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Economie

Damane Oxygène se pose en moteur du crédit bancaire

Par Franck FAGNON | Edition N°:5795 Le 02/07/2020 | Partager
La hausse est dynamisée par les crédits de trésorerie
Le marché des particuliers et MRE est quasiment à l’arrêt
Les créances en souffrance en hausse de 8,9%

Les centres d’affaires des banques tournent à plein régime depuis début avril. L’activité dans le secteur reste focalisée sur l’accom­pagnement des entreprises depuis le déclenchement de la pandémie du co­ronavirus. Au 12 juin, plus de 29.000 sociétés ont bénéficié de report des échéances de crédit et 13,8 milliards de DH de découverts (Damane Oxy­gène) ont été approuvés.

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Conjoncture oblige, le crédit de trésorerie est le produit le plus dynamique dans le portefeuille des banques. L’encours des prêts aux sociétés non financières privées a augmenté de 17,6% sur un an et 9,4% sur cinq mois

Conjoncture oblige, le crédit de trésorerie est le produit le plus dynamique dans le portefeuille des banques. L’encours des prêts aux sociétés non financières privées a augmenté de 17,6% sur un an et 9,4% sur cinq mois. Une grande partie de ces facilités a été accordée à un taux maximal de 4%.

Les chefs d’entreprises sont au­jourd’hui concentrés sur la sauve­garde de l’exploitation. Peu d’entre eux ont la possibilité de se projeter au-delà de quelques mois, les incer­titudes sur l’issue de la crise étant encore nombreuses. Néanmoins, les crédits d’investissement marquent une hausse de 9,2% sur un an et de 2,9% depuis le début de l’année. Ils sont même bien plus dynamiques comparés à l’année dernière.

Le marché des particuliers et des MRE, lui, est quasiment à l’arrêt avec une petite hausse de 0,1% de l’encours depuis janvier. Sur un an, il progresse de 2,1% contre 5,7% à la même période l’année dernière. La crise pousse les ménages à revoir leurs priorités, ce qui affecte leur consommation (-2,9% sur cinq mois et -0,6% sur un an). Les mesures d’ur­gence sanitaire pour ralentir la propa­gation du virus ne sont pas aussi favo­rables à une hausse de la propension à consommer.

Par ailleurs, les ménages gèlent, voire annulent leurs décisions d’investissement. Le rythme de pro­gression de l’encours du crédit à l’ha­bitat a significativement ralenti pour s’établir à 1,2% sur un an et -0,3% sur cinq mois. Il faudra surveiller le com­portement des transactions immobi­lières après la réouverture de l’éco­nomie. Toute la chaîne était à l’arrêt durant le confinement, relèvent les professionnels.

A fin mai, l’encours du crédit ban­caire s’est inscrit en hausse de 6,5% sur un an et de 1% depuis le début de l’année. Ce tableau intègre une dégra­dation de 8,9% (5,5% sur cinq mois) des créances en souffrance. Le por­tefeuille des ménages a le plus subi les affres de la conjoncture avec une hausse de 14% des impayés sur un an et 9,9% depuis le début de l’année à 32 milliards de DH. Du côté des en­treprises, les créances en souffrance se sont accrues de 5,8% sur un an et 2,3% sur cinq mois pour s’établir à 41 milliards de DH.

F.Fa

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