×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Coronavirus - Bourse: Les institutionnels dans l'œil du cyclone

Par Franck FAGNON | Edition N°:5721 Le 18/03/2020 | Partager
L'ampleur de la baisse du Masi détonne dans un marché dominé par les zinzins
L'Autorité des marchés réduit les seuils de variation des actions
bourse-021.jpg

Après une nouvelle baisse, le Masi a creusé ses pertes à près de 24%. Au niveau des indices sectoriels, banques, télécoms, Bâtiments et matériaux de construction, Immobilier et Assurances pèsent

Jusqu'à nouvel ordre, la variation des actions cotées en continu ne peut excéder 4% (à la hausse comme à la baisse) et 2% pour les actions cotées au fixing. Auparavant, les seuils étaient de 10% et 6%. Face au krach de la Bourse, c'est l'une des premières décisions de l'Autorité marocaine des marchés des capitaux.

Suite à l'application de ces dispositions dès mardi 17 mars, 21 titres ont traité et 27 réservés à la baisse. Le Masi a clôturé la séance en baisse de 3,10%. En quelque jours, l'indice vedette du marché a creusé ses pertes annuelles à près de 24%.

L'initiative de l'Autorité des marchés va permettre de ralentir la chute mais, certains professionnels espéraient des décisions plus fortes. La fermeture du marché s'est invitée dans les débats ces derniers jours. A situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles. Pour certains analystes, la suspension des cotations aurait dû être décidée depuis quelques jours déjà, puisque la baisse des cours est devenue irrationnelle. En même temps, ils reconnaissent que ce choix reste difficile.

Prises de panique par les conséquences du coronavirus sur l'économie mondiale, les bourses mondiales plongent et les mesures de soutien des banques centrales et des gouvernements n'y changent rien pour l'instant. Les indices marocains n'échappent pas à ce mouvement.

Cependant, l'ampleur de la baisse du Masi suscite de nombreuses interrogations sur un marché dominé par les institutionnels. Dans un premier temps attribuée aux particuliers, la pression vendeuse ne peut pas émaner de ces seuls investisseurs. «Il semble anormal qu'un marché détenu à 80% par des institutionnels baisse dans cette proportion», s'étonne un professionnel. Les zinzins ne peuvent pas être dissociés de la situation actuelle du marché.

Que des institutionnels qui ont des stratégies de long terme paniquent comme les particuliers, cela soulève des questions, estime un analyste. En tout cas, ceci n'envoie pas un bon signal. La conjoncture pourrait laisser de lourdes séquelles. «Cela peut conduire le marché dans une dépression. Les investisseurs qui ont enregistré de lourdes pertes peuvent mettre du temps à y revenir», commente un banquier.

F.Fa

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc