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Economie

Relance économique Les leçons de la pandémie selon El Othmani

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5810 Le 23/07/2020 | Partager
Urgence de la diversification du tissu productif et l’appui aux secteurs émergents
La refonte des chaînes de production, décisive pour garantir l’autosuffisance dans les domaines d’importance vitale
Révision des relations avec les partenaires internationaux pour améliorer le positionnement sur les chaînes de valeur
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En plus des mesures pour favoriser la relance économique, Saâdeddine El Othmani a insisté sur l’importance d’accélérer la mise en œuvre de certains chantiers comme l’implémentation de la charte de déconcentration, de la nouvelle génération des CRI, la réforme du système de partenariat public-privé, ainsi que la refonte de la politique foncière  (Ph. Bziouat)

«Nous ne sommes pas encore sortis de la crise. Nous avons besoin, aujourd’hui plus que jamais, de maintenir la vigilance et la mobilisation collective». Intervenant à la Chambre des conseillers dans le cadre de la séance mensuelle des questions des politiques publiques, Saâdeddine El Othmani a déploré le relâchement constaté depuis quelques semaines.

Le respect des mesures de prévention est décisif pour favoriser une sortie de crise sans heurts. Interpellé par les députés sur le plan d’action pour accélérer la relance des secteurs d’activité, le chef du gouvernement a estimé que «l’économie nationale a fait preuve de résilience, en comparaison avec d’autres Etats».

Pour lui, il est important de «tirer les leçons de cette crise», afin d’assurer la réussite du programme de relance. Par exemple, l’une des principales conclusions de cette période reste «la fragilité des économies face à ce type d’événements. Ce qui impose une refonte des chaînes de production, afin de garantir l’autosuffisance du pays dans certains domaines d’importance vitale». Aujourd’hui, les transformations liées à la Covid-19 exigent du gouvernement de nouvelles réponses. D’où «l’importance des efforts en cours pour l’adaptation des interventions des pouvoirs publics aux particularités de cette crise et de ses répercussions».

Dans le domaine économique, «le monde entier est encore en train d’évaluer les effets négatifs de cette pandémie et de tirer les leçons de cette période». Au Maroc, «la vision pour faire face aux effets de la pandémie, à court et moyen terme, vise essentiellement à consolider les capacités de l’économie nationale, à renforcer sa compétitivité et à encourager l’investissement», a souligné El Othmani. A long terme, «les conclusions tirées de cette crise devront être prises en compte dans l’élaboration du nouveau modèle de développement», a-t-il affirmé.

L’une des principales leçons de cette crise est liée à la nécessité de renforcer davantage la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs. Cela devra passer, selon le chef du gouvernement, par «la diversification du tissu productif et l’appui aux secteurs émergents». Il a insisté sur les efforts en cours pour donner un coup de fouet à la mise en œuvre du Plan d’accélération industrielle, qui devra permettre une transformation structurelle de l’économie nationale, en misant sur des secteurs à forte valeur ajoutée.

Parallèlement, le gouvernement se penche actuellement sur la révision des approches en matière de relations économiques avec les partenaires internationaux. L’idée est d’assurer un meilleur positionnement dans la nouvelle répartition des chaînes de valeur mondiales.

Parallèlement, le gouvernement compte également accélérer la mise en œuvre de certains chantiers très attendus. El Othmani a cité notamment l’implémentation de la charte de déconcentration, de la nouvelle génération des CRI, la réforme du système de partenariat public-privé, ainsi que la refonte de la politique foncière.

Cela devra s’accompagner d’autres mesures, visant l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de renforcer l’attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs. El Othmani a rappelé la tenue de la réunion de la Commission des investissements, le 24 juin dernier, ayant approuvé des conventions d’une valeur de 23,38 milliards de DH.

M.A.M.

 

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