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Dossier Spécial

Vacances d’Eté: L’incroyable aventure d’Immouzzer à Sefrou

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5811 Le 24/07/2020 | Partager

La région Fès-Meknès est prête à recevoir ses touristes. Les propriétaires d’hôtels, riads, gîtes, et résidences touristiques ont ainsi préparé leurs offres «espérant recevoir une clientèle marocaine qui viendrait découvrir la région et appuyer le tourisme national». C’est en tout cas l’ambition des professionnels de la région. «Quoique les touristes nationaux ne représentent, à Fès, que 6% de parts de marché en période normale», remarque Aziz Lebbar, président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Fès. Décryptage.

                                                                   

■ Riads, hôtels, gîtes… des cartes bien pensées

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Plusieurs établissements d’hébergement touristique, res­taurants, riads, et autres ont revu leurs tarifs pour amorcer la reprise. D’autres, par manque de visibilité, préfèrent rester fermés. «Nous savons tous que Fès est peu fréquentée en été. Une réouverture d’hôtel est sine qua none de charges fixes (salaires, eau, électricité et impôts) qu’on ne pour­rait éviter surtout en l’absence d’un appui gouvernemen­tal tangible… Donc, je préfère attendre encore quelques semaines», confie un gros opérateur de la place. Ses hôtels restent ainsi fermés jusqu’à nouvel ordre. D’autres ne sont pas du même avis. Sur booking.com, le Fès Marriott hôtel Jnan Palace, à titre d’exemple, commercialise ses chambres doubles à 893DH (+79,20 DH de taxes et frais). L’établis­sement 5 étoiles veut ainsi amorcer la relance et recevoir ses premiers clients après une longue période de confine­ment. A noter que le personnel du Marriott a instauré des mesures sanitaires très strictes afin de garantir un séjour en toute quiétude pour ses visiteurs. Il en est de même pour l’Ibis de Fès et le Sah­rai qui proposent la double respective­ment à 400DH TTC et 2200DH. A noter que l’hôtel Sahrai a concocté une offre en partenariat avec un hôtel de Casablan­ca. Ce produit est un appel à visiter la métropole et le ber­ceau de la civilisation. Ici, les riads de la médina réadaptent également leurs offres. Une nuit au Palais d’hôtes Suites et Spa de Fès est proposée à 800DH. Les chambres de riad El Amine se vendent, quant à elles, à 1.100 DH. «Nous avons opéré des réductions allant de 20 à 30% et nous resterons très flexibles», révèle un propriétaire d’une maison d’hôtes.

                                                                   

■ Découvrir les mille et une nuits de Fès

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Les professionnels du tourisme mettent les bouchées doubles pour donner une bonne image de leur destination, réanimer une activité «dramatiquement touchée par le Covid-19, et profiter de l’appui promotionnel». La priorité étant de préserver les emplois. «La partici­pation de tous les professionnels du tourisme de la région est très im­portante. Elle consiste notamment, pour les hôteliers (hôtels et maisons d’hôtes) à proposer leurs meilleurs tarifs, suffisamment attractifs pour la clientèle nationale, y compris pour les offres annexes, Spa, soins, cours de cuisine…)», indique Yassir Jawhar, président délégué du CRT de Fès. Et d’ajouter: «nous avons sollicité les agents de voyages pour offrir des packages incluant nuitées et autres services, des offres ther­malisme, et des excursions dans l’arrière-pays ou dans les villes voi­sines». Résultat de ces efforts: des nuitées allant de 150 DH en gîtes, à Imouzzer et Sefrou, à 900 DH en hôtels de charme, sont proposées. «Nous convions les Marocains à ve­nir découvrir les mille et une nuits de Fès, sa gastronomie, son histoire et son arrière-pays époustouflant», invite Jawhar.
La région Fès-Meknès est prête à recevoir ses touristes. Les propriétaires d’hôtels, riads, gîtes, et résidences touristiques ont ainsi préparé leurs offres «espérant recevoir une clientèle marocaine qui viendrait découvrir la région et appuyer le tou­risme national». C’est en tout cas l’ambition des professionnels de la région. «Quoique les touristes nationaux ne représentent, à Fès, que 6% de parts de marché en période normale», remarque Aziz Lebbar, président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Fès. Décryptage.

 

                                                                   

 

■ A Ifrane, des hôtels affichent un taux d’occupation de 60%

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Considérée comme une destination touristique de pré­dilection au milieu des montagnes du Moyen Atlas, Ifrane jouit d’un riche potentiel naturel qui en fait une destination de choix pour le tourisme interne. «A peine rouverts, les hôtels Michlifen et Farah Inn réalisent un taux d’occupation de plus de 60%», se réjouit Abdelhamid Mazid, gouverneur de la province d’Ifrane. Selon lui, le secteur du tourisme revêt une importance capitale au niveau de la petite Suisse marocaine. Doté d’une capacité de 6.447 lits dont la moitié est recensée au niveau des établissements hôteliers et le reste au niveau des villages et centres d’estivages, le secteur touris­tique emploie 2.000 personnes à Ifrane. Afin de préserver ces postes, les hôteliers ont revu leurs offres de prix. La nuit au Michlifen Resort & Golf est commercialisée à partir de 2.300 DH. Il faut compter un peu moins de la moitié de ce prix pour l’empreinte d’Ifrane et les Jardins d’Ifrane. Le Farah Inn ou encore la résidence Ifrane Palace sont proposés à moins de 60 euros. Notons qu’il y a des hôtels, gîtes et auberges qui proposent des chambres doubles à 330DH. Dans la petite ville d’Azrou, l’offre de prix en riad démarre à 240DH. A noter qu’il y a également des fermes d’hôtes qui proposent des randonnées «nature et découverte» à des prix très com­pétitifs (500DH pour une famille de 2 adultes et 2 enfants).

                                                                   

■ Moulay Yacoub et Meknès… thermalisme et culture

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Il est clair que la situation actuelle suppose de revoir la vision d’un secteur qui revient à la case départ. Unanimes, les professionnels réclament une feuille de route à même d’assurer une meilleure relance du secteur, bien sûr avec le soutien du ministère du tourisme et de plusieurs autres institutions. Pour eux, il est temps de passer à l’action, ouvrir, travailler et retrouver espoir. Pour aller vite, les opérateurs promettent un produit touristique de qualité, et des prix en­courageants. A Moulay Yacoub, à titre d’exemple, la chambre classique double du Vichy Thermalia Spa hôtel est vendue à 71 euros. La direction de l’éta­blissement propose également des cures thermales inédites et à des prix très compétitifs. Signalons que la clientèle de l’hôtel vient de Rabat, Casablanca et Marrakech. Les fassis, très proches de la petite «Vichy» y viennent surtout pour les produits de la station thermale. A une cinquantaine de kilomètres d’ici, le voyage peut continuer vers Moulay Idriss Zarhoun, les vestiges de Volubilis ou la cité ancestrale de Moulay Ismaïl, Meknès. Ici, la nuit en riad varie entre 440 et 660 DH. Pour leur part, les hôtels emblématiques de la cité Ismaïlienne, Zaki Suites hôtel et Spa et le Transatlantique, sont respectivement proposés à 800 et 1.300 DH (hors taxes et frais). Signalons enfin qu’ici comme un peu partout ailleurs tous les établissements hôteliers, restaurants, spa et autres se sont mis aux normes sa­nitaires Covid-19. «Il faut s’inscrire dans la normalité et travailler dans le respect des mesures imposées par le ministère et les autorités locales», conclut-on.

Youness SAAD ALAMI

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