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Société

L’Unesco accélère ses chantiers au Maroc

Par Ghizlaine BADRI | Edition N°:5793 Le 30/06/2020 | Partager
Enseignement à distance accessible pour tous
Facts, une large campagne médiatique pour la promotion des médias libres et indépendants

Après le stand-by imposé par la pandémie et le gel de certaines de ces activités dans le monde, l’Unesco accélère la mise en place de ces projets continentaux au Maroc, en Algérie et en Tunisie. «Les actions mises en œuvre au Maroc, et plus généralement au Maghreb, sont de différents ordres. Nous travaillons en coordination avec les différents ministères de l’Éducation des pays de la région afin d’assurer un enseignement à distance accessible pour tous et ce à travers différentes plateformes», explique Firmin Edouard Firmin Matoko sous Directeur Général Priorité Afrique et Relations Extérieures de l’Unesco.

L’organisme onusien est en train de mettre en place des mesures garantissant que les élèves, notamment ceux qui ont des besoins spécifiques ou issus de familles à faibles revenus, aient accès à des solutions d’apprentissage à distance. Dans le cadre de son engagement pour l’autonomisation de la jeunesse et en réponse à la crise mondiale actuelle, le Bureau de l’Unesco pour le Maghreb a également lancé, en partenariat avec l’Association Initiatives Citoyennes (AIC) au Royaume du Maroc, SIDRA en Algérie, Nefzawa Tunisie, et Radio Monte Carlo Doualiya, l’initiative «La Jeunesse du Maghreb en Action pour relever les défis liés au Covid-19» dont la mission est de recueillir les idées des jeunes Maghrébins, face à la crise, notamment en matière d’éducation à distance, d’accès à l’information et de lutte contre la désinformation, de promotion des droits humains et d’égalité des genres en période de crise, d’accès à la culture et aux sciences humaines. L’Algérie a tracé un «plan d’urgence» pour assurer la continuité pédagogique durant la période de confinement et a élaboré en coordination avec le ministère de la Communication des modèles de cours.

En Tunisie, une chaîne TV éducative a été lancée pour assurer l’éducation à distance surtout pour les élèves concernés par les examens nationaux», poursuit Matoko qui précise que le rôle de la coopération scientifique internationale et le renforcement de l’investissement dans les sciences a été crucial.

En effet, pour profiter de l’essor des nouvelles technologies et appuyer les efforts déployés dans les pays du Maghreb, un accord-cadre tripartite a été signé le 4 mai dernier entre Golda El-Khoury, Directrice du Bureau de l’Unesco à Rabat, représentante auprès du Royaume du Maroc, de l’Algérie, de la Libye, de la Mauritanie et de la Tunisie, Noureddine Maana, Directeur de l’École Hassania des Travaux Publics (EHTP) et Pr. Ahmedou Haouba, Président de l’Université de Nouakchott Al Aasriya.

L’objectif est de mutualiser les efforts afin de lancer des projets liés à la recherche scientifique, aux nouvelles technologies et innovation, au renforcement des capacités du personnel enseignant, administratif et des étudiants, à la certification et la formation continue et la mobilité des étudiants, des professeurs et des personnels administratifs. Les signataires œuvreront de pair pour élargir l’assiette de cette coopération à d’autres partenaires nationaux et internationaux pouvant contribuer à l’atteinte des objectifs escomptés. Cet accord sera suivi par des conventions thématiques liées à des programmes et initiatives spécifiques.

L’OCP et L’UM6P imaginent l’avenir de l’Afrique

En plus de ces actions, l’Unesco a lancé un projet continental de grande envergure avec la fondation OCP et l’UM6P de Benguerir dont l’intitulé «Imaginer l’avenir de l’Afrique»,  vise à former les jeunes africains à repenser les stratégies de développement de leurs pays en utilisant des outils de prospective du futur. Un chantier dont l’objectif est de susciter l’innovation et la créativité nécessaires pour que les Africains se saisissent des transformations sociales, des menaces et des occasions positives qui les entourent et puissent, ainsi, faire des choix idoines concernant leur destin commun.

                                                                                            

«Désinfodémie»!

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A l’occasion de la Journée mondiale pour la liberté de la presse, le Bureau pour le Maghreb a partagé avec les médias marocains, algériens et tunisiens la campagne médiatique mondiale de l’Unesco intitulée «Facts» qui a été lancée le 3 mai pour mettre en lumière le rôle des médias libres et indépendants dans ce contexte épidémique. Un exercice difficile alors que le monde est secoué de fausses rumeurs, et que l’Unesco surnomme une dangereuse «désinfodémie».

Le plus grave n’étant pas seulement le niveau de fausseté, mais aussi la combinaison de l’information avec un contenu émotionnel et le fait qu’elle soit diffusée par des acteurs influents. Toutefois, les statistiques permettant de suivre les tendances sur l’ampleur et la propagation de la désinfodémie sont rares. Mais certains chiffres indiquent une ampleur massive peut-on lire sur le site de l’Unesco.

Sur la base d’une analyse par apprentissage automatique de 112 millions de publications sur les médias sociaux publics, en 64 langues, liés à la pandémie de COVID-19, des chercheurs de la Fondation Bruno Kessler ont découvert que 40% des messages provenaient de sources peu fiables
Une autre étude utilisant des techniques d’apprentissage automatique, réalisée par l’Observatoire de l’infodémie Covid-19 de la Fondation, a révélé que près de 42% des plus de 178 millions de tweets liés au Covid-19 étaient produits par des robots, et que 40% étaient «peu fiables».
En mars, environ 40 millions de publications problématiques liés au COVID-19 sur Facebook ont été identifiées (et ont fait l’objet d’avertissements), d’après la compagnie. «Des centaines de milliers d’éléments de mésinformation sur le virus, pouvant conduire à des dommages physiques imminents », ont également été supprimés, a-t-elle ajouté.
Environ 19 millions de tweets sur près de 50 millions (soit 38%) liés au COVID-19 analysés au moyen de l’intelligence artificielle par Blackbird.AI ont été considérés comme des «contenus manipulés».
Newsguard a identifié 191 sites web en Europe et en Amérique du Nord qui ont publié de fausses informations sur le virus
L’Alliance CoronaVirusFacts a découvert - et réfuté - plus de 3.500 informations fausses ou trompeuses, dans plus de 70 pays et dans plus de 40 langues.

Ghizlaine BADRI

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