×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

FAO: Une offre mondiale de céréales satisfaisante

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5758 Le 11/05/2020 | Partager
Ceci malgré les répercussions de la pandémie de Covid-19
Des effets sur l’offre et la demande

Les premières prévisions de la FAO sur l’offre et la demande mondiales de blé en 2020-2021 sont tombées. Il faudrait s’attendre à une offre mondiale de céréales satisfaisante malgré les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur la croissance économique et sur les marchés de l’énergie.  A noter qu’en avril, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires (céréales, huiles végétales, produits laitiers, viande, sucre) était en baisse pour le troisième mois consécutif.

production-cerealiere-058.jpg

Les estimations concernant la production céréalière mondiale en 2019 se maintiennent à 2,72 milliards de tonnes environ, soit 65,3 millions de tonnes (2,5%) de plus que le faible niveau enregistré en 2018. La hausse de la production de blé, de maïs et d’orge explique en grande partie ce rebond. En revanche, les prévisions relatives à l’utilisation mondiale de céréales en 2019-2020 ont été réduites de 24,7 millions de tonnes par rapport au mois d’avril, en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19. Les estimations concernant les stocks mondiaux à la clôture des campagnes de 2020 ont été portées à 884 millions de tonnes, soit 22,6 millions de tonnes de plus que prévu précédemment

■ Des récoltes modestes en Afrique du Nord…: Les prévisions tablent sur une production mondiale de blé d’environ 762,6 millions de tonnes cette année. Il s’agit d’un volume proche de celui de 2019 qui serait, si ces prévisions se concrétisent, le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré. Il faudrait prévoir des récoltes plus modestes dans l’Union européenne, en Afrique du Nord, en Ukraine et aux Etats-Unis. Mais ces diminutions seront probablement contrebalancées par les rebonds attendus de la production en Australie et au Kazakhstan, ainsi que par des récoltes plus abondantes en Russie et dans plusieurs pays d’Asie, en particulier en Inde.

■ L’utilisation mondiale de blé: Elle devrait stagner pendant la campagne de commercialisation 2020‑2021 autour de 759,4 millions de tonnes. La hausse prévue de la consommation alimentaire faisant plus que compenser le recul attendu de l’utilisation dans les secteurs de l’alimentation animale et de l’industrie (en particulier dans l’UE, aux Etats-Unis et au Canada). Ceci essentiellement en raison de la chute de la demande qui découlera sans doute des graves contractions de l’économie imputables à la pandémie de Covid-19.

■ Gonflement des stocks: Les premières prévisions relatives aux stocks mondiaux de blé à la clôture des campagnes de récolte en 2021 s’établissent à 274,5 millions de tonnes, soit une hausse de 0,6% par rapport au niveau d’ouverture. Ce serait ainsi le deuxième volume le plus élevé jamais enregistré. Ce gonflement des stocks mondiaux de blé s’explique essentiellement par une augmentation d’environ 8 millions de tonnes des stocks de blé en Chine, laquelle compense largement les baisses attendues aux Etats-Unis et en Afrique du Nord. Hors Chine, les stocks mondiaux devraient diminuer de près de 5% d’une année sur l’autre et atteindre leur niveau le plus bas depuis 2013.

■ Et les échanges: Alors que la campagne actuelle de récolte du blé (juillet 2019-juin 2020) touche à sa fin, les prévisions préliminaires concernant les échanges de blé en 2020-2021 s’établissent à 176,3 millions de tonnes. Elles sont donc en légère hausse (0,7%) par rapport au volume estimatif pour 2019‑2020. Il convient néanmoins de noter que cette progression résulte avant tout de l’ajout des statistiques du commerce entre le Royaume-Uni et l’UE aux chiffres mondiaux à partir de 2020-2021.

■ Ces pays qui achèteront plus: Les premiers éléments à disposition laissent penser que le volume des importations restera proche de celui de 2019-2020 dans la plupart des pays. Toutefois plusieurs pays d’Afrique du Nord achèteront probablement davantage de blé pour faire face à des déficits attendus de la production intérieure, tandis que les importations en Turquie devraient baisser, en raison de perspectives de récolte plus favorables cette année. S’agissant des exportations, l’augmentation escomptée des expéditions depuis l’Australie et le Canada devraient compenser la contraction probable des exportations en provenance de l’Ukraine et de l’UE, principalement en raison d’une baisse de la production.
Pour rappel, le gouvernement marocain anticipe la crise du blé. Pour la première fois il ne décrète ni l’arrêt des importations ni le rétablissement de droits de douane pour protéger la production locale du blé tendre (cf. notre édition N°5755 du 06/05/2020).

Les céréales secondaires

Les pays de l’hémisphère Sud entameront bientôt la récolte 2020 des céréales secondaires. En Amérique du Sud, les récoltes de l’Argentine et du Brésil devraient atteindre des volumes comparables aux niveaux exceptionnels de l’an passé, principalement du fait d’emblavures supérieures à la moyenne. En Afrique du Sud, un fort rebond de la production de maïs est prévu. Laquelle devrait dépasser 15 millions de tonnes et atteindre son deuxième volume le plus élevé, après un recul en 2019, imputable à la sécheresse. Dans l’hémisphère Nord, les semis de céréales secondaires sont imminents ou viennent de commencer.

F.Z. T.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc