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Economie

Le spectre de la crise de la dette revient

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5736 Le 08/04/2020 | Partager
L’UE pour une riposte commune pour y faire face
«Coronabonds», fonds de relance, mécanisme de stabilité…

Prêts du fonds de secours de la zone euro, activation du mécanisme européen de stabilité, garantie pour les entreprises, soutien au chômage partiel…  Ce sont quelques mesures sur lesquelles devraient s’entendre les pays de l’UE pour faire face à la pandémie du coronavirus.

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Le FMI et la Banque mondiale avaient demandé aux créanciers bilatéraux des pays les plus pauvres «de geler les remboursements de dettes» afin que ces pays puissent dégager de l’argent pour combattre la pandémie. Les ministres des Finances du G20 s’étaient mis d’accord aussi pour appuyer un plan pour répondre au «risque de vulnérabilité à l’endettement des pays à faibles revenus et sur la nécessité d’une assistance financière aux marchés émergents et aux pays en développement» (Ph. AFP)

L’idée d’un fonds de relance capable d’émettre de la dette commune aux Etats membres suscite aussi des débats. La France, avec l’Italie, l’Espagne et d’autres pays de la zone euro, avait déjà souhaité la création d’un instrument qui permettra de contracter des emprunts communs, sous la forme de «coronabonds». Mais l’Allemagne et les Pays-Bas ont fermement rejeté ce dispositif.

Au fait, ces deux pays et d’autres du nord de l’Europe (dont la dette est jugée plus sûre) refusent toute mutualisation du risque avec des pays très endettés comme l’Italie. Sa dette publique devrait grimper à 147% du PIB, selon la principale organisation patronale italienne, la Confindustria.

Selon les données de la Commission européenne (voir aussi Zone euro Qui va payer les dettes de la crise? https://www.alternatives-economiques.fr), «la dette publique des pays de la zone euro devait atteindre, avant le coronavirus, 10.400 milliards d’euros en 2020, soit 85% du PIB de la zone». «Un niveau qui va progresser en conséquence du creusement des déficits budgétaires du fait des mesures de soutien aux économies», est-il indiqué.

Se posera alors la question des paiements des dettes liés à cette crise! Pour tenter d’alléger la facture, les annonces de soutien économique de la part des États et des banques centrales (BCE, FED…) se poursuivent tous azimuts.

En rachetant ainsi massivement de la dette des Etats et d’entreprises de la zone euro sur les marchés, la Banque centrale européenne par exemple espère soulager les banques et les inciter à maintenir, voire relancer, leurs prêts aux ménages et entreprises. Ce qui permettra de soutenir la production et l’emploi.

Pour de nombreux analystes,  la crise du coronavirus ravive les craintes d’une vague de défauts de paiement de pays émergents et moins avancés. Ce qui suscite une multitude d’appels aux créanciers à reporter des échéances, voire à annuler partiellement la dette.

A l’image du Liban qui s’est retrouvé en défaut de paiement dès le 9 mars, ou de l’Argentine qui a reporté à l’année prochaine le paiement de près de 10 milliards de dollars de dette, plusieurs pays émergents étaient déjà très affaiblis économiquement avant la pandémie.

F.Z.T.

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