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Fès-Meknès/Immobilier : Bouchareb veut motiver les promoteurs

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5814 Le 29/07/2020 | Partager
La ministre de l’Habitat en tournée régionale
La facilitation du financement vivement recommandée
La digitalisation des procédures, légalité, CNSS… au menu

NOUZHA Bouchareb veut relancer le secteur immobilier. Pour y parvenir, la ministre de l’Aménagement du Territoire National, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, esquisse avec les promoteurs immobiliers les possibilités de la reprise. 
Un exercice que la responsable gouvernementale initie au niveau des régions, avec une première escale à Meknès. «Je suis venue échanger avec les représentants des organisations professionnelles des secteurs de l’habitat et de l’urbanisme de la région autour du redémarrage post-covid-19 “progressif” et “sécurisé” des chantiers et des programmes», indique d’emblée Bouchareb notant que «son département mobilise plus de 3 milliards de DH pour appuyer les programmes sociaux et de développement au niveau de Fès-Meknès». Son ministère finance ainsi la lutte contre l’habitat insalubre, la mise à niveau urbaine et la valorisation des anciennes médinas.
Notaires, promoteurs, fédérations, syndicats… c'est un parterre de qualité qui a accueilli les propositions de la tutelle pour un redémarrage maîtrisé de l'activité, avec suggestions propres à l'appui. «Cela permettra la relance de toute la machine économique», indique Me Asmae Khaoulani Hassani, présidente du Conseil régional des notaires.
Dans le but d’appuyer l’offre et de stimuler la demande, Khaoulani a proposé cinq axes d’intervention dont l’encouragement de l’investissement dans l’immobilier, la réduction des charges fiscales de l’immobilier, la révision de la loi régissant la VEFA, le financement bancaire, et le développement de la digitalisation de l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie. Pour ce dernier volet, une plateforme d’échange transactionnelle accessible à partir des offices notariaux vient d’être mise en œuvre. Celle-ci permet la numérisation des dépôts des actes, mais le papier et le digital cohabitent encore dans la mesure où l’on procède toujours au dépôt physique après validation par échange électronique. «Nous souhaitons le basculement intégral dans le tout numérique et la digitalisation de l’ensemble du parcours», espère la présidente du Conseil régional des notaires.
De leur côté, les professionnels, eux, insistent sur la logistique financière à déployer pour redéployer l'activité. «Nous recommandons la facilitation d’accès aux prêts bancaires et la révision de l’impôt sur les terrains non construits, qui impacte ce secteur», souligne Mohamed Zakhnini, président de l’association des promoteurs immobiliers de Fès. 
Redémarrage, oui, mais sur des bases plus saines et en se conformant aux lois, martèle Aziz El Fertahi, président de la CGEM Meknès-Ifrane. Allusion faite aux opérateurs qui sont appelés à verser leurs cotisations sociales afin de protéger leurs ouvriers, une des tranches les plus vulnérables de la société et qu'il «faut absolument appuyer». 
Un avis que partage le président de l’union patronale de Meknès-Ifrane pour qui une reprise réussie passe forcément par la régularité, la lutte contre l'informel et le respect des normes de qualité, y compris pour la filière du social». Respect des normes mais aussi de la probité. 
Un des maux qui gangrène le secteur, l'octroi des autorisations, et notamment le permis d'habiter, ne devrait pas être mis entre les mains des collectivités territoriales (communes, mairies...) qui en font, pour certaines, un outil de pression politique, suggèrent les professionnels. «Les temps étant durs, il faut opter pour la simplification des procédures et la bonne gestion des deniers publics», conclut El Fertahi.

Inciter à l'investissement locatif

Les notaires proposent de faire de la pierre un placement incontournable par l’adoption d’une loi incitative à l’investissement locatif, afin de soutenir la promotion immobilière à l’instar de la loi Pinel  en France. Le principe de base de cette loi est simple: en achetant un appartement neuf et en le mettant en location sur une durée déterminée on profite d’une réduction d’impôts qui augmente avec la durée de mise en location de l’appartement. Il s’agit donc d’une loi qui permet de réduire les impôts, de constituer un  patrimoine et de compléter les revenus. Le marché de la location pourrait certainement booster le secteur de l’immobilier. Pour ce qui est des charges fiscales, la présidente du Conseil régional des notaires a salué les mesures qui ont été prises par la loi de finances rectificative et principalement la réduction et l’exonération des droits d’enregistrement ainsi que la suspension du référentiel des prix de l’immobilier. «Nous espérons enfin qu’à travers la loi de finances 2021, d’autres mesures encourageantes à l’investissement à titre d’exemple comme la réduction des droits d’enregistrement pour tous les projets d’investissement commercial, professionnel et industriel, et la révision du taux de la TVA, la taxe professionnelle ainsi que les droits de la conservation foncière», conclut-elle.

 

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