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Culture

Vente aux enchères, la CMOOA reprend du service

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5783 Le 16/06/2020 | Partager
Une vacation prévue le 26 juin 2020, comprenant 90 œuvres
Entre pionniers de l’art marocain et grands artistes européens venus au Maroc dès la fin du XIXe
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Œuvre mythique de Mohamed Melehi,  Minneapolis, 1962 Acrylique sur toile signée, datée, titrée et située au dos 134 x 94 cm 1.400.000 / 1.600.000 DH (Ph. CMOOA)

Comme pour plusieurs secteurs impactés, le milieu artistique et culturel n’aura pas été épargné. Peu préparés, plusieurs acteurs, galeries, entreprises culturelles ou artistes ont été pris au dépourvu.

D’un jour à l’autre, ils avaient à se battre face à une crise inédite emplie d’incertitudes et de doutes. Personne ne pouvait présager l’intensité de cette crise. Si le rayonnement de l’art marocain et son économie n’ont jamais été autant en péril depuis ces 20 dernières années, certains acteurs se relèvent doucement et reprennent le travail, malgré un confinement qui s’éternise et des incertitudes face à la crise économique qui ne se dissipera pas de sitôt.

C’est le cas de la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art (CMOOA),  qui comme plusieurs acteurs de son secteur a accusé le coup de cette crise, elle présente néanmoins «Identité marocaine», la vente  aux enchères, prévue le samedi 27 juin, sauf avis contraire des autorités. Un pari incertain mais nécessaire, pour Hicham Daoudi le fondateur de la compagnie.

«En tant qu’entreprise commerciale située en plein quartier ou les autres commerces ont rouvert nous ne comprendrions pas une décision de report. Mais si nous décalons encore nous risquerons de perdre l’attention d’un public international qui déconnecte souvent du marché de l’art au mois de juillet. Nous avons pris toutes les mesures sanitaires pour accueillir jusqu’à 25 personnes durant la manifestation sur réservation des places en respectant les gestes barrières et l’éloignement de 1,50 m entre chaque siège»,  précise Daoudi. Mainte fois reportée, la vacation prend un aspect bien particulier, contexte national oblige, car celle-ci donnera le signal de la reprise.

«La vente aux enchères CMOOA du 27 juin est décisive à nos yeux pour survivre en tant qu’entreprise à la crise mais surtout pour animer la scène artistique nationale et donner le signal d’une reprise. Aussi nous avons besoin de la solidarité de toute la scène artistique pour que survive notre expérience marocaine qui a apporté la reconnaissance à plusieurs centaines d’artistes marocains», soutient Hicham Daoudi. L’exposition publique a débuté à partir du 11 jusqu’au vendredi 26 juin, à l’hôtel des ventes à Casablanca, la vente quant à elle se déroulera également par téléphone et par ordre d’achat que reçu au fur et à mesure les semaines précédant la vacation, le catalogue est également présent sur le site  Artprice.

Au rendez-vous de cette vente, des œuvres majeures des pionniers de la modernité marocaine, à savoir Farid Belkahia, dont une œuvre vient d’être adjugée à Londres à 76.000 euros avec frais chez Bonham’s, Mohamed Hamidi, Mohamed Melehi et autres initiateur de l’école de Casablanca, tout autant que les incontournables Jilali Gharbaoui, Chaïbia Talal ou encore Hassan El Glaoui.  Certaines œuvres connues apparues dans plusieurs publications, et d’autres «jamais dévoilées car gardées jalousement par leurs propriétaires depuis plus de 50 ans», promettent les promoteurs de l’évènement.

En tout, 93 lots  qui peuvent tout aussi bien être présentés comme une trame de l’histoire de l’art marocain, qui absorbe la trace des grands artistes européens venus au Maroc dès la fin du XIXe siècle. Parmi les Henry Pontois, Jean-Gaston Mantel ou Etienne Dinet, quelques beaux Majorel, dont un sublime portrait du pacha Thami El Glaoui, d’une facture quasi photographique datant de 1918. «Cette sélection d’œuvres, à défaut de pouvoir restituer le plus fidèlement possible toutes les aventures plastiques marocaines, convoque certaines de ses grandes figures artistiques pour rappeler le Maroc ancien, les premières années d’après l’indépendance, l’affirmation d’une identité moderne, jusqu’à l’intensité de recherches plus contemporaines», expliquent les promoteurs de la vacation.

A.Bo

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