handicaps. Le premier est la faiblesse de ses publications. En dix ans, le pays a multiplié le nombre de ses publications par trois pour passer de 2.135 à 7.886, selon les chiffres du baromètre de la production scientifique au Maroc publié par l’Institut marocain de l’information scientifique et technique (IMIST). A titre de comparaison, l’Indonésie, partie du même niveau à la même année, a atteint les 44.200 publications en 2019.

Autre pierre d’achoppement, le financement. Le Maroc consacre à la recherche un peu plus de 0,7% de son PIB (soit près de 8 milliards de DH), trois fois moins que la moyenne des pays de l’OCDE. Selon l’Unesco, les dépenses mondiales en R&D ont atteint un billion de dollars US. Une dizaine de pays s’accaparent 80% du total avec en tête de liste, les USA.
Autre écueil, l’origine du financement. Le secteur privé n’est responsable que de 30% des budgets, le reste étant d’origine publique, une tendance à l’inverse de la plupart des pays développés.

Or la dynamique de l’innovation est tributaire de l’implication du secteur privé. La relation entre la recherche-innovation et le secteur industriel demeure timide, même les multinationales installées au Maroc préfèrent se baser sur leurs structures de recherche en Europe, selon le directeur d’un laboratoire de recherche universitaire.

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Problème de financement, mais de visibilité aussi. Les étudiants chercheurs ne savent pas vers quelle direction focaliser leurs recherches. «Nous avons l’impression de n’être que des baby-sitters», se plaint l’enseignant-chercheur.

Malgré tout, le pays a réussi à se démarquer. La mobilisation motivée par la pandémie a fait émerger le potentiel et les bonnes initiatives. En parallèle, les cerveaux marocains se sont attaqués au domaine médical en mettant en place des dispositifs de respiration artificielle, réputés être des produits de très haute technologie.

Plusieurs prototypes ont été lancés, dont certains très sommaires avant de commencer à voir des produits plus réputés. Sircos, Nafas, des produits plus épurés ont fait ensuite leur apparition, portés par des groupes industriels.
In fine, la crise du Covid a permis de démontrer qu’en dépit du manque de ressources, la pugnacité des jeunes a été remarquable.

                                                                               

Essentiellement basée sur les mathématiques

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Selon plusieurs enseignants-chercheurs, l’une des tendances fortes de la recherche actuellement, celle qui attire le plus, est l’intelligence artificielle. Dans la conscience publique, elle est assimilée à l’informatique, or elle est basée essentiellement sur les mathématiques, un domaine dans lequel le Maroc a excellé depuis fort longtemps et qui ne nécessite pas beaucoup d’investissements.

                                                                               

L’impression 3D, premiers pas

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Les esprits ingénieux du pays se sont lancés par exemple dans la fabrication de visières. Des modèles basiques fabriqués avec des feuilles en plastique transparent et du velcro ont fait leur apparition, des schémas ont été partagés sur le web pour ensuite voir des modèles plus perfectionnés faire leur apparition, fabriqués en impression 3D. Un cluster dédié a fait son apparition formé de laboratoires et de chercheurs dans le domaine disposant d’une imprimante 3D. L’idée d’utiliser des masques de plongée pour fabriquer des masques pour respirateurs a été possible avec l’utilisation des imprimantes 3D qui ont permis de fabriquer les raccords. D’autres pièces ont été fabriquées comme des raccords spéciaux pour brancher plusieurs patients sur une même machine, permettant de sauver des vies.

Ali ABJIOU

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