×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Tourisme: Mini-saison d’été compliquée à Tétouan

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5810 Le 23/07/2020 | Partager
Grâce au retour de la capacité maximale, les hôtels font le plein… jusqu’à fin août
Les établissements confrontés au manque de RH pour assurer la sécurité sanitaire
Pas d’animation, pas de frontières ouvertes pour Sebta… l’animation en rade

Covid ou pas, le nord, principalement la côte tétouanaise continue de souffrir de la saisonnalité. L’épidémie a encore plus compliqué cette situation, retardant ainsi le démarrage de la saison estivale dans une des régions les plus prisées par les touristes nationaux.

tourisme-tetoouan-010.jpg
La saisonnalité handicape grandement la destination avec moins de deux mois exploitables par an, ce qui complique la gestion des établissements hôteliers et entrave leur rentabilité (Ph. Adam)

Pour l’heure, et depuis l’annonce du rétablissement de la capacité totale des hôtels, les opérateurs soufflent un peu, mais restent tout de même sur leurs gardes, car le répit sera de courte durée. «Les réservations, qui se poursuivent jusqu’à fin août, permettront aux établissements de se renflouer financièrement, mais au-delà de cette période, plus aucune visibilité», indique Rkia Alaoui, présidente du CRT de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Elle intervenait en sa qualité de directrice générale de l’hôtel Marina Smir lors d’une conférence sur la saisonnalité organisée au Banyan Tree Tamouda Bay, la semaine dernière. 

Le retour à une capacité maximale donnera un coup de fouet aux trésoreries des hôtels afin de leur permettre d’absorber les emplois saisonniers, en plus de la masse salariale. En effet, cet été, encore plus qu’avant, les opérateurs sont obligés de faire appel à du renfort de main d’œuvre pour faire face aux besoins accrus en matière de nettoyage et de désinfection, selon les mesures sanitaires obligatoires en vigueur. «Alors qu’une seule femme de chambre pouvait traiter cinq à six chambres par shift, elle ne peut en prendre en charge que la moitié à cause des mesures spéciales dues à la pandémie», indiquent des hôteliers.

Ce recours supplémentaire aux ressources humaines pose un problème majeur, car la région n’est pas à proprement parler un important bassin d’emploi. Une grande partie de ces postes sont aujourd’hui occupés par des personnes en provenance d’autres régions qui ne sont pas forcément rompues aux pratiques hôtelières ni aux désidératas de chaque établissement. Certains d’entre eux sont obligés de remercier, puis de re-recruter, des mêmes personnes pour assurer la saison estivale.

«Le problème se pose avec acuité pour les chefs de cuisine qui ont de grandes difficultés à maintenir un niveau de qualité avec des équipes qui changent à chaque saison», assure pour sa part Adnane Afquir, directeur de l’Institut supérieur international du tourisme de Tanger, ISIT.

L’autre préoccupation pour cette région qui manque encore cruellement d’animation, c’est la fermeture des frontières, selon Jalila El Ofir, directrice commerciale du Banyan Tree. «La plupart des touristes nationaux profitaient de leur séjour pour aller faire du shopping à Sebta, ou passer un weekend sur la costa del sol, en Espagne, et revenir», indique-t-elle.

Même s’il figure parmi les plus beaux sites balnéaires du Maroc, le nord doit réviser sa copie pour allonger sa saisonnalité et offrir des produits touristiques et une animation dignes du site. Auquel cas, sans prise de conscience globale, la région replongera dans son confinement naturel.

Quelques chiffres

  • 1 million de visiteurs, soit 7 % du total des touristes du Maroc
  • 2 millions de nuitées, selon le CRT dont 14% issue de l’hôtellerie de luxe
  • 54% proviennent de la clientèle nationale
  • 65% de taux d’occupation pendant la haute saison

                                                                                                

La culture, une voie royale pour rallonger la saison

L’UNE des pistes pour rallonger la saison est la culture. Tétouan dispose en effet d’un trésor, sa médina, un véritable musée à ciel ouvert. Elle est classée patrimoine de l’Unesco avec plusieurs siècles d’histoire que l’on peut apercevoir à chaque coin de rue. Sa visite est possible toute l’année, même en été quand ses ruelles offrent un refuge de la chaleur estivale.
Elle est actuellement en train de subir une opération de ‘lifting’ qui lui permettra de retrouver son surnom de «blanche colombe» (Paloma blanca).
En matière d’excursions, Tétouan n’est pas mal lotie avec des possibilités de formules d’un jour vers Chefchaouen et Larache, l’un des joyaux de la région avec le site historique de Lixus. Le tourisme golfique est aussi une option sérieuse avec un golf situé en pleine côte et trois autres parcours de qualité internationale à Tanger et à Larache. 

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc