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Economie

BAM prête à secourir le dirham

Par Franck FAGNON | Edition N°:5738 Le 10/04/2020 | Partager
La monnaie s’est dépréciée de 3,5% par rapport au panier de cotation depuis début mars
La LPL permettra d’appor­ter une réponse adéquate si la baisse devait s’écarter de la bande de fluctuation
Pour l’heure, les banques maî­trisent la situation
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La banque centrale se tient prête à intervenir si la baisse du dirham par rapport au panier de cotation devait s’écarter de la bande de fluctuation c’est-à-dire, +/- 5%

Ce jeudi, le dollar s’échangeait à 10,25 DH. Il avait atteint un plus haut historique lundi à 10,30 DH. L’euro, lui, valait 11,15 DH ce jeudi (hors dif­férentes commissions). En l’espace d’un mois, le dirham s’est déprécié de 9% par rapport au billet vert et de plus de 3% par rapport à l’euro.

En tout, la monnaie a perdu 3,5% face au panier de cotation. Cela signifie aussi que malgré le mouvement brutal de ces dernières semaines, sa fluctuation reste contenue dans la bande définie, c’est-à-dire +/- 5%.

Ce décrochage rapide du dirham depuis début mars est lié à une conjonction de facteurs défavorables qui ont tous pour origine la crise sani­taire. La fermeture des frontières et le confinement exercent une pression sans précédent sur les principales sources de rentrée de devises, à savoir les exporta­tions des phosphates, le tourisme, les transferts des MRE et les IDE.

Cette semaine, la baisse de la monnaie a ra­lenti, observent des professionnels de marché en raison de la diminution des flux du commerce extérieur. Il y a aussi un attentisme de la part des opérateurs économiques, relèvent-ils. Les autori­tés monétaires ont tout de même choisi de tirer la ligne de précaution et de liquidité de 3 milliards de dollars. Elle ira renforcer les réserves de changes.

«C’est une mesure de précaution et en même temps un signal pour rassurer les marchés», analyse un banquier. La LPL vient renforcer les munitions de la banque centrale pour soutenir le dirham en cas de besoin, c’est-à-dire pour en­rayer tout mouvement de la devise hors de la bande de fluctuation.

Pour l’heure, le marché arrive à s’autoréguler. La position de change des banques est excédentaire (plus de 1 milliard de DH) pour la première fois depuis le 09 janvier 2020. «Pour l’ins­tant, nous arrivons à trouver un équi­libre entre l’offre et la demande», note un banquier d’une salle des marchés. A ce stade, une intervention de la banque centrale n’est pas jugée nécessaire.

Mais, les choses peuvent évoluer rapi­dement dans un sens comme dans un autre, en fonction des développements de la crise sanitaire. «Il faudrait une seconde secousse, que je ne vois pas venir pour l’instant, pour justifier une intervention de Bank Al-Maghrib», relève un professionnel.

Si les flux à l’import devaient augmenter dans les prochaines semaines, la baisse du dirham pourrait se rapprocher rapide­ment des limites de la bande de fluc­tuation. Récemment, la douane avait appelé certains opérateurs dont les concessionnaires automobiles, à limiter leurs importations au strict minimum, histoire de réduire la pression sur les devises.

F.Fa

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