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Economie

Industrie automobile française: Le détail technique du plan de soutien à la crise

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5771 Le 29/05/2020 | Partager
Favoriser les investissements pour produire les véhicules électriques et hybrides
L’Etat apportera un peu plus de 8 milliards d’euros d’aide à la filière

Le président français Emmanuel Macron vient d’annoncer un vaste plan de soutien à l’industrie automobile française, victime d’un coup d’arrêt dû à la crise sanitaire et économique. L’effort total consenti par l’Etat pour la filière a été chiffré à plus de 8 milliards d’euros, en incluant toutes les aides déjà annoncées depuis le début de la crise (emprunts garantis, chômage partiel...). Ce total inclut 2 milliards d’euros de mesures annoncées mardi dernier. Voici les principaux points du plan accueilli de façon mitigée par certains syndicats et dont la presse française s’est fait l’écho:

■ Appui aux entreprises: L’Etat veut favoriser les investissements pour produire en France les véhicules électriques et hybrides, avec un fonds pour l’investissement de près d’un milliard d’euros, divisé en trois volets:
- 200 millions d’euros de subventions pour aider les équipementiers et sous-traitants dans leur modernisation et leur montée en gamme. Objectif: moderniser les chaînes de production, favoriser la robotisation, la numérisation et l’innovation écologique.
- Création d’un fonds d’investissement de 600 millions d’euros pour intervenir en fonds propres sur l’ensemble des entreprises de la filière. L’Etat apportera 400 millions d’euros et les deux grands constructeurs français (Renault et PSA) 100 millions d’euros chacun. Il aidera notamment à soutenir des entreprises de petite taille menacées de faillite.
- 150 millions d’euros seront mobilisés pour développer l’innovation et la recherche et le développement de la filière automobile française pour développer le véhicule du futur.

■ Stimulation des achats automobiles: L’Etat consent un effort de 1 milliard d’euros pour soutenir la demande.
- Hausse du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique neuf. Dès le 1er juin, pour un particulier, il passe de 6.000 à 7.000 euros. Pour une personne morale (entreprise, collectivité), il passe de 3.000 à 5.000 euros.
- Création d’un bonus écologique pour l’achat d’un véhicule hybride (essence-électrique) rechargeable. Son montant est fixé à 2.000 euros, à condition que le véhicule présente une autonomie suffisante et avec l’engagement du constructeur de promouvoir l’usage électrique lors de la vente.
- Renforcement et simplification de la prime à la conversion, sorte de prime à la casse. Le dispositif, sous conditions de revenus (revenu fiscal de référence inférieur à 18.000 euros), prévoit une prime pour l’achat d’un véhicule récent (neuf ou d’occasion) en échange de la mise au rebut d’un véhicule ancien. En cas d’achat d’une voiture récente essence ou diesel, son montant est fixé à 3.000 euros, et à 5.000 euros pour un véhicule électrique. Le dispositif sera plafonné à 200.000 primes distribuées et prendra fin dans tous les cas au 31 décembre 2020.
- Accélération du déploiement des bornes de recharge pour encourager l’achat de véhicules électriques. L’objectif d’atteindre 100.000 bornes de recharge en accès public en France est avancé d’un an, à fin 2021. Un fonds de mutualisation sera créé pour aider à l’installation des bornes électriques dans les copropriétés.
- Les commandes publiques de voitures pour l’année 2020 seront anticipées sur les trois prochains mois pour accélérer la montée en charge des usines. Un objectif de 50% de véhicules électriques, hybrides ou à hydrogène est fixé pour ces commandes.

Les ambitions de l’alliance franco-japonaise …

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Les constructeurs automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors ont annoncé qu’ils allaient développer et produire en commun «près de 50%» de leurs modèles à l’horizon 2025 afin d’améliorer la rentabilité des trois entreprises. Cette mise en commun «devrait permettre de réduire les coûts et les dépenses d’investissements par modèle jusqu’à 40% pour les véhicules conçus sous ce nouveau schéma», a annoncé l’alliance franco-japonaise. La nouvelle stratégie s’appuie sur un schéma de «leader-follower», avec une entreprise référente par modèle, par zone géographique et par technologie, les deux autres partenaires bénéficiant des savoir-faire et capacités industrielles du chef de file. Par exemple, concernant la répartition géographique, Nissan deviendra le référent en Chine, Amérique du Nord et Japon. Renault le sera pour l’Europe, la Russie, l’Amérique du Sud et l’Afrique du Nord. Mitsubishi Motors sera leader pour les pays d’Asie du Sud-Est et l’Océanie. Les trois entreprises se répartiront les responsabilités sur plusieurs technologies clés. Ces annonces interviennent alors que Nissan et Renault dévoilent respectivement jeudi et vendredi des plans d’économie sévères incluant des fermetures de sites et des suppressions de postes, selon les médias.

F.Z.T.

 

 

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