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Des lueurs d’espoir pour l’économie française

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5786 Le 19/06/2020 | Partager
La baisse du PIB au 2e trimestre serait de 17%, selon l'Insee
Bon déroulement du déconfinement sur le plan sanitaire
Chômage partiel, fonds de solidarité… divers dispositifs mis en place

Regain d'optimisme pour la croissance française. Dans sa note de conjoncture publiée le mercredi 17 juin, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) livre quelques indicateurs plutôt encourageants. Le reflux de la pandémie Covid-19 se poursuit, permettant une accélération du déconfinement et par ricochet une reprise de l’économie.

Les économistes de l’Insee revoient donc à la hausse son estimation d’évolution trimestrielle du PIB français au deuxième trimestre 2020, à -17% (contre -20% estimé dans le Point de conjoncture du 27 mai dernier, et après -5,3% au premier trimestre). Un mois après la sortie du confinement, l’activité économique française continuerait de se redresser mais demeurerait très dégradée, est-il précisé.

Plus précisément, selon les derniers indicateurs disponibles, la perte d’activité économique par rapport à une situation «normale» aurait été de 29% en avril, puis de 22% en mai et se limiterait à 12% en juin. «La reprise économique est donc très nette depuis la mi-mai, après un mois d’avril qui restera sans doute dans les annales comme l’un des pires mois qu’ait connu l’économie française en temps de paix», souligne l’Insee.

Ses estimations sont basées sur plusieurs facteurs dont le bon déroulement du déconfinement sur le plan sanitaire et le desserrement graduel des mesures d’endiguement de la pandémie. Le trafic de fret ferroviaire continue de se reprendre progressivement, témoignant de cet éclaircissement général du paysage économique. La reprise est favorisée par les divers dispositifs (chômage partiel, fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et micro-entrepreneurs, etc.) mis en place pour aider les ménages et les entreprises à traverser la période de confinement. «Le chômage partiel en mai avait concerné 7,8 millions de salariés, mais moitié moins d'heures qu'au mois d'avril», a indiqué  Muriel Pénicaud, la ministre du Travail.

Selon les estimations de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le nombre de salariés en chômage partiel a été de 8,7 millions en avril, et 7,2 millions en mars. Les entreprises, qui font une demande d'activité partielle pour un volume d'heures, ont un an pour faire leur demande d'indemnisation.

«Les cicatrices seront sans doute plus profondes que pour d’autres dans plusieurs secteurs», précisent les statisticiens. La perte d’activité économique aurait notamment été divisée par presque deux dans la construction par rapport à mai (-34% contre -55% en mai) reflétant la reprise des chantiers.

Dans l’industrie, elle ne serait plus que de 15% contre un quart au mois de mai. Bien que la reprise du travail se soit poursuivie et même si la consommation des ménages s’est en grande partie rétablie, la production industrielle resterait encore affectée notamment par une demande internationale toujours en berne et d’importants stocks à écouler. Dans les services marchands, la perte d’activité économique se situerait globalement au même niveau que dans l’industrie. Des fermetures et limitations d’activité ont affecté la production de services jusqu’à la mi-juin.

Toutefois, l’assouplissement réglementaire annoncé le 14 juin pourrait entraîner une remontée, plus rapide que durant le mois écoulé, de l’activité économique de certaines branches particulièrement affectées par la crise (hébergement-restauration, services de transports, activités culturelles et sportives, etc.).

Tout dépendra de …

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L’évolution de la conjoncture dépendra de la situation sanitaire et des protocoles adoptés, de l’emploi, du comportement de consommation et d’investissement des ménages et des entreprises outre l’environnement international. «Je ne crois pas à (...) une reprise extraordinairement rapide après un effondrement brutal qui nous permettrait de retrouver à la fin de l'année 2020 le même niveau de croissance qu'au début de cette année…», a tempéré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors d'une audition à l'assemblée parlementaire franco-allemande.

F.Z.T.

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