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Economie

El Othmani chez les conseillers: Virage décisif pour la relance économique

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5785 Le 18/06/2020 | Partager
Rencontres avec les profes­sionnels du tourisme pour pré­parer la reprise
De nouveaux investissements privés seront approuvés la semaine prochaine
Une réunion tripartite, avec le patronat et les syndicats, égale­ment au programme
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Saâdeddine El Othmani a souligné que les propositions des partis, syndicats et autres instances seront prises en compte dans l’élaboration du Plan de relance économique et du projet de loi de Finances rectificative. Les services de la primature ont reçu 23 mémorandums provenant de 27 instances (Ph. Bziouat)

«La situation avant le coro­navirus ne sera plus comme avant». Saâdeddine El Othmani, bousculé par les groupes parlementaires de la 2e Chambre, a appelé certains groupes à revoir leurs propositions, devenues «dépassées», selon lui. Intervenant lors de la séance mensuelle des ques­tions des politiques publiques, le chef du gouvernement a souligné avoir pris note des mémorandums qui lui ont été soumis durant les dernières semaines.

Les services de la primature ont reçu 23 documents provenant de 27 instances, dont des partis et des syndi­cats. «Ces propositions sont actuelle­ment à l’examen. Elles ont été égale­ment transférées aux autres ministères pour qu’elles soient prises en compte dans l’élaboration du Plan de relance et du projet de loi rectificative», a-t-il affirmé. Parmi les propositions for­mulées par les groupes parlemen­taires, celle de la CGEM, appelant à surseoir à la hausse de 5% du SMIG, programmée initialement pour le 1er juillet prochain.

Les membres du groupe du patro­nat ont défendu ce report d’une année, pointant les difficultés auxquelles font face les opérateurs économiques. Pour El Othmani, ces propositions de­vront être discutées dans le cadre des réunions tripartites, impliquant le pa­tronat et les syndicats. Une première rencontre est programmée pour la semaine prochaine, a-t-il annoncé.

Le chef du gouvernement a également insisté sur l’importance du dialogue initié avec les fédérations profession­nelles. Surtout que de nouvelles acti­vités seront bientôt autorisées lors de la phase 2 du déconfinement. C’est le cas notamment du tourisme, frappé de plein fouet par les effets de la crise du Covid-19. Le chef du gouverne­ment a indiqué que cette phase sera marquée par une plus grande mobilité, qui permettra notamment une reprise progressive du tourisme interne.

Après la rencontre tenue le 15 juin dernier pour l’examen du plan de relance du secteur touristique, élaboré par le ministère de tutelle, une autre réunion est prévue cette semaine avec les pro­fessionnels. «L’objectif est de discuter directement des problèmes des opéra­teurs et de définir, de façon collective, les moyens de revitaliser ce secteur et assurer une reprise sûre de ses activi­tés».

Au-delà des questions sectorielles, El Othmani a également insisté sur les mesures prévues dans le cadre du Plan de relance économique, étalé sur un an et demi, déjà annoncé lors de son intervention devant les députés la semaine dernière. Cela devra s’ac­compagner d’actions urgentes pour redynamiser l’économie nationale, via le projet de loi de Finances recti­ficative.

Lors de son passage devant les conseillers, il a tracé les contours de ce texte, qui devra bientôt être présenté en Conseil des ministres. Il devra s’articuler autour d’une série de mesures urgentes, permettant de pré­server le pouvoir d’achat et de soutenir la reprise des activités économiques, avant un système incitatif de transi­tion, prenant en compte les contraintes liées à la crise actuelle, selon le chef du gouvernement.

Ce projet permettra aussi de doter les secteurs prioritaires, comme la Santé et l’Enseignement, de budgets plus importants, parallèle­ment à la réorganisation des crédits de fonctionnement et d’équipement, en fonction des priorités de la prochaine période. A cela s’ajoute la révision du déficit prévu, en prenant en compte les hypothèses actualisées.

Le chef du gouvernement a annoncé les der­nières actualisations des principaux indicateurs macroéconomiques. Par exemple, le taux d’inflation s’est établi à 0,9% entre avril 2019 et avril 2020, notamment à «cause de l’approvision­nement régulier des marchés et de la lutte contre la spéculation». Les dé­penses d’investissement ont également connu une hausse de 10,1% entre fin mai 2019 et fin mai 2020.

Les délais de paiement des entreprises et établis­sements publics ont été également améliorés, passant d’une moyenne de 50,6 jours en juin 2019 à 41,7 jours à fin avril dernier. Les remboursements de TVA ont été également maintenus durant les derniers mois, selon le chef du gouvernement, avec 5,16 milliards de DH à fin mai dernier contre 5,12 milliards à fin mai 2019.

El Othmani a aussi appelé les in­vestisseurs privés à «saisir les oppor­tunités offertes par la nouvelle phase de relance économique». Il a annoncé la tenue, la semaine prochaine, d’une réunion de la Commission nationale des investissements. «Elle sera mar­quée par la validation d’une série de conventions permettant d’injecter de nouveaux fonds dans le circuit éco­nomique et de favoriser la création de postes d’emplois». Une autre réunion de la Commission nationale du climat des affaires est aussi programmée la semaine prochaine. A l’ordre du jour, l’examen de certains chantiers structu­rels, essentiellement celui de la trans­formation digitale, a annoncé le chef du gouvernement.

Tirer les enseignements

«Le gouvernement a tiré les enseignements de l’actuelle crise». Lors de son intervention devant les conseillers, Saâdeddine El Othmani a dit être conscient des dysfonctionnements mis à nu par la conjonc­ture difficile liée à la crise du Covid-19. Plusieurs problèmes structurels imposent des actions urgentes pour inverser la tendance, a-t-il affirmé. Cela concerne notamment l’intégration du secteur informel, l’élargis­sement de la couverture médicale, le renforcement de la protection sociale des catégories vulnérables… El Othmani a été aussi interpellé par les groupes parlementaires sur d’autres chantiers restés en suspens. Par exemple, les membres du groupe de la CGEM à la 2e Chambre ont interrogé le chef du gouvernement sur l’énorme retard dans la mise en place du projet de loi organique relatif à l’exercice du droit de grève, prévu par la Constitution de 2011, toujours bloqué à cause des diver­gences autour de ses dispositions.

M.A.M.

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