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Economie

Scolarité: Les choses se précisent

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5762 Le 15/05/2020 | Partager
Le Maroc se dirige vers un système d’enseignement à distance intégré
Le Bachelor reporté à la rentrée de 2021
La continuité pédagogique dans le privé à la loupe du ministère
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«Aucun examen ne peut avoir lieu à distance que si tous les étudiants disposent des moyens techniques et logistiques», a souligné Saaid Amzazi, ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement (Ph. Bziouat)

A l’approche de la fin de l’année scolaire, Saaid Amzazi est très sollicité par le Parlement. Après les conseillers mardi dernier, le ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement est programmé pour les questions orales de la Chambre des représentants lundi prochain.

Entre les deux, il a été l’hôte de la Commission de l’enseignement mercredi dernier, qui a décidé de lui adresser un mémorandum, avec des recommandations. Au cours de cette réunion avec les députés qui aura duré plus de trois heures, Saaid Amzazi a abordé plusieurs points dont les plus importants sont les suivants.

■ L’école numérique en marche

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Un plan d’action pour institutionnaliser l’enseignement à distance est prêt. L’objectif est d’arriver à l’école numérique et à l’université digitale. Un projet intégré avec ces deux composantes est dans le pipe. Le ministère de l’Education nationale bénéficie du soutien du gouvernement et du ministre des Finances. Il s’agit d’optimiser l’expérience acquise en la matière sur les plans technique et de formation pour en faire un modèle. «A partir de l’année prochaine, nous aurons un système d’enseignement à distance intégré. Car, nous devons nous habituer à vivre avec le virus. Qui va nous garantir qu’en septembre prochain, nous n’aurons pas une autre séquence encore plus difficile? Il faut que nous soyons prêts, pas comme cette fois-ci où la pandémie nous a pris de court», a noté le ministre.

■ Quid des examens dans l’enseignement supérieur?  

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L’enseignement présentiel dans les facultés est terminé. Les amphithéâtres n’ouvriront qu’en septembre. Pour les examens, le ministère travaille sur des scénarios, sachant que les présidents d’universités, qui jouissent d’une autonomie, devront donner leurs propositions dès ce vendredi. En tout cas, selon le ministre, «aucun examen ne peut avoir lieu à distance que si les étudiants disposent de tous les moyens techniques et logistiques».

■ Précisions sur l’examen du bac

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L’examen de la 1re année du baccalauréat, qui concerne un total de 350.000 élèves, est prévu pour septembre. Il s’agit d’épreuves dans des matières, de manière anticipée. Les notes obtenues ne serviront qu’en juin de l’année suivante, soit 2021. Quant aux candidats libres dont le nombre est estimé à plus de 60.000, ils vont passer l’examen de la 1re année du Bac deux  jours avant la date de l’examen de la 2e année du bac. Ainsi, le bac qui concernera près de 380.000 candidats aura lieu en juillet. L’annonce des résultats interviendra le 29 juillet, suivie de la session de rattrapage.

■ Encore une année pour le Bachelor: Ce nouveau système d’enseignement supérieur, qui devait entrer en vigueur à partir de septembre prochain, a été retardé à la rentrée universitaire de 2021. Compte tenu du contexte marqué par l’état d’urgence sanitaire, les professeurs n’ont pas pu préparer les offres pédagogiques et les propositions de filières. Pour le ministre, l’adoption de ce nouveau système, qui prévoit l’obtention d’une licence en 4 ans au lieu de 3 ans comme en vigueur actuellement, permettra de s’ouvrir davantage sur les systèmes éducatifs internationaux, notamment ceux des pays anglo-saxons qui ont démontré leur efficacité.

■ La continuité pédagogique dans le secteur privé soulevée: Contrairement aux autres aspects dans les relations avec les établissements d’enseignement privé, la continuité pédagogique est un domaine qui relève de la compétence du ministère de tutelle. Saaid Amzazi a indiqué que les établissements privés ont été saisis sur cette question. L’évaluation faite par ce département a montré que 96% des établissements ont adhéré à la continuité pédagogique. Par contre, 4% qui ne l’ont pas fait feront l’objet de sanctions.

■ Absence de visibilité sur l’évolution épidémiologique: Le ministère de l’Education nationale comme d’autres acteurs, n’ont pas de vision arrêtée sur le développement de la situation épidémiologique. Une évolution en dents de scie ne lui a pas permis de se doter d’un plan d’action, avec un calendrier précis. C’est pour cette raison que le ministre a attendu jusqu’à cette semaine pour faire des annonces et rassurer les familles sur le sort des études de leurs enfants, a expliqué Saaid Amzazi.

■ Garantie de l’égalité des chances: Depuis le début de la pandémie et de l’enseignement à distance, le ministre a pris conscience du problème rencontré par des catégories qui risquaient d’être à la marge. «Nous avons pris compte de cet aspect et essayé de rattraper la situation, à travers des propositions», a-t-il dit.

■ Valeur et crédibilité des diplômes: Les examens portent sur les certificats qui permettent de passer d’un cycle à un autre: le bac, la 6e année du primaire et le passage du collège vers le lycée. Pour le certificat de la 6e, «il ne sert à rien à part à l’approche des élections. Ce document est exigé par les candidats qui veulent briguer un mandat électoral, précise le ministre. Quant à celui pour passage du collège au lycée, il permet l’orientation des élèves. Le ministère a mis en place une plateforme pour gérer cette activité à distance, avec l’implication des orienteurs.

■ La véritable rentrée scolaire intervient le 1er octobre prochain  

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Officiellement, elle est prévue pour le 3 septembre. Seulement, tout ce mois sera consacré au renforcement des capacités des élèves, sur le programme scolaire de cette année. L’objectif est de combler les déficits enregistrés lors de cette première expérience d’enseignement à distance. Finalement, la rentrée scolaire n’interviendra véritablement que le 1er octobre.

Coup de pouce à la recherche scientifique

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En collaboration avec les présidents d’universités, le ministère a créé un programme de soutien à la recherche scientifique, doté de 10 millions de DH. «Le montant est symbolique mais il vise à promouvoir les initiatives de chercheurs dans différents domaines». Pour cela, 4 pôles d’universités, selon la proximité géographique, ont été mis en place pour coordonner cette opération. Le programme, qui a démarré il y a plus d’un mois, a abouti à la présentation de 400 projets. Une première évaluation en a retenu la moitié qui serait finançable. Le résultat final sera connu ce vendredi. Les sujets abordés sont divers: respirateurs artificiels, masques intelligents, les virus propagés au Maroc,…

Mohamed CHAOUI

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