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Economie

La résilience du monde agricole face à la crise Covid

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5804 Le 15/07/2020 | Partager
Le PIB n’a reculé que de 5%, selon Akhannouch
Premiers résultats prometteurs pour les agrumes, les olives et les arbres fruitiers
Poursuite de la stratégie nouvelle génération verte pour les palmiers

Plus les élections législatives approchent, plus les tensions entre les composantes de la majorité sont exacerbées. Les partis se projettent déjà dans le calendrier de 2021 et la moindre occasion est exploitée pour lancer les hostilités contre l’adversaire même s’il est membre de la majorité. C’est le cas d’un député du PJD qui s’en est pris à Aziz Akhannouch lundi lors des questions orales de la Chambre des représentants.

Pour le député islamiste, le gouvernement a englouti 110 milliards de DH d’investissements sur 10 ans dans le Plan Maroc vert sans que le Parlement ne puisse en réaliser une évaluation, en raison de l’absence de documents et de données chiffrées. Le ministre a rejeté ces accusations, préférant se cantonner à la présentation des résultats de son département et particulièrement la résilience de l’agriculture face à la situation exceptionnelle créée par la pandémie.

■ Baisse du PIB agricole de 5%
Le secteur agricole a mieux résisté à la crise, avec un recul du PIB agricole de 5%. Et cela, en dépit de la pandémie et 2 années successives de sécheresse, a souligné Aziz Akhannouch. Le ministre de l’Agriculture a comparé le contexte d’aujourd’hui avec des périodes de sécheresse passées. Ainsi, pour la saison 1994-95, le taux de croissance avait baissé de 41%, de 1996-97 de 21% et en 2006-07, le repli a été de 20%.

■ Dessalement de l’eau de mer

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Le ministre a évoqué sans donner davantage de détails sur «la première grande expérience marocaine de dessalement de l’eau de mer lancée par SM le Roi». Elle permettra de donner suffisamment d’eau pour l’irrigation dans la région de Chtouka Aït Baha. Une autre expérience similaire en cours de réalisation, concerne la région de Dakhla. Par ailleurs, Aziz Akhannouch a reconnu le manque d’eau dans le Souss, El Haouz et Doukkala. Dans certaines zones, l’irrigation a été arrêtée à cause de l’épuisement des ressources hydriques. Dans la région de Beni Mellal, l’irrigation a été accordée pour sauver les arbres fruitiers, a-t-il noté.

■ Plantation de 5 millions de palmiers dattiers bientôt

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Pour le ministre, en dépit des impacts de la pandémie, le ministère de l’Agriculture a procédé au boisement de 39.000 hectares en arbres. Cette même année, le programme consistant à planter 3 millions de palmiers dattiers est achevé. Avec la stratégie de la nouvelle génération verte, le ministère d’Agriculture compte reconduire cette opération, avec cette fois-ci la plantation de 5 millions de palmiers dattiers.

■ Records des betteraves à sucre dans le Gharb
 Le ministre a également abordé les cultures sucrières dans la région du Gharb où la production des betteraves a atteint 1,2 million de tonnes. «C’est une première jamais atteinte depuis l’introduction de cette culture dans la région au début des années soixante. Au niveau de la rentabilité, nous sommes arrivé à 140 tonnes l’hectare», précise-t-il. Même chose pour la canne à sucre et le riz. Le résultat se traduit sur l’amélioration des revenus des agriculteurs qui atteignent jusqu’à 35.000 DH pour les betteraves et 33.000 DH pour le riz. Le ministre explique ces performances par les investissements consentis, les grands choix en matière d’eau d’irrigation et des efforts dans le domaine des semences et l’amélioration des intrants de la production.

■ Ceux qui ont travaillé sans relâche
Le ministre est revenu sur le personnel qui a travaillé sans relâche dans l’agriculture et dans la pêche durant la période de l’état d’urgence sanitaire. «Vous imaginez s’ils étaient restés chez eux sans travailler, les Marocains  n’auraient trouvé rien à manger», s’est-il interrogé. Dans le monde entier, ces catégories de la population ont travaillé durant l’état d’urgence sanitaire. Et de citer un grand nombre de pêcheurs à Dakhla et à Laâyoune qui ont pu gagner entre 4 à 5.000 DH par mois, voire 10.000 DH au lieu de rester à la maison attendre l’indemnité de 2.000 DH par mois de la CNSS, a-t-il ajouté.

■ Filière viande: Des craintes sur les prix pour rien
Au début de l’état d’urgence et la fermeture des marchés hebdomadaires, Aziz Akhannouch avait des craintes sur les prix de la filière viande. Mais le suivi du ministère de l’Intérieur et celui de l’Agriculture a permis de rétablir les choses et rouvrir plusieurs souks. Les prix des troupeaux ont enregistré une stabilité. Cela a été appuyé par le programme de distribution de l’orge subventionné. Ainsi, ont pu être distribués 80% des tranches 1 et 2 avec plus de 2,1 millions de quintaux.

■ Un Aïd Al Adha sous surveillance sanitaire

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Selon le ministre, tous les marchés sont ouverts pour la vente du bétail. Un guide sera distribué pour faire connaître toutes les mesures préventives à respecter, à savoir la désinfection, le respect de la distanciation physique et le port des masques. En coordination avec le ministère de l’Intérieur, d’autres marchés sont en train d’être aménagés dans les villes pour la vente du bétail, et ce dans le respect des mesures sanitaires.

                                                                             

■ Les indicateurs des agrumes et des olives  prometteurs

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Des efforts ont été accomplis en matière de cultures printanières, au point que l’objectif tracé a été dépassé (114%). Aujourd’hui, le ministère est concentré sur les cultures d’été où il est à plus de 25% de l’objectif. «Ce qui va nous permettre de couvrir les besoins nationaux et d’exportation jusqu’à fin décembre. Les premiers indicateurs des résultats des agrumes, des olives et des arbres fruitiers sont prometteurs. Je ne peux pas donner aujourd’hui des prévisions précises. Mais en septembre prochain, nous aurons les données complètes», dit-il.

M.C.
 

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