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Economie

Moral des patrons: Statu quo à Rabat en attendant la reprise

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5737 Le 09/04/2020 | Partager
Tourisme, textile, BTP… la majorité des secteurs quasi à l’arrêt
Avec de la matière première disponible, le textile se dit prêt à fabriquer des masques

La crise du coronavirus a sé­rieusement impacté l’activité de la majorité des entreprises de la région de Rabat. Une situation qui touche les différents secteurs dont celui du textile, qui figure parmi les plus touchés. La quasi-totalité des unités situées dans les différentes zones in­dustrielles de l’agglomération (Hay Rahma à Salé, Ain Aouda à Témara, Takadoum à Rabat….) sont fermées depuis le 20 mars dernier, précise un professionnel du secteur.

«Confi­nement oblige, une majorité d’ou­vriers ont préféré rester chez eux pour protéger leurs proches de tous risques de contamination, ce qui est légitime», reconnaît un autre patron d’entreprise de textile à Ain Aouda. «Le risque est potentiel surtout dans les ateliers qui comptent, souvent, plus de 400 ouvriers et dans lesquels il est difficile d’appliquer la règle de distanciation», ajoute un autre professionnel installé dans la zone industrielle de Takadoum à Rabat.

D’autres facteurs seraient également à l’origine du blocage et notamment le manque de matière première, dont une grande partie est importée de pays d’Europe sérieusement frap­pés par la pandémie du coronavi­rus. Il s’agit notamment de l’Italie, l’Espagne, la France et le Portugal.

«Cette difficulté d’approvisionne­ment nous empêche aussi d’assurer la reconversion de notre production et fabriquer des masques comme certains de nos confrères», regrette le patron de l’usine d’Ain Aouda. Toutefois, les professionnels, qui se disent ravis des mesures prises par l’Etat pour aider les entreprises et les salariés en difficulté (indemnité mensuelle nette de 2.000 DH, allo­cations familiales au profit des sala­riés déclarés à la CNSS en arrêt pro­visoire de travail), se disent prêts, en dépit de leurs difficultés financières à assurer au moins 50% du salaire habituel de leur encadrement.

Au niveau du tourisme, grave­ment frappé par la crise, quelques hôtels de la capitale continuent à fonctionner avec un niveau réduit. «La majorité de leurs clients est composée de touristes des pays du Golfe qui n’ont pas pu regagner leur pays, signale un patron d’un grand hôtel de la capitale.

Leur prise en charge est assurée par leur ambas­sade», précise-t-il. De même, le sec­teur de la construction est presque à l’arrêt avec quelques rares chantiers. Cela s’explique par la rareté de la main-d’oeuvre et le manque des ma­tériaux et des équipements.

Télétravail, l’alternative

Le dispositif du confinement a obligé certaines sociétés à adapter leur organisation pour assurer la continuité de leur activité. Il s’agit notamment des centres d’appels et des sociétés spécialisées dans l’ingénierie dont une partie est installée à Technopolis. «Mais nous devons tout de même obtenir l’aval de nos clients pour passer au télé­travail», précise un responsable d’un centre d’appels à Rabat. Durant cette période, une grande partie du personnel a préféré prendre un congé, ajoute-t-il. Pour le reste, «nous avons adopté une organisation permettant d’observer la règle de distanciation et de respecter les mesures d’hygiène nécessaires», conclut notre source.

N.E.A.

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