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Economie

Timide reprise des commerces dans l’Oriental… même déconfinés

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5786 Le 19/06/2020 | Partager
Adhésion des commerçants aux mesures de distanciation sociale
Saisir l’opportunité de la pandémie pour réorganiser le secteur

Le rush tant attendu vers les souks et commerces de prêt-à-porter, électroménager et électronique, n’a pas eu lieu malgré le déconfinement. L’activité commerciale traîne des pieds et risque de retomber dans sa torpeur habituelle, craignent les associations des commerçants. 

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Des agents de sécurité, munis de thermomètres et désinfectants contrôlent l’accès aux souks tout en imposant le port des bavettes (Ph. AK)

Pourtant elles se sont bien préparées pour réussir le passage au déconfinement et éviter toute fermeture éventuelle de leurs locaux par les autorités administratives qui veillent au respect des mesures de distanciation sociale. D’ailleurs, trois souks ont été refermés à Berkane, Nador et Taourirt.

Leurs exploitants n’avaient pas appliqué les recommandations sanitaires requises et leur clientèle déambulait sans masques. Des comportements ont poussé les associations des commerçants à réagir. C’est le cas pour celles du centre-ville d’Oujda, souks Melilla, Al Qods, l’ancienne médina, Tanger, Hammam Sabouni et les artères principales du centre-ville. Elles se sont engagées à renforcer les mesures préventives, indispensables à la lutte contre le covid-19. Ainsi, des agents de sécurité, munis de thermomètres et désinfectants, mesurent les températures et interdisent l’accès aux souks pour les personnes qui ne portent pas de bavettes.

«Le plus difficile est de réussir le passage d’une période de confinement à une période où l’on peut exercer nos activités tout en évitant de nouvelles vagues de propagation du covid-19. Il s’agit  de la responsabilité de tous et spécialement les commerçants appelés à instaurer de nouvelles mesures organisationnelles», précise Brahim Azizi, président de l’association des commerçants du Souk Melilla.

De son côté, la chambre de commerce, d’industrie et des services de l’Oriental (CCISO) a piloté des campagnes de sensibilisation auprès de ses adhérents. Elle a également distribué 12.000 affiches explicatives des gestes barrières au niveau des huit provinces de la région. Comme elle a insisté sur l’importance d’organiser le secteur commercial et soutenir les petits commerçants avec un crédit de 100.000 DH, remboursable sur 5 ans.

  «Nous avons aussi plaidé pour la nécessité d’inclure les travailleurs du secteur informel; ceux du monde rural, les artisans, les auto-entrepreneurs pour bénéficier de la protection sociale. Et d’opter pour un seul impôt regroupant la patente, l’IR en plus des tranches pour la couverture sociale», confie à L’Economiste Abdelhafid El Jaroudi, président de la CCISO.

Ali KHARROUBI

 

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