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Economie

Une relance de l’emploi en mai

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5785 Le 18/06/2020 | Partager
+51% d’ouverture de postes par rapport à avril, selon le baromètre Rekrute.com
Banques: +35% d’offres de recrutement comparativement à 2019
84% des annonces bancaires concernent des bac+5
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Sur 6.485 postes ouverts en mai 2020, près de 4.130 ont concerné les métiers du call center, soit presque les 2/3 du total. Même si des baisses de volume ont été enregistrées au niveau de toutes les fonctions, le classement est resté inchangé, hormis le retour du marketing/e-business dans le top 5, après avoir été 6e pendant les deux derniers mois

Il ne faut pas se leurrer, la re­prise ne s’opèrera pas d’un claque­ment de doigts. Certains secteurs, comme le transport aérien et le tou­risme, prévoient un délai de trois à cinq ans avant de reprendre une activité normale. D’ici là, l’emploi en pâtira lourdement.

Le baromètre de l’emploi du Rekrute.com pour le mois de mai arrive, cependant, avec une petite lueur d’espoir. En mai dernier, le jobboard a enregistré 6.485 ou­vertures de postes. Le chiffre est, certes, en baisse de 19% par rap­port à mai 2019, crise oblige. Ce­pendant, entre avril (4.297 postes ouverts) et mai 2020, l’on constate une augmentation de presque 51%, ce qui dénote d’une «relance des re­crutements durant le mois écoulé», selon le jobboard.

Les entreprises se préparent donc à l’après-confinement. Tou­tefois, toutes ne comptent pas em­baucher pour accompagner cette période. Selon une récente enquête Rekrute.com auprès des dirigeants, publiée en mai dernier (voir L’Eco­nomiste N°5765 du 20 mai 2020), 52% des patrons ne prévoient pas de recrutement après le confinement, tandis que 27% hésitent.

Seuls 21% envisagent cette possibilité. Parmi ces derniers, 80% ont l’intention soit d’intégrer les mêmes volumes (55% des sondés), soit de réduire la voilure de moitié (25%). Ceux qui s’abstiennent d’embaucher, en rai­son de pertes de chiffre d’affaires, des problèmes de trésorerie essuyés et des incertitudes quant à l’évolu­tion de la pandémie et de la conjonc­ture économique, préfèrent concen­trer leurs efforts sur la sauvegarde de leurs emplois actuels.

Les patrons de la banque-finance sont ceux qui ont le plus exprimé leur intention de recruter après le confinement (15% des inten­tions). Pour son baromètre de mai, Rekrute.com présente justement un zoom sur le secteur bancaire, qui a enregistré 995 ouvertures de postes de janvier à fin mai 2020.

Cela re­présente une hausse de près de 35% comparativement à la même période en 2019 (738 postes à mai, et 1.642 pour l’ensemble de l’année 2019). Les banques ont donc été plus dy­namiques sur l’emploi cette année. Fortement sollicité durant la crise, le réseau bancaire a besoin de renfor­cer ses ressources humaines.

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Les dirigeants du secteur bancaire sont ceux qui annoncent le plus leur intention d’embaucher après le confinement, selon une récente enquête de Rekrute.com. De janvier à mai 2020, quelque 995 ouvertures de postes ont été enregistrées par le secteur auprès du jobboard. 39% d’entre elles concernent la fonction informatique/électronique, qui arrive en tête, suivies des métiers de la banque (18%)

Les institutions financières sont exigeantes quant à leurs recrute­ments. Elles privilégient les candi­dats hautement diplômés. 84% des postes qu’elles ont ouverts jusqu’à fin mai concernent des bac+5. Les bac+3 arrivent deuxièmes, avec une part de 10%, suivis des bac+2 (5%) et des bac+4 (1%). Elles optent, également, pour les profils inter­médiaires à senior.

Quelque 37% de leurs offres d’emploi ciblent des professionnels justifiant de 5 à 10 ans d’expérience, et 30% des per­sonnes ayant exercé en entreprise pendant 3 à 5 ans. Les profils de 3 à 20 ans d’expérience représentent 72% de l’offre d’emploi du secteur bancaire qui préfère s’appuyer sur des compétences confirmées et par­faitement autonomes. Seulement 6% des embauches concernent des débutants à la recherche de leur pre­mier job.

La tendance à privilégier les can­didats expérimentés semble géné­rale. Selon l’enquête réalisée par le jobboard auprès des dirigeants en mai, 41% des patrons sondés cible­ront en priorité des profils cumulant une dizaine d’années d’expérience dans les prochains mois, et 21% des seniors avec plus de dix ans d’activité. Seuls 38% chercheront à embaucher des juniors.

Ahlam NAZIH

 

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