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Economie

A quoi servira le Fonds de solidarité de l’UE

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5751 Le 29/04/2020 | Partager
Alléger la charge qui pèse sur les budgets des Etats membres
L’Italie a présenté sa demande préliminaire d’aide financière

Pour faire face à la pandémie de Covid-19 et à ses effets, la Commission européenne a reçu, le 27 avril,  de l’Italie sa première demande préliminaire d’aide financière du Fonds de solidarité de l’UE.

«…Grâce à son champ d’application élargi, qui inclut désormais aussi les urgences de santé publique, ce Fonds fait partie des instruments que la Commission a mis en place pour alléger la charge qui pèse sur les budgets des Etats membres, manifestant de manière concrète la solidarité européenne en ces temps difficiles», a indiqué Elisa Ferreira, commissaire à la cohésion et aux réformes. Ce geste intervient au moment où plusieurs pays (France, Espagne, Allemagne…) préparent leurs plans de déconfinement progressif.

■ Evaluation des demandes: La Commission européenne recevra les demandes d’intervention liées à la pandémie Covid-19 jusqu’au 24 juin 2020. Elle procèdera alors à leur évaluation en une seule fois afin d’assurer le traitement équitable de ces demandes. Une proposition d’aide financière sera présentée ensuite au Parlement européen et au Conseil. Pour 2020, le Fonds dispose de 800 millions d’euros en vue de fournir une aide financière aux pays de l’UE les plus touchés par cette crise. Cette aide vise à alléger la charge financière que représentent  les mesures d’intervention immédiate telles que la fourniture d’une assistance médicale et l’achat de matériel médical, le soutien aux groupes vulnérables ou encore les mesures destinées à enrayer la propagation de la maladie et à renforcer la relance.

■ Vivement un plan de relance: Les 27 dirigeants de l’UE avaient chargé la Commission de préparer un plan de sortie de crise. Il devrait comprendre une proposition de budget pour la période 2021-2027, incluant un fonds pour relancer l’économie européenne après les mesures de confinement. Selon la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, il devrait être présenté dans «la deuxième ou la troisième semaine de mai». De son côté, la présidente de la BCE, Christine Lagarde a exhorté les dirigeants européens à agir vite pour sortir de la pire récession qui guette l’UE. La Banque centrale européenne est prête à renforcer son arsenal anti-coronavirus grâce à son programme de rachat d’urgence face à la pandémie, prévoyant 750 milliards d’euros de rachats de dette publique et privée.

■ Un appel aux dons: L’UE s’associe à des partenaires mondiaux pour lancer un appel aux dons «la réponse mondiale au coronavirus: europa.eu/global-response» qui débutera le 4 mai. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des acteurs mondiaux du domaine de la santé ont lancé un appel conjoint à l’action en vue de mettre en place un accès rapide et équitable à des tests de dépistage, des traitements et des vaccins contre le coronavirus. Afin de lever des fonds, l’UE et ses partenaires organiseront un marathon mondial des donateurs. Les pays et les organisations du monde sont invités à effectuer des promesses de dons pour parvenir à l’objectif de 7,5 milliards d’euros de financement initial.

                                                                               

Tempête sur l’économie

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La pandémie du coronavirus a eu un fort impact sur l’économie européenne. La zone euro devrait ainsi enregistrer une chute record de son PIB de 7,5% cette année, selon les projections du FMI (avec –3% prévu pour la conjoncture mondiale).

Fitch Ratings s’attend aussi à une contraction du PIB mondial de 3,9% en 2020. Ceci est deux fois plus important que le déclin prévu dans la mise à jour des perspectives économiques mondiales du début avril et serait deux fois plus grave que la récession de 2009. Il faudrait s’attendre à une baisse du PIB de la zone euro (de 7%).

L’activité du secteur privé s’y est effondrée en avril sous l’effet des mesures prises pour enrayer la propagation du coronavirus, selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit. L’indice mensuel s’affiche à 13,5 points, contre 29,7 points en mars, ce qui constitue «de loin la plus forte contraction de l’activité globale enregistrée en plus de vingt ans d’enquête».

Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l’activité progresse. Elle diminue s’il est inférieur à ce seuil. L’indice PMI (pour Purchasing Manager’s Index) prend en compte les prises de commandes, la production, l’emploi, les livraisons et les stocks du secteur manufacturier.

D’après une enquête de la BCE, la demande nette de crédits en provenance des entreprises de la zone euro devrait grimper historiquement au deuxième trimestre 2020 mais se contracter côté ménages. Le tout sur fond d’amples soutiens monétaires face à la crise sanitaire et économique.

F.Z.T.

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