×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Report d’échéances bancaires: Gratuit, mais pas pour tous

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5758 Le 11/05/2020 | Partager
Les intérêts intercalaires pris en charge par l’Etat et les banques
Sont concernées les mensualités de moins de 3.000 DH pour le crédit immobilier

Le report des créances bancaires n’était pas assorti de frais ni de pénalités, mais il y avait bel et bien des intérêts à payer au terme de la période de suspension. Le Comité de veille économique, qui a tenu sa 7e réunion vendredi 8 mai, a décrété la prise en charge de la totalité des intérêts intercalaires par l’Etat et les banques au titre des crédits immobiliers et de consommation contractés pour les particuliers.

La mesure cible  évidemment les personnes dont les revenus ont été impactés par la crise du coronavirus au cours de la période entre mars et juin 2020. Sont donc concernés, les particuliers ayant des échéances mensuelles plafonnées à 3.000 DH pour le crédit immobilier et à 1.500 DH pour le crédit consommation, y compris ceux obtenus auprès des sociétés de financement.

Cette disposition devrait bénéficier à environ 400.000 personnes, dont certaines n’ont plus aucun revenu depuis le début de la pandémie. Au-delà de ces montants, le client supportera le coût du report des échéances. Les intérêts intercalaires seront également dus par les entreprises qui ont demandé la suspension de leurs mensualités.

En matière de financement, le Comité de veille a promis la mise en place d’un nouveau dispositif. Il sera «massif, souple dans sa mise en œuvre et couvrira l’ensemble des segments d’entreprises». Il a également été décidé d’assouplir le mécanisme Damane Oxygène en améliorant les conditions d’accès au financement pour le redémarrage des activités en faveur des TPE, des PME et des entreprises de taille intermédiaire.

Un nouveau dispositif sera créé pour financer la relance des entités réalisant un chiffre d’affaires de plus de 500 millions de DH. Ses mécanismes et modalités opératoires seront bientôt arrêtés par un comité composé du ministre des Finances, de Bank Al-Maghrib, la CGEM et le GPBM.

Les établissements et entreprises publics impactés par la crise du Covid-19 ne sont pas en reste. Le Comité de veille économique annonce la création d’un fonds de garantie spécifique, leur permettant de lever de nouvelles ressources pour renforcer leurs financements et envisager un développement soutenable et durable de leurs activités.

La dernière réunion du Comité de veille aura donc été consacrée à renforcer les conditions de relance économique en soutenant les banques dans l’octroi de financements massifs au profit de tous les segments d’entreprises, privées et publiques. Des mesures censées sauver les emplois et réduire les délais de paiement interentreprises.

Au cours de sa dernière réunion, le Comité a pris acte des plans de relance sectoriels en cours d’élaboration par les différents départements ministériels concernés avec la CGEM. Ces plans devront encore faire l’objet d’études et de discussions lors des  prochaines réunions du Comité de veille économique avant d’être consolidés dans le cadre d’une stratégie de relance économique globale et cohérente. Il s’agit d’un travail de longue haleine qui devra tenir compte des doléances des différentes catégories d’opérateurs économiques.

Premier bilan des aides sociales

L’attribution de l’indemnité forfaitaire destinée aux salariés des entreprises en difficulté financière, affiliées à la CNSS, a connu un réajustement. Les critères d’éligibilité ont été redéfinis par une loi et des textes d’application. Ainsi, près de 134.000 entreprises, employant 950.000 salariés, ont été déclarées au titre du mois d’avril. Ces salariés, moyennant les vérifications d’usage, recevront une indemnité forfaitaire de 2.000 DH. Le versement de l’aide destinée aux personnes travaillant dans l’informel n’a pas encore été achevé. A ce jour, 85% de la population éligible, soit 3,7 millions de ménages, ont bénéficié de l’aide selon la taille de la famille.

Hassan EL ARIF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc