×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Marhaba: Les craintes d’une annulation se confirment

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5789 Le 24/06/2020 | Partager
Bourita l’a certifié lundi au Parlement
Les conditions actuelles ne s’y prêtent pas
Les Espagnols soulagés par la décision

Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères, a laissé peu de marge au doute: Marhaba, telle qu’on la connaî, n’aura pas lieu. Le diplomate en chef s’exprimait lundi lors de la séance orale hebdomadaire à la Chambre des représentants dans une intervention très attendue.

marhaba-089.jpg
L’opération Marhaba telle qu’on la connaît n’aura pas lieu. Trop d’inconnues, trop de risques, trop de contraintes… En revanche, tout le monde attend la réouverture des frontières…  (Ph. Adam)

«L’opération Marhaba dans sa forme habituelle telle qu’organisée chaque année n’est plus possible car ses préparatifs qui normalement débutent en avril n’ont pas pu se tenir», révélait le ministre, une manière diplomatique de dire que l’opération est purement et simplement annulée. En effet, en avril, les frontières des pays partenaires étaient encore fermées et les habituelles réunions de coordination n’ont pu se tenir.

«Marhaba est une opération lourde avec de longs préparatifs qui doivent être lancés dès avril pour pouvoir espérer démarrer le 15 juin», explique le ministre. Vu que ces délais ont été largement débordés, il devient évident que Marhaba ne peut avoir lieu dans sa forme habituelle.

Ce qui n’empêche pas que tout Marocain voulant rentrer au bercail pourra le faire, note le ministre des Affaires étrangères mais sous conditions, draconiennes pour certaines. La première est l’ouverture des frontières terrestres et aériennes du Maroc, et pour laquelle il n’y a que peu de visibilité pour l’instant.

Ensuite, il faudrait que les pays de transit, France et Espagne, entre autres, puissent prendre leurs dispositions pour garantir ce passage, en mettant en place des dispositifs dédiés, ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour. En plus, il y a lieu de prendre en considération la situation de la pandémie au niveau international et national avec le risque d’une deuxième vague.

Pour corser le tout, les visiteurs devront se conformer au protocole sanitaire marocain tel qu’il a été appliqué aux Marocains rapatriés. Ce dernier prévoit que tout visiteur doit respecter une quarantaine de neuf jours au minimum et deux tests PCR. S’il est maintenu, le protocole ne pourra que forcément affecter l’opération de retour, note le ministre.

Donc, si la situation de la pandémie ne s’améliore pas au niveau national et mondial et si le protocole sanitaire est maintenu, il y a peu de chances que les visiteurs se pressent au portillon pour visiter le Maroc, même parmi les MRE. Autre élément à prendre en considération, la situation économique dans les pays d’accueil européens qui pourrait ne pas encourager les MRE à passer leurs vacances au Maroc, comme lors de la crise de 2008 et à encourager par contre les retours définitifs. 

                                                                       

L’Espagne soulagée...

En Espagne, la nouvelle de l’annulation de Marhaba a été reçue comme un soulagement. Fernando Simon, le «Lyoubi» espagnol qui occupe la direction du centre national de gestion des crises, dépendant du ministère de la Santé espagnol, a déclaré que «le Maroc nous a fait une grande faveur en annulant l’opération Retour».

Cette opération nécessite une logistique très lourde qui allait être rendue plus complexe avec les contraintes liées au Covid et allait impliquer cette année de dures confrontations entre les gouvernements autonomes de l’Andalousie et de Sebta qui avaient affiché haut et fort leur refus que l’opération traverse leurs territoires.

Pour les Espagnols, la crainte est que les milliers de MRE qui se concentreraient chaque jour durant l’opération ne supposent un réel danger de transmission de la maladie. A noter qu’en 2019, le nombre de passagers a dépassé les 3,3 millions à bord de 760.000 véhicules, en croissance de 3,5% par rapport à l’année précédente. Des chiffres qui ont fait de cette opération Retour, un véritable casse-tête pour les autorités espagnoles.

Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc