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Economie

Investissement: Les entreprises publiques au régime

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5800 Le 09/07/2020 | Partager
Baisse de 28,3% pour les établissements publics
L’investissement du budget général échappe à cette cure
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L’investissement subit les effets de la crise: 182 milliards de DH contre 198 milliards prévus initialement

L’investissement sera retouché. L’enveloppe globale est fixée à 182 milliards de DH dans le projet de loi de finances rectificative contre 198 milliards prévus initialement. La réduction touchera les entreprises et établissements publics pour lesquels le montant global sera de 72,5 milliards de DH contre 101,1 milliards prévus dans la loi des finances, soit un recul de 28,3%.

Le gouvernement qui préfère parler de réaffectation des dépenses d’investissement aux priorités stratégiques compte également réduire l’investissement des collectivités territoriales de 23%. Il ne dépasserait pas 15 milliards de DH. Seul le budget général échappera à la coupe puisqu’il bénéficiera de 17,1 milliards de DH de plus, soit un montant global de 94,4 milliards.

Ici, la priorité est accordée à la consolidation des projets déjà engagés notamment ceux qui ont fait l’objet de conventions signées devant le Souverain ainsi que ceux bénéficiant de financements extérieurs. Le tout en privilégiant les projets réalisés par les entreprises marocaines et utilisant les matériaux locaux.

D’ailleurs, même pour les exercices 2021 à 2023, le chef du gouvernement a appelé les différents départements à actualiser leurs programmes en tenant compte de ces directives. Ce qui répond en partie au souhait du patronat qui s’accroche à la préférence nationale.

Le projet de loi de finances consacre le principe d’opérationnalisation des mécanismes de préférence nationale. C’est le cas notamment des montants des offres  relatives aux marchés de travaux et des études présentées par les entreprises étrangères qui seront majorés d'un pourcentage ne dépassant pas 15% aux fins de comparaison avec les offres présentées par les entreprises locales (article 155 du décret n°2-12-349 du 20 mars 2013 relatif aux marchés publics).

  La nouvelle programmation prévue dans le projet de loi de finances rectificative, présenté hier mercredi 8 juillet au Parlement par le ministre des Finances, tiendra compte de la conjoncture difficile  marquée par la sécheresse. Sur la liste figurent notamment les actions pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la population située dans les bassins hydrauliques qui connaissent un stress hydrique. Viennent ensuite le lancement d’un 3e programme de lutte contre les effets de la sécheresse en particulier la protection et la sauvegarde du cheptel et l’ajustement des crédits de paiement nécessaires aux opérations de consolidation des projets en cours d’exécution.

Le redéploiement des crédits entre crédits de paiement et d’engagement pour certains projets sans en impacter l’exécution normale est également prévu. Le gouvernement maintiendra les crédits en faveur de l’expropriation visant l’assainissement de l’assiette foncière et l’exécution des décisions judiciaires.

Khadija MASMOUDI

 

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