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Economie

Taux débiteurs: L'écart entre TPME et grandes entreprises se resserre

Par Franck FAGNON | Edition N°:5823 Le 13/08/2020 | Partager
Il a diminué de 0,37 point par rapport au 1er trimestre
Cela s'explique par la tarification exceptionnelle des crédits Oxygène
Les ménages ont moins profité de la détente des tarifs entre avril et juin

En l'espace de trois mois, les banques ont accordé 17,5 milliards de DH de crédits de trésorerie à 3,5%, sans compter les prêts approuvés hors Damane Oxygène pour permettre aux entreprises de traverser la crise. Ce niveau de production est inédit sur une période si courte. La tarification est aussi exceptionnelle puisque le plafond de 3,5% intègre la double baisse de 0,75 point du taux directeur en mars et en juin à 1,5%.

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Les banques ont accordé 17,5 milliards de DH de crédits de trésorerie à un taux exceptionnel de 3,5%, ce qui a nettement détendu le coût de financement moyen des TPME au deuxième trimestre (Source: BAM)

Au deuxième trimestre, le taux d'intérêt moyen appliqué aux facilités de trésorerie a baissé de 0,23 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent et de 0,33 point par rapport à la même période en 2019. Les tarifs ont davantage baissé pour les crédits destinés à l'investissement, soit 0,31 point par rapport à janvier-mars et pratiquement 1 point (96 points de base) comparé au 2e trimestre 2019.

La détente a en premier profité aux TPME qui ont emprunté en moyenne à 5,18%, soit 0,65 point moins cher qu'au premier trimestre. La tarification moyenne des prêts accordés aux grandes entreprises a diminué de 0,28 point. L'écart de taux entre les TPME et les grandes entreprises s'est resserré 0,37 point de pourcentage par rapport au premier trimestre.

De façon générale, les taux débiteurs moyens ont baissé de 0,29 point par rapport au 1er trimestre et de 0,40 point comparés à la même période en 2019. Cette détente a peu profité aux particuliers dont le coût d'emprunt moyen a diminué de 0,11 point sur trois mois mais, s'affiche en hausse de 0,19 point par rapport à la même période l'année dernière.

En dehors des crédits Damane, la production des banques accuse le coup dans une conjoncture très incertaine. Le confinement et la baisse de la consommation ont entraîné une baisse de 1,6% de l'encours des crédits dédiés à fin juin sur un an et de 3,6% sur six mois. Les mesures d'urgence sanitaires ont aussi fait plonger les transactions immobilières.

Les banquiers relèvent une reprise de l'activité depuis la sortie du confinement mais, les transactions n'ont pas encore retrouvé leur niveau d'avant crise. Le crédit à l'habitat limite sa progression à 0,2% sur six mois et à 1,8% sur un an. La dégradation des perspectives économiques et de la situation financière des emprunteurs pèsera sur la demande de crédit. Cette situation contaminera aussi les bilans bancaires via les créances en souffrance. Les banques redoutent une flambée des impayés.

Selon les premières estimations de Bank Al-Maghrib, le taux de défaut moyen se détériorerait de 2,3 points en 2020 à 9,9%. Il atteindrait 10,8% en 2021. De quoi pousser les banques à être plus sélectives ou faire grimper la prime de risque. Une augmentation de 1% des créances en souffrance pourrait induire une baisse allant jusqu’à 4% de l'offre de crédit sur une période de deux ans, estiment les économistes de la banque centrale.

F.Fa

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