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Economie

Marché des changes: La pression s’éloigne

Par Franck FAGNON | Edition N°:5770 Le 28/05/2020 | Partager
La position des banques excédentaire de 5,5 milliards de DH
Elle devrait absorber sans problème les sorties de dividendes

La première vague de la tempête coronavirus est passée au-dessus du marché des changes. Après les tensions sur une période à cheval entre mars et avril, la situation revient progressivement à la normale. La position de change des banques s’est reconstituée, elle est excédentaire de 5,5 milliards de DH.

Le marché sera soumis à un autre test avec la fin du confinement et la reprise de l’activité dans les entreprises. Celle-ci pourrait marquer une accélération des sorties de devises. Les rentrées sont pas mal compromises avec entre autres un secteur du tourisme aux abois et les transferts des MRE qui pourraient souffrir de la récession dans les pays d’accueil.

Dans l’immédiat, les salles des marchés gardent un œil sur les assemblées générales des sociétés, surtout sur les décisions d’affectation des bénéfices. Les mois de juin et juillet sont caractéristiques des distributions de dividendes.

En raison de la pandémie, la cagnotte qui sera reversée aux actionnaires des sociétés cotées marquera une nette baisse par rapport à l’année dernière en raison du choix de nombreuses entreprises de garder des liquidités en réserve. Plusieurs émetteurs ont soit renoncé à la distribution des dividendes, soit réduit le coupon. Cependant, les décisions des poids lourds du marché sont les plus attendues.

Première entreprise du marché, Maroc Telecom va distribuer 4,9 milliards de DH dont 2,6 milliards de DH à sa maison mère Etisalat. L’opérateur télécoms a pris pour habitude de verser les dividendes la première semaine de juin. La Banque centrale a de son côté recommandé aux banques de sursoir à la rémunération des actionnaires jusqu’à nouvel ordre. Elles avaient prévu de distribuer 6,4 milliards de DH, sachant que les investisseurs étrangers sont fortement représentés dans leur capital. Idem chez les cimentiers. La conjoncture explique cette focalisation sur les sorties de dividendes. «La position de change des banques permet d’absorber sans difficulté les sorties de dividendes», indique un professionnel de marché.

En dehors des dividendes, certains importateurs en dollar ont initié des couvertures face à l’appréciation de l’euro-dollar. Actuellement, les flux sont plus importants qu’en mars ou avril mais, cela ne devrait pas engendrer de perturbations majeures sur le marché. Au pire des cas, le recours à la banque centrale est une option.

Les réserves de change qu’elle gère s’élevaient à 285 milliards de DH à la mi-mai. Elle vient d’adopter les avoirs officiels de réserve comme l’indicateur de référence des réserves de change contre les réserves internationales nettes précédemment. Ces dernières, utilisées depuis 2012, excluaient les engagements à court terme en devises convertibles à l’égard des non-résidents et des engagements conditionnels à vendre des devises étrangères découlant de transactions sur produits dérivés.

La nouvelle référence intègre ces éléments aux côtés des avoirs en or monétaire et en DTS (droits de tirage spéciaux au FMI), des avoirs en devises convertibles de la banque centrale et de la position de réserve du Maroc auprès du FMI.

F.Fa

 

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