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Relance de l’économie: Les mesures CGEM coûteront 100 milliards de DH

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5771 Le 29/05/2020 | Partager
Le patronat espère un report de la hausse du Smig prévue en juillet
Taxes locales: «Un traitement exceptionnel»

«Si une entreprise ne dispose pas de la structure bilancielle pour s’endetter, d’autres mécanismes pour la reconstitution des fonds propres sont prévus». La CGEM a proposé d’autres mesures sachant que le crédit Damane Relance réduit le poids de la dette. Il est à long terme et à un taux de 4%, explique Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM lors de la visioconférence organisée mercredi 27 mai.

Plus de 500 mesures sont proposées par la confédération patronale pour relancer l’activité. Son président Chakib Alj, a relevé «une reprise  depuis mardi 26 mai. Ce redémarrage nous permettra de freiner les dégâts considérables sur nos entreprises et sur l’emploi, et de soulager la trésorerie de l’Etat». Une reprise qui s’effectue dans un contexte marqué par la poursuite de la mobilisation contre le Covid-9. Le patron des patrons a souligné «qu’une campagne de dépistage massive est menée dans les milieux professionnels. Près de 60.000 tests ont été effectués et ce testing va s’accélérer».

Dans son pack, la CGEM prévoit des mesures d’appui à l’offre et de soutien de la demande. Certaines liées à la fiscalité en particulier locale nécessiteront des négociations ardues: «Les entreprises en difficulté ne pourront pas payer les taxes locales. Nous demandons un traitement exceptionnel et un accompagnement pour 2021», souligne Abdelmejid Faiz, vice-président de la commission Fiscalité et Douane du patronat. 

Le maintien de la commande publique, voire son augmentation avec une orientation vers les entreprises locales, l’accélération des paiements des entreprises, la lutte contre l’informel via la réduction de la TVA… La CGEM veut mettre le paquet pour booster l’activité.

■ Informel: Réduire le gap de compétitivité
«Près de 4,5 millions de ménages opérant dans l’informel ont été indemnisés par l’Etat. Pour un Etat plus fort, il faut que les entreprises du secteur informel intègrent le secteur organisé», souligne Mehdi Tazi. Pour lui, les entreprises ont intérêt à se structurer. «La crise a montré que celles qui opèrent dans le secteur formel bénéficient de plus d’aides». La CGEM a identifié des «incitants» pour lutter contre l’économie souterraine: réduction des écarts de compétitivité par un renforcement des mesures douanières et une baisse de la TVA dans les secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19. A cela s’ajoute, l’inclusion des entreprises de l’informel et de leurs salariés via la création de microentreprise pour les structures de moins de 1 million de DH et de 5 salariés. «Nous proposons un impôt unique et un statut unique auprès de la CNSS, la généralisation de l’ICE et des mesures plus sévères contre les entreprises qui resteraient dans l’illégalité.  

■ 80 à 100 milliards de DH, le coût de la relance  
«La relance nécessitera 80 à 100 milliards de DH», indique Mehdi Tazi qui se base sur une évaluation des propositions de la confédération patronale. Ces montants englobent 60 milliards de DH relatifs au montant de la garantie accordé dans le cadre de Damane Relance et 10 milliards de DH (un montant qui n’est pas encore tranche) au titre de la recapitalisation des entreprises publiques et qui devraient servir au paiement des créances détenues par les entreprises privées. A cela s’ajoutent 10 milliards de DH de subvention et d’aides aux entreprises sous forme de participation au financement du chômage partiel, de réduction de la TVA et 10 à 20 milliards de DH des fonds d’investissement sectoriels.  

■ Smig: Pourquoi le rapport?
Prévue en juillet 2020, la deuxième hausse du Smig, décidée dans le cadre du dialogue social, a fait l’objet d’une demande de report, comme cela a été annoncé en exclusivité par L’Economiste. Hicham Zouanat, président de la Commission sociale, juge ce report nécessaire dans la conjoncture actuelle: l’enjeu est la préservation de 940.000 emplois. De plus, l’accord signé entre le patronat, les syndicats et l’Etat le 25 avril 2019 prévoit des engagements de part et d’autre. Or, soutient-il, seule la confédération patronale a respecté le deal en appliquant la revalorisation des allocations familiales et la hausse du Smig intervenue en juillet 2019. L’Etat et les syndicats n’ont mis en exécution aucune disposition: la loi organique sur la grève, le décret sur les contrats à durée déterminée prévue dans l’article 16 du code du travail et les consultations pour l’amendement du code du travail n’ont pas encore vu le jour. «Nous demandons le report de cette augmentation pour préserver l’emploi et jusqu’à ce que les autres parties remplissent leurs engagements», assume le président de la Commission sociale de la CGEM.

■ Chômage partiel pour une année
Pour la CGEM, le chômage partiel devrait être introduit. Ce mécanisme ne serait actionné que dans des situations précises. Dans la conjoncture actuelle, il pourrait prendre le relais dès juillet, de la mesure mise en place (indemnité Covid-19 accordée par la CNSS) en faveur des entreprises pour une année seulement. L’employeur prendrait en charge 50% du salaire et 50% par l’Etat dans la limite de 3.000 DH ainsi qu’une exonération de l’IR. Ce dispositif est conditionné par le maintien de 80% des effectifs. «Ce mécanisme permet à des entreprises de gérer une baisse ponctuelle de l’activité sans avoir à licencier», justifie la CGEM.

Khadija MASMOUDI

 

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