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Economie

Pourquoi peu de laboratoires privés proposeront la PCR

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5781 Le 12/06/2020 | Partager
Un cahier des charges «draconien» imposé par le ministère de la Santé
La tutelle exige aussi une participation bénévole, décriée par certains
Même pour le test sérologique, l’absence de réactifs bloque l’opération
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Les patients devront toujours passer par un organisme de santé public. Les prélèvements seront ensuite acheminés vers les laboratoires privés pour les tests. Les résultats seront livrés aux délégations du ministère de la Santé.

Dès les premières semaines de la crise pandémique, les laboratoires de ville ont proposé leurs services au ministère de la Santé. Ils ont offert des analyses gratuites aux malades du Covid-19, réalisé des gardes de nuit, maintenu leurs cabinets ouverts malgré une baisse d’activité allant de 50 à 60%... Ils ont même suggéré, dès mars, de recenser les laboratoires privés pouvant participer à l’effort de dépistage de la maladie via la PCR, la technique de référence pour la détection du SARS-CoV-2, à prix coûtant. La tutelle préfèrera, toutefois, garder cette mission pour le public.

Après avoir augmenté le nombre de laboratoires publics opérant le dépistage de 3 à plus de 24, le département de Khalid Aït Taleb décide enfin, il y a une semaine, d’intégrer les acteurs privés (voir L’Economiste N° 5777 du 8 juin 2020), dans le cadre de sa stratégie de dépistage «massif». Un préalable essentiel pour la levée du confinement, car permettant de donner une idée sur la prévalence de la maladie. Sauf qu’au final, tous ne pourront pas y participer.

Le ministère a autorisé les laboratoires de ville à opérer à la fois le test PCR, permettant de procéder au diagnostic du Covid-19, et le test sérologique détectant les anticorps (IgM et IgG) qui révèlent une infection précédente. Le but de l’examen sérologique est simplement de renseigner sur le taux de pénétration du virus parmi la population. Selon certains biologistes, les deux types de tests sont aujourd’hui difficiles à opérer. Et pour cause.

Pour la technique PCR, le ministère a imposé un cahier de charges «draconien» avec des conditions techniques difficiles à assurer. «Même l’OMS n’a pas conçu un cahier de charges pareil», s’écrie un biologiste à Casablanca.

Tout laboratoire désirant rejoindre le réseau national des laboratoires de diagnostic du Covid-19 par la technique «qRT-PCR» doit adresser une demande au ministère de la Santé (lnstitut National d'Hygiène), sous pli recommandé avec accusé de réception, avec un engagement à satisfaire les conditions stipulées. Le ministère se prononcera après avoir organisé une visite sur les lieux pour s’assurer du respect des conditions exigées.

«Nous sommes des professionnels et nous savons utiliser la PCR, une technique que nous déployons déjà pour d’autres pathologies. Nous sommes équipés de technologies modernes avec un processus automatisé permettant de livrer des résultats en seulement 40 minutes, contrairement à la méthode conventionnelle adoptée dans le public, et qui nécessite plusieurs heures. Ce cahier de charges est un manque de considération pour la profession», fustige-t-il.

Sur près de 650 opérateurs, une dizaine peuvent y procéder

Parmi les exigences édictées, disposer de locaux avec une porte d’entrée et une deuxième de sortie. «La majorité d’entre nous sont logés dans des appartements et nous ne disposons par d’un circuit Covid-19», ajoute Zineb Zniber, présidente du conseil des pharmaciens biologistes. Chaque test nécessite des réactifs. Le ministère a promis de livrer ceux liés à la PCR.

«Cependant, comme les équipements diffèrent selon les laboratoires, tous ne seront pas compatibles avec ces réactifs», regrette le biologiste casablancais. Sur les quelque 650 laboratoires privés au Maroc, seule une dizaine, entre Casablanca, Rabat et Agadir, est finalement susceptible de pratiquer la PCR.

Mais ce n’est pas tout, la tutelle exige une participation bénévole des laboratoires, ce que certains décrient. «Cela engendre des charges supplémentaires, sachant que nous sommes déjà affaiblis par la crise», confie le biologiste. Pour le test sérologique, la question est encore floue. Aucun tarif n’a encore été précisé. D’ailleurs, même ce deuxième type d’examen n’est pas encore possible, puisque les réactifs ne sont toujours pas disponibles sur le marché.

Aujourd’hui, les professionnels revendiquent plus de concertation et de travail en commun, dans le cadre de commissions mixtes et de partenariats public-privé. «Nous avons beaucoup d’idées. Malheureusement, nos propositions restent sans réponse ou finissent dans des tiroirs», regrette le biologiste.

La PCR en deux mots

La PCR est la technique de référence (la plus fiable même si elle n’est pas infaillible) pour le dépistage du Covid-19, que le ministère appelle «le gold standard». Celle utilisée dans le public est dite conventionnelle. Les sécrétions nasales passent d’abord par un automate destiné à extraire l’ARN du virus (son matériel génétique, le SARS-CoV-2 est un virus à ARN positif) avec des produits spécifiques. Elles passent ensuite dans une autre machine censée amplifier l’ARN et faire des copies du virus. Si à la fin du processus l’on constate un virus démultiplié, cela signifie que le patient est infecté. Autrement, il est déclaré négatif au test.

Ahlam NAZIH

 

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