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Economie

Les familles, nouveaux foyers de contamination

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5735 Le 07/04/2020 | Partager
C’est la principale cause de l’accélération du nombre des cas positifs
Appel à l’isolement au sein des ménages
Davantage de tests dans les prochains jours pour avoir plus de visibilité
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L’apparition de foyers de contamination au sein de la famille est causée notamment par le non-respect des mesures de confinement, particulièrement dans certaines zones, comme dans les quartiers populaires, avec de grandes densités favorisant la promiscuité (Ph. Bziouat)

En dépassant les 1.000 cas positifs, le Maroc passe à une nou­velle phase dans la gestion de la propagation du coronavirus. Ceci est d’autant plus important avec l’apparition de foyers de contami­nation. L’accélération du nombre des personnes atteintes du Covid-19 durant les 3 derniers jours est due à «une transmission du virus dans des foyers épidémiques», selon Moha­med Lyoubi, directeur de l’épidé­miologie au ministère de la Santé.

Il a mis l’accent sur la progression du nombre des «foyers épidémiques au sein des familles». Cela s’explique, selon lui, par le fait que «des per­sonnes continuent de quitter leur do­micile, mais également à cause des personnes qui étaient en incubation au moment de l’entrée en vigueur du confinement».

D’où la montée en flèche du nombre des cas positifs, impliquant le déploiement de nou­velles mesures. L’une des premières conséquences concerne l’élargisse­ment des dépistages à de nouvelles catégories. Les personnes ayant cô­toyé les cas positifs ne feront plus l’objet d’un simple suivi. Des tests ont été déjà réalisés au sein de cette communauté depuis quelques jours. «Plus de 7.000 personnes contacts ont fait l’objet d’analyses au labo­ratoire. Ce qui a permis de confir­mer 192 cas de contamination», a souligné Lyoubi. Il a fait savoir que «d’autres tests seront effectués au cours des prochains jours. Ce qui permettra d’avoir plus de visibilité et de fournir plus d’éclaircissements sur l’évolution de l’épidémie».

Pa­rallèlement, les responsables du ministère de la Santé ont appelé à renforcer davantage les mesures de confinement. Cela concerne parti­culièrement les comportements au sein même des foyers. Surtout qu’au «sein de plusieurs milieux fami­liaux, nous retrouvons désormais plusieurs membres infectés», selon Lyoubi. Celui-ci a rappelé l’impor­tance du strict respect des procé­dures préventives de l’état d’urgence sanitaire.

Aujourd’hui, les autorités appellent à respecter l’isolement au sein même des familles, afin d’évi­ter une plus grande propagation du virus. Ces mesures d’isolement risquent néanmoins d’être diffici­lement applicables pour certaines catégories défavorisées. Selon les résultats du recensement général de 2014, près de 4 millions de ménages vivent dans des logements avec 1 à 3 pièces.

Les risques de promiscuité sont également élevés dans certaines zones, particulièrement dans les bidonvilles. Selon les résultats du recensement, plus de 329.000 mé­nages habitent dans des bidonvilles et 20.227 sont logés dans des locaux impropres par nature à l’habitation.

Si les responsables du minis­tère de la Santé estiment que les prochains jours seront décisifs, notamment en matière d’évolution de la propagation du virus, d’autres analyses sont également attendues durant les 2 jours qui viennent.

Mohamed Lyoubi s’était engagé à présenter, à cette échéance, les pre­mières analyses affinées concernant l’utilisation du protocole à base de chloroquine. Les équipes du dépar­tement de la Santé se sont penchées depuis quelques jours sur l’exa­men des données, pour établir un lien entre le début d’utilisation de ce protocole et l’augmentation du nombre des guérisons.

Une plus grande capacité d’accueil

Depuis quelques jours, les responsables du ministère de la Santé optent pour un discours rassurant, précisant que les lits au sein des centres de prise en charge des personnes atteintes du Covid-19 sont disponibles. Parallèlement, la capacité d’accueil a été renforcée, avec la mise en place de nouvelles unités de prise en charge. Cela concerne particulièrement la région de Casablanca-Settat, qui enregistre un nombre record de personnes contami­nées. En plus de la conversion de l’OFEC, qui permettra de mobi­liser 700 lits supplémentaires, d’autres structures ont été mises à contribution. Par exemple, une unité de prise en charge de la pandémie du coronavirus a été installée, depuis samedi dernier, à l’Université Mohammed VI des sciences de la santé. Elle permet de mobiliser 42 lits d’hospitalisation classique et 9 lits de soins intensifs pour les cas les plus graves. Le laboratoire national de référence, relevant de cette Université, s’est également doté d’une plateforme à haut débit, en vue de dépister et de diagnostiquer biologiquement les cas de Covid-19. Ces deux structures s’ajoutent à l’hôpital militaire de campagne installé à Benslimane, composé de 16 tentes sanitaires, d’une capacité de 160 lits. Une zone de tri des malades a été mise en place, avec 140 lits aux cas légers, 40 lits aux soins intensifs et 20 aux cas admis en réanimation.

M.A.M.

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