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Cheptel: Enfin le plan de sauvetage démarre

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5743 Le 17/04/2020 | Partager
Casablanca-Settat parmi les premières régions à en bénéficier
2,5 millions de quintaux d’orge pour commencer
Un volume jugé insuffisant par de nombreux éleveurs

Attendu pour le 27 mars dernier, le plan de sauvetage du cheptel vient enfin de démarrer. Il porte dans une première phase sur la distribution de 2,5 millions de quintaux d’orge subventionné pour que la céréale soit vendue à 2 DH/kg. Histoire de mettre un frein à la spéculation ou du moins d’en atténuer l’ampleur.

Car, de l’avis de nombreux éleveurs joints par L’Economiste, le volume fixé par les pouvoirs publics «est insuffisant compte tenu de l’importance de l’effectif affecté par la disette, pour cause de manque de pluie». (Voir encadré ci-dessous).

Certains auraient souhaité lâcher leurs troupeaux sur les cultures céréalières perdues, suite à la rareté des précipitations, mais ils étaient dans l’attente du passage de la commission d’évaluation de l’assurance agricole qui, coronavirus oblige, a marqué un temps d’arrêt. Le programme doit cibler en priorité les zones les plus affectées par le manque de pluies.

La tutelle n’en précise pas la cartographie mais signale qu’elles relèvent pour l’essentiel du «bour défavorable». Dans ces zones, le déficit pluviométrique a impacté de manière négative les parcours ainsi que les cultures fourragères utilisées pour l’alimentation du bétail.

«Hors les zones pluviales défavorables, les cultures dans les zones favorables bien qu’affectées selon les régions et par endroits, ne suscitent pas d’inquiétude», estime la tutelle. Néanmoins, Casablanca-Settat, qui compte parmi les grandes régions d’élevage laitier, se place parmi les premiers bénéficiaires.

Dans le détail, le programme annoncé consiste en la distribution de 2,5 millions de quintaux d’orge subventionné sur les 3 prochains mois (avril - mai et juin). Il porte également sur la prise en charge du transport depuis les centres de vente de l’orge aux chefs-lieux des communes enclavées et d’accès difficile au niveau des provinces concernées.

Les services régionaux, provinciaux et locaux du département de l’Agriculture et des établissements sous tutelle, notamment l’Onicl, l’Onca et l’Onssa seront pleinement mobilisés avec les autorités locales pour réussir cette opération. Le ministère ne renseigne pas sur le coût de l’opération mais dans les coulisses, on croit savoir que l’initiative engloberait un montant de 255 millions de DH. Elle porterait en plus du plan de sauvetage du cheptel sur la mise en place de points d’abreuvement et d’alimentation en eau potable des populations.

Par ailleurs le groupe Crédit Agricole du Maroc avait annoncé sa décision de soutenir le plan de sauvetage du cheptel, notamment à travers le financement des achats de l’orge subventionné et l’aliment de bétail. A cet effet, 500 millions de DH seront dédiés au produit «Laksiba». 

Au-delà, le ministère de l’Agriculture se veut toujours rassurant sur l’évolution de la campagne agricole. «Cette dernière est suivie  à travers des indicateurs journaliers sur l’ensemble du territoire national», est-il indiqué. A l’appui, le déroulement prometteur des cultures de printemps, de l’arboriculture et du maraîchage de saison.

Pour rappel, la production des fruits et légumes évolue favorablement dans les zones irriguées et l’approvisionnement du marché se déroule selon un rythme dépassant largement la demande.

 Le tiers du PIB agricole

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La filière de l’élevage représente un enjeu de taille. Avec en tête l’activité des viandes rouges qui  constitue un secteur stratégique de par son poids dans le PIB agricole (plus de 30%). Elle assure 27 milliards de DH de chiffre d’affaires et contribue à la sécurité alimentaire du pays. Par ailleurs, on dénombre plus d’un million d’exploitations qui pratiquent l’élevage, dont 70% ont comme activité principale la production de viande rouge. La filière procure également 1,8 million d’emplois par an.
Par ailleurs, le cheptel producteur de viandes rouges compte 39 millions de têtes (dont 2/3 d’ovins) répartis entre bovins (3,2 millions), ovins (19,2 millions), caprins (6,2 millions) et camelins 200.000 têtes.

A.G.

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