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Economie

Plan de déconfinement: El Othmani bousculé par les conseillers

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5766 Le 21/05/2020 | Partager
L’Istiqlal plaide pour un Comité de veille sociale
Les groupes parlementaires déplorent l’absence d’une stratégie de relance avec un agenda précis
Des consultations avec les partis et syndicats la semaine prochaine

Après la présentation devant le Parlement des perspectives de la gestion de l’état d’urgence sanitaire après le 20 mai, Saâdeddine El Othmani est revenu à la Chambre des conseillers, mardi dernier, pour la discussion des mesures annoncées.

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Les groupes parlementaires ont critiqué l’absence de visibilité concernant la stratégie de réanimation de l’économie nationale à la sortie de cette crise sanitaire. Pour certains conseillers, une liste de secteurs pouvant reprendre l’activité rapidement doit être établie, en précisant les mesures de prévention à respecter (Ph. Bziouat)

Une séance plénière a été tenue en vertu de l’article 68 de la Constitution et de l’article 273 du règlement intérieur de la 2e Chambre, comme l’a précisé Hakim Benchamach. Le chef du gouvernement était attendu de pied ferme par les groupes parlementaires, particulièrement ceux de l’opposition. Ces derniers ont pointé une série de dysfonctionnements ayant marqué la gestion de certains dossiers, comme celui de la distribution des aides aux ménages.

L’objectif est «d’alerter le gouvernement sur ces manquements, afin d’assurer l’efficacité de ce mécanisme», selon le groupe istiqlalien. Les représentants du PI ainsi que ceux du PAM ont déploré que certaines catégories n’ont pas bénéficié de ce soutien public, notamment dans le monde rural et les zones périurbaines.

«Certains ont bénéficié de 2 sources d’aides alors que d’autres n’ont rien reçu», a déploré Abdeslam Lebbar, chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Il a interpellé le chef du gouvernement sur la situation de «1,6 million de ramedistes qui n’ont pas eu accès à l’aide publique, en plus de certaines populations du monde rural».

Concernant la mise en place d’une plateforme électronique pour la réception des plaintes relatives à la distribution de ces aides, certains groupes parlementaires, notamment celui de l’USFP, ont rappelé qu’une grande partie des populations concernées dans le monde rural auront des difficultés à interagir avec ce mécanisme. Le groupe de l’Istiqlal a proposé la mise en place d’un Comité de veille sociale, afin de garantir l’efficacité des mesures déployées dans ce domaine.

Au niveau de la relance économique, El Othmani a été bousculé par les groupes de l’opposition. Ceux-ci ont déploré l’absence de vision pour la période post-Covid-19. «Pour l’instant, le gouvernement se contente d’orientations théoriques, à un moment où nous avons besoin d’une stratégie concrète pour redynamiser l’économie nationale», selon Lebbar. Même son de cloche du côté du groupe de l’USFP, l’une des composantes de la majorité. Pour Abdelhamid Fatihi, «le gouvernement devait présenter un agenda précis pour la relance des activités, en veillant au respect des mesures de prévention».

Pour lui, il est important de disposer d’une meilleure visibilité, à l’instar du secteur de l’enseignement, qui a tracé une feuille de route claire avec des dates pour les examens et la rentrée scolaire. Les différents groupes parlementaires de la 2e Chambre ont également mis l’accent sur l’importance d’impliquer les partis politiques et les syndicats. Surtout avec l’annonce de la préparation d’une loi de finances rectificative. Le chef du gouvernement a fait savoir que les consultations des partis et syndicats seront lancées à partir de la semaine prochaine.

                                                                         

Reprise conditionnée

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A l’instar du ministre des Finances, le chef du gouvernement a également annoncé que plusieurs activités économiques pourront reprendre après Aïd El Fitr, «à condition de se conformer au normes sanitaires et aux mesures de protection des travailleurs et des clients». Il s’agit essentiellement des activités qui n’ont pas été suspendues par décision administrative.

Par exemple, certaines industries, notamment agroalimentaires, ou textile pour la production des masques, les unités pharmaceutiques, ont maintenu leur activité depuis le début de cette crise sanitaire, mais les mesures de sécurité ont été renforcées, a-t-il expliqué.

Aujourd’hui, la reprise d’activité est conditionnée par une série de critères dont la réduction des employés pour garantir la distanciation sociale, en plus d’autres précautions durant le processus de production et de commercialisation. Les ministères ont établi des guides pratiques dans ce sens, dont le respect est assuré par des commissions de contrôle. Plus de 1.715 unités ont été inspectées et certaines se sont vu notifier des décisions de fermeture pour non-respect des normes, a-t-il affirmé.

M.A.M.

 

 

 

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