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Economie

Le marché des changes sous haute pression

Par Franck FAGNON | Edition N°:5730 Le 31/03/2020 | Partager
Le confinement et la ferme­ture des frontières entraînent une pénurie de devises chez les banques
Hors importations de produits de première nécessité, les sor­ties sont déconseillées
Le dirham a perdu 5% face à l’euro/dollar en une semaine

Souvenez-vous de l’été 2017! La pression sur les réserves de change avait contraint les autorités monétaires à repousser la première phase de la réforme du régime de change. Aujourd’hui, le contexte est différent, mais la vigilance reste la même.

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Le confinement et la fermeture des frontières mettent indirectement la pression sur les sources de rentrée de devises (exportations, recettes de voyages, transferts MRE, IDE...). Pour contrer le choc, les importations seront limitées au strict minimum. Pour l’instant, les réserves se stabilisent à 242 milliards de DH

Le ralentissement du com­merce mondial dû au coronavirus impacte durement les secteurs de l’automobile ou encore du textile, deux poids lourds dans les exportations marocaines. Cela signi­fie aussi moins de rentrées de devises. A cela, il faut ajouter la chute attendue des recettes du tourisme et des transferts des MRE.

La récession de l’économie mon­diale se répercutera sur les investissements directs étrangers. La balance des opéra­tions courantes va creuser son déficit. Il y a quelques jours, la Douane avait lancé l’alerte en priant les concessionnaires de limiter les importations de véhicules au strict minimum.

Pour atténuer l’impact indirect du confinement et de la fermeture des fron­tières sur les réserves de change, les sorties de devises sont autorisées avec parcimo­nie. Le refinancement en devises destinées aux importations de produits de première nécessité est prioritaire. En dehors de ces cas, les banques conseillent aux impor­tateurs d’opter pour le refinancement en monnaie locale. «Nous avons un devoir de vigilance collective», estime un banquier.

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Le dirham a cédé 5% par rapport à l’euro/dollar la semaine dernière et la baisse se poursuit ce lundi. Certains banquiers recommandent aux importateurs de fixer rapidement le taux de change pour limiter le risque alors que d’autres conseillent de ne pas s’affoler

Par ailleurs, la conjoncture entraîne une dépréciation du dirham par rapport à l’euro/dollar. La semaine dernière, la devise a baissé de 5% et le mouvement se poursuit ce lundi. En cinquante ans, le dirham n’a jamais baissé dans ces propor­tions, relèvent des professionnels. L’élar­gissement de la banque de fluctuation et le contexte exceptionnel expliquent cette situation.

Mais, «le prix du dirham et la position de change des banques n’ont pas encore atteint le seuil psychologique pour déclencher une intervention de la banque centrale», note un professionnel. Si cela s’avère nécessaire, l’impact sur les réserves de changes pourrait être signifi­catif ajoute la même source. Ce qui pour­rait accentuer les restrictions sur les sorties de devises.

Pour l’instant, les réserves de changes restent stables autour de 242 mil­liards de DH. En cas de choc, le Maroc a toujours la possibilité d’activer la ligne de précaution et de liquidités de 3 milliards de dollars. Nous n’en sommes pas encore là.

Au vu du comportement du dirham, certains banquiers conseillent aux importa­teurs de fixer rapidement le taux de change pour limiter le risque de change». D’autres par contre préconisent de ne pas s’affoler. Mais, plus la reprise va durer, plus les conséquences économiques de la pandé­mie seront lourdes.

F.Fa

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