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Culture

Des artistes révèlent leur intimité face à la crise du Covid

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5805 Le 16/07/2020 | Partager
Une exposition collective à la galerie L’Atelier 21
Des univers, des pratiques, des visions différentes, mais un seul point commun: la résilience
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Dans son œuvre «Ligne de vie», Najia Mehadji rend hommage aux soignants qui luttent courageusement contre la mort pendant cette pandémie. Elle dresse un parallèle entre eux et les artistes: «nous soignons à notre manière et sommes porteurs d’espoir» (Ph. L’Atelier 21)

Ce ne sont pas moins de 27 artistes marocains qui ont accepté de dévoiler une part intime de leur vie au regard du public. «L’art pour l’espoir», une exposition collective,  à voir sur les cimaises de la galerie casablancaise,  L’Atelier 21 jusqu’au 15 août 2020.

Un  thème intimement lié à la crise sanitaire qui vampirise l’actualité depuis le mois de février. Partant de la citation de Nietzsche dans «Crépuscule des idoles» et depuis devenue adage populaire synonyme de résilience, comme autant de messages de force et d’espoirs, les artistes aux parcours, expressions et univers différents disent cette transcendance  du réel, chacun et chacune étant libre d’en saisir et d’en exprimer la teneur comme il ou elle le sent.

«L’art n’a jamais été aussi nécessaire. Il n’a jamais été aussi salvateur. Nous ne pouvions proposer une exposition collective sans tenir compte de la pandémie à laquelle fait face le monde. Cet ennemi invisible qui tue peut, dans une logique d’autodépassement, nous élever aussi face à l’adversité. C’est ce message de force, d’espoir…», précisent les promoteurs de l’exposition. 

Mohamed Abouelouakar, Saïd Afifi, Mo Baala, Fouad Bellamine, Saâd Ben Cheffaj, M’Barek Bouhchichi, Mustapha Boujemaoui, Mounat Charrat, Larbi Cherkaoui, Mohamed El Baz, Bouchta El Hayani, Nabil El Makhloufi, Safaa Erruas, Mohamed Fariji, Hassan Hajjaj, Majida Khattari, Fouad Maazouz, Najia Mehadji, Mohamed Melehi, Houssein Miloudi, Lamia Naji, Mohamed Qannibou, Mehdi Qotbi, Abdelkébir Rabi’, Zakaria Ramhani, Yamou et Fatiha Zemmouri, se sont donc prêtés au jeu.

Bouhchichi fait état d’une sorte de justice sociale face au confinement  face  à une précarité qui, «loin d’être le triste apanage de franges vues comme marginales, s’est étendue à tous les hommes. Sans exception ». Mohamed El Baz lui, a choisi de s’exprimer à travers une chanson d’Oum Keltoum, «Fakarouni», retranscrite sur un miroir, comme une invitation au spectateur à constater ce qu’est devenu ce monde qui l’abrite: «Un reflet qui nous rappelle à notre propension à adoucir nos cœurs et à y insuffler l’espérance délaissée».

C’est avec «Mi mundo», (mon monde), que l’artiste Safae Erruas retranscrit les bouleversements qui bousculent nos quotidiens. Un monde volontairement fracturé, tout en étant extraordinairement lié, uni par la même expérience humaine, les mêmes incertitudes, quand Abdelkbir Rabii, toujours habité par son mysticisme déclare: «Avec foi et espérance je surmonterai tout embarras. Le moment venu, je m’attellerai à mon labeur et le cœur léger, j’attendrai le lever du jour en m’en remettant à la grâce divine».

A.Bo

 

 

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