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Cafés/Restaurants: La Fenagri recommande l’ouverture le 1er juin

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5770 Le 28/05/2020 | Partager
Objectif: accélérer la reprise de l’activité du secteur agroalimentaire
Baisse de 10% de la TVA pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages
Sans stimulation de la demande, les pertes avoisineraient 17,3 milliards de DH de CA

Maintenant que la date du déconfinement se rapproche, c’est l’heure des bilans. Les impacts de la crise sanitaire ont touché de plein fouet des secteurs visibles comme le tourisme, le textile…Mais il y a aussi d’autres filières moins visibles comme celle de l’agroalimentaire. La fermeture des écoles, des snacks, des restaurants et des hôtels a réduit considérablement l’activité de ce secteur.

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Les pourparlers pour la réouverture des hôtels, cafés, restaurants  (en livraison) donneraient de l’espoir aux industriels (Ph. Pexel)

Les mesures de confinement strictes en réponse à la crise sanitaire ont entraîné une fermeture de 40 à 50% des circuits de distribution du secteur,  selon une étude de Valyans commanditée par la Fenagri (Fédération nationale de l’agroalimentaire).

Pour la fédération, la perception de bonne santé du secteur est principalement due à la confusion entre industrie agroalimentaire et produits de première nécessité dont les ventes ont certes cartonné pendant la période du confinement et du ramadan. Or, ces derniers représentent à peine 27% de l’industrie qui pèse pour 150.000 emplois et 115 milliards de DH de chiffre d’affaires.

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Accompagnement des opérateurs à travers des mécanismes de prêts soutenus par l’Etat, des fonds de défaisance sectoriel, renouvellement des reports des charges sociales et fiscales en plus du soutien du consommateur pourraient aider l’industrie et permettraient un retour à la situation pré covid

A l’inverse, les filières relatives aux produits secondaires destinés à la personne ont enregistré une chute drastique de leurs ventes (-65%). «Par ailleurs, un grand nombre d’unités de bouchers, de producteurs de produits transformés dédiaient exclusivement leurs marchandises aux restaurants des hôtels, explique un industriel de Marrakech». Globalement, à fin avril, la crise Covid-19 s’est traduite par une baisse de 30% du chiffre d’affaires du secteur. 

«Malgré cela, l’industrie a maintenu l’approvisionnement du marché sur l’ensemble des filières, et a assuré une stabilité des prix de vente», insiste la Fenagri. Pour la fédération, sans un plan de stimulation de la demande, il y a un risque de perte de 17,3 milliards de DH du chiffre d’affaires. Les pourparlers pour la réouverture des hôtels, cafés, restaurants  (en livraison) donneraient de l’espoir aux industriels.

En effet, les CHR et snacks représentent entre 10 et 15% de la consommation de certaines filières de l’agroalimentaire, et jusqu’à 50% des débouchés du CA de certains opérateurs industriels de l’IAA tandis que les laiteries représentent entre 25 et 40%. Pour accélérer la reprise de l’activité, la Fenagri recommande de rouvrir les laiteries dès le 1er juin en format point de vente à emporter.

«Ce circuit de distribution peut facilement s’adapter aux mesures de distanciation sociale et servir les citoyens en produits à emporter et les mesures sanitaires (port du masque, port de gants) peuvent être implémentées immédiatement», indique la Fédération qui recommande par ailleurs une réouverture pour les CHR en 2 temps: le 1er juin pour la livraison et la vente à emporter  et une réouverture en tant que point de consommation sur place au déconfinement total.

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Sans un plan de relance renforcé, le secteur  peinerait à se redresser et risque d’enregistrer une perte de 17,3 milliards de DH, estime la fédération de l’industrie nationale de l’agroalimentaire

Sur le plan fiscal et pour stimuler le pouvoir d’achat des consommateurs,  la Fenagri propose, entre autres, la baisse de la TVA sur les produits alimentaires transformés  actuellement taxés à 20% à 10% qui sera immédiatement appliqué sur les prix de vente consommateurs, l’annulation de la TIC sur les eaux de table embouteillées et les boissons pétillantes à 0 sucre ou encore la baisse de 50% de la TIC sur les boissons pétillantes sucrées.

Enfin et à l’instar d’autres secteurs, l’industrie de l’agroalimentaire demande un soutien à la trésorerie des opérateurs à travers la création de fonds d’affectation spécial dédié à l’IAA pour financer le gap de trésorerie, des fonds de défaisance sectoriel: «Bad Bank» pour éviter l’effet domino des défauts de paiements et un renouvellement des mesures existantes par un report des charges sociales (CNSS) et des échéances fiscales pour une durée de 24 mois.

Badra BERRISSOULE

 

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