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Economie

Les Marocains bloqués à l’étranger: Le dossier s’active enfin!

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5780 Le 11/06/2020 | Partager
Après l’Algérie, place à l’Espagne, la Turquie, la France,…
Le Maroc a décidé de traiter pays par pays
Confinement obligatoire et groupé pendant 9 jours pour les rapatriés

Les Marocains bloqués à l’étranger peuvent pousser un ouf de soulagement. Leur dossier vient d’être débloqué. L’organisation du retour a démarré et devra s’accélérer. Après les présides occupés de Sebta et Melilla, le Maroc enchaîne par le rapatriement des Marocains retenus en Espagne. La méthodologie adoptée est de traiter pays après pays.

Ainsi, quand il aura terminé avec la péninsule Ibérique, il s’attaquera aux Marocains de la Turquie, avant de se tourner vers ceux qui sont bloqués en France et dans les pays du Golfe et d’Afrique. C’est du moins ce qui ressort de l’intervention de Nasser Bourita mardi lors des questions orales de la Chambre des conseillers.

Pour le ministre des Affaires étrangères, l’opération a, en fait, démarré les 15 et 20 mai dernier par Sebta et Melilla avec le retour de 496 de nos compatriotes. Une semaine après, c’était au tour des Marocains bloqués en Algérie. En effet, les avions de la RAM ont rapatrié 607 Marocains (306 d’Alger le 30 mai et 301 des autres villes de Bellabès et d’Oran le 4 juin).

Jusqu’ici, 1.103 personnes ont réintégré le pays. Il a précisé que plusieurs personnes inscrites pour cette opération ne se sont pas présentées. Elles ont préféré ne pas rentrer, pour des raisons professionnelles ou familiales. «En Algérie, nous étions dans l’obligation de retarder les vols de plusieurs heures. Certains de ceux qui étaient dans les hôtels ont invoqué des motifs pour rester sur place comme le décrochage d’un emploi», a souligné le ministre.

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«Contrairement à d’autres pays, nous avons décidé de prendre en charge tous les frais de transfert et de résidence liés à l’opération de rapatriement des Marocains bloqués à l’étranger», a noté Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères (Ph. MAP)

■ Le rapatriement exige une logistique complexe: Le ministre est formel: «la préparation d’une telle opération n’est pas une chose simple puisque le Maroc a tenu à l’entourer de toutes les garanties pour la protection des rapatriés et des citoyens». Au-delà des contraintes logistiques dans les pays d’accueil, il s’agit de procurer les autocars de transport, les masques, les désinfectants. D’autant que les mesures barrières ont poussé Rabat à n’utiliser que les 2/3 des sièges des avions, pour garantir la distanciation de sécurité requise. En plus, le Maroc a décidé d’imposer à toute personne rapatriée, un confinement obligatoire et groupé pendant 9 jours, dans des hôtels classés, préparés pour cet effet et équipés de dispositifs de sécurité. Il a décidé de réaliser deux analyses de laboratoire de type PCR pour chaque personne, à l’arrivée et à la fin du confinement sanitaire dans l’hôtel.  Dans le cas de découverte d’une contamination (Melilla, 1 cas, Algérie, 6), le protocole prévoit de passer au test sérologique, avec une recherche auprès des personnes contacts. 

■ Pas de plafond pour le nombre: Pour Nasser Bourita, toutes ces opérations s’inscrivent dans une vision qui donne la priorité aux personnes en une situation de vulnérabilité. C’est pourquoi pour l’Espagne, le Maroc a décidé de commencer par le Sud, avant de passer à la région de Madrid, la Catalogne et le pays Basque. Le retour concerne les Marocains qui ont quitté le pays, avec un visa de courte durée, pour des raisons familiales, administratives, touristiques ou médicales. Cette opération ne concerne pas les personnes qui sont parties avec un document de séjour permanent ou provisoire. De même, il n’existe pas de plafond au niveau du nombre. «Nous sommes dans une phase humanitaire qui concerne en premier lieu les personnes en situation de fragilité économique, sociale ou sanitaire. Contrairement à d’autres pays, nous avons décidé de prendre en charge tous les frais de transfert et de résidence liés à cette opération de rapatriement», a noté le ministre.

■ Aides financières pour 6.852 citoyens bloqués: Le ministère a mobilisé ses représentations diplomatiques et consulaires pour accorder des aides matérielles au profit des Marocains qui ont épuisé leurs ressources. Pour l’heure, ces services ont pris en charge 6.852 citoyens au niveau de l’hébergement, la restauration, les soins et l’accompagnement psychologique. Idem pour l’achat de médicaments, les frais d’opérations chirurgicales, l’accouchement et les séances de traitement de chimiothérapie, de radiothérapie et de dialyse. 

■ Les MRE d’Italie bloqués au Maroc: Après une opération de recensement, le ministère a aidé 31.130 MRE d’Italie au retour dans le pays de résidence. En outre, une liaison maritime devant transporter 1.000 personnes est programmée pour le 16 juin.

■ L’opération Marhaba annulée cette année. Le délai est dépassé, puisque, habituellement, ce dispositif d’accueil et d’accompagnement des ressortissants marocains démarre le 4 juin pour finir le 15 septembre. Cette saison, elle n’aura pas lieu. Cela est lié à l’ouverture des frontières du Maroc dont la date n’est pas encore fixée avec précision. Idem pour celles des pays par lesquels les MRE transitent.

Ambassades et consulats mobilisés 

Une cellule de crise a été mise en place au niveau du ministère, en plus de 155 autres chargées du suivi et de l’intervention auprès des ambassades et des consulats. L’objectif est d’accompagner et de suivre les Marocains bloqués à l’étranger. De même, le ministère a créé un centre d’appels à la disposition des MRE, un service ayant permis de traiter plus de 236.111 communications.
Les actions portent également sur l’intervention auprès des autorités des pays d’accueil pour prolonger la durée des titres de séjour, assurer la continuité des services publics et le traitement des demandes d’obtention des documents de voyage. A cela s’ajoute la mobilisation du réseau des avocats marocains établis dans 14 pays d’Europe, d’Amérique et d’Afrique en vue de fournir à distance des consultations de portée légale, a indiqué le ministre.

Mohamed CHAOUI

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