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Economie

Ecoles supérieures: Priorité à la réussite des étudiants

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5739 Le 13/04/2020 | Partager
Le paiement des frais de sco­larité ne sera abordé qu’à la sortie de la crise
Un traitement au cas par cas pour les parents en difficulté est prévu
Les écoles sortent leur tréso­rerie de «guerre», pour assurer les salaires

«Hors de question d’abor­der le sujet de paiement avec les parents! Notre préoccupation pre­mière aujourd’hui est d’accomplir notre devoir pédagogique», souligne Kamal Daissaoui, directeur général de l’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI).

A l’instar de l’EMSI, le groupe HEM, ESCA école de management, l’Université privée de Rabat (UIR) ou encore l’Estem, se disent aussi mobilisés pour assurer les cours à distance et pour la réussite scolaire de leurs étudiants. «Nous avons mis en place un système d’appui desti­né aux personnes qui ne seront pas capables de payer les frais de scola­rité», assure Noureddine Mouaddib, président de l’UIR.

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Le secteur de l’enseignement supérieur privé compte 201 écoles, dont 10 universités. Il emploie plus de 9.100 enseignants et personnel administratif. Pour la rentrée 2019/2020, les écoles privées ont accueilli 13.481 nouveaux étudiants, pour porter ainsi le total d’inscrits à 53.692

L’université qui compte quelque 4.600 étudiants, pro­pose aux parents impactés par la crise de formuler une demande spéciale. Pour ceux dont l’activité est en arrêt temporaire, un rééchelonnement sera prévu, et pour les cas extrêmes (perte d’emploi), leur enfant sera inclus dans le système de bourse.

Pour HEM, le sujet n’est pas d’ac­tualité. «Certains parents devaient payer le 2e semestre depuis un bon moment, mais nous ne les avons pas relancés», indique Hassan Sayegh, DG de HEM. Le groupe aux 1.500 étudiants n’a pas encore déployé un mécanisme financier pour gérer une éventuelle crise, toutefois il est conscient qu’il devra soutenir les parents. «Ce qui est certain, c’est que les parents en difficulté bénéficieront de notre accompagnement. Nous trouverons des solutions adéquates pour chacun», assure Sayegh.

Même son de cloche auprès du patron de l’ESCA. «Cette situation est inédite et atypique, elle est diffi­cile pour le pays et le Marocain». Pour l’heure, l’école concentre ses efforts sur la réussite de ses étudiants. «C’est le moment de donner des priorités. Pour nous, c’est la sécurité et la santé de nos étudiants et de nos collabora­teurs qui priment. Quand le moment viendra, nous trouverons des solutions adaptées pour les parents en difficul­tés et ferons en sorte que chaque étu­diant poursuive son parcours jusqu’à la fin», précise Thami Ghorfi, PDG de l’ESCA.

A l’Estem, le management se repose sur sa trésorerie. «Même si elle est fragile, nous ferons de notre mieux», indique Wafaa Bouab Ben­nani, PDG de l’Estem. Et pour assurer en ces temps de crise, l’établissement compte aussi sur la solidarité et le sou­tien de ces professeurs. «Plusieurs de nos enseignants se disent prêts à faire des efforts financiers en différant leur salaire», confie-t-elle.

«Bien évidem­ment, nous connaissons la situation de chacun des parents et sommes prêts à faire preuve de souplesse et de sacri­fice pour ceux qui seront dans l’inca­pacité de gérer dans le futur», assure la PDG d’Estem. Pour Kamal Daissaoui, les paiements seront abordés à la sor­tie du confinement. «Nous allons voir comment procéder avec les parents, en prenant compte l’impact social qu’en­gendrera cette crise. Le traitement se fera au cas par cas», précise le DG du groupe EMSI.

Ces écoles peuvent aussi som­brer dans une crise financière. Leurs charges sont importantes entre sa­laires à payer, loyer, crédit et autres. L’UIR assure 750 emplois, dont 350 sont indirects. Ces emplois indirects concernent les agents de sécurité, d’entretien des espaces verts, de net­toyage et le personnel de cuisine... «Nous avons demandé à tous nos prestataires de garder ces emplois et nous allons prendre en charge les salaires», confie Mouaddib.

«Pour l’heure, nous avons sorti notre tré­sorerie de guerre et avons souscrit à des facilités de caisse. Nous avons la chance d’appartenir au réseau interna­tional Honoris, qui représente, un gage de confiance auprès des institutions financières. Honoris est pour nous un avantage en temps normal, car il nous permet de nous développer, mais aussi dans des circonstances pareilles de nous appuyer, car nous bénéficions d’une solidité financière», indique Daissaoui. Le groupe qui compte 6.000 étudiants emploie quelque 600 personnes (corps enseignants, admi­nistratifs et techniques). HEM, pour sa part, compte 190 emplois fixes et compte maintenir tous les salaires.

Tilila EL GHOUARI

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