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Economie

Coronavirus: Le Comité de veille valide deux mesures

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5720 Le 17/03/2020 | Partager
Charges sociales suspendues pour le tourisme et le textile
Les banques vont accorder un moratoire sur les crédits
Un plan d'action qui s'étalera jusqu'à fin juin à l'étude

Suspension des charges sociales et moratoire sur les crédits bancaires. Dans l'immédiat, ce sont les deux grandes mesures prises par le Comité de veille économique  réuni au ministère des Finances hier lundi 16 mars. Elles devront être opérationnelles à partir du lundi 23 mars.

«Nous allons commencer par deux secteurs, le tourisme et le textile qui sont les plus touchés. Un plan d'ensemble est envisagé puisque d'autres activités sont également impactées», déclare  à L'Economiste un membre du Comité de Veille Economique, une structure qui a montré son efficacité lors de la crise économique de 2008 et qui a été réactivée depuis quelques jours.  Un comité technique a été créé pour préparer un guide explicitant les modalités et les conditions d’octroi de ces mesures, au cas par cas.

La CGEM, le GPBM, la fédération des chambres de commerce et les représentants de différents départements ministériels ont passé en revue les mesures susceptibles de préserver l'entreprise et l'emploi. En attendant un plan d'ensemble, le comité se réunira une fois par semaine voire autant de fois que nécessaire.

Les premières dispositions prises sont liées aux cotisations sociales. Il s'agit du report des échéances pour une durée qui n'est pas encore fixée. Ce moratoire social  devrait offrir un peu de répit et soulager relativement les trésoreries des entreprises le temps que ce mauvais  temps dû au coronavirus passe. 

A cette réunion, le patronat est venu avec plusieurs propositions, entre autres, la suspension des échéances fiscales du 31 mars et des charges sociales pour tous les secteurs exposés à la crise.  Pareil pour les contrôles fiscaux, ceux de la Douane ainsi que les inspections CNSS. La CGEM demande aussi au gouvernement l'arrêt des ATD, avis à tiers détenteur, procédure de recouvrement forcé qui fait peur aux entreprises.

L'autre mesure validée par le Comité concerne les banques. Ainsi en attendant, la décision de la Banque centrale sur le taux directeur qui devrait être dévoilée aujourd'hui à l'occasion de la tenue de son conseil, un moratoire sera accordé sur les échéances bancaires des entreprises du secteur textile et du tourisme. Les modalités techniques seront déclinées à l'issue d'une réunion prévue au cours des prochains jours par le GPBM.

Il réclame aussi l'indemnité pour perte d'emploi au profit des bas salaires, qui feraient les frais d'un licenciement économique. Ce filet social s'adresse uniquement aux salariés déclarés .Que deviendront ceux qui travaillent dans des activités où l'informel est important comme c'est le cas pour les cafés, restaurants et hammams! D'ailleurs tout le problème de l'informel reste posé!

Pour bénéficier de l'indemnité pour perte d'emploi le salarié doit, en principe, remplir les conditions prévues par la loi: cumuler 780 jours de déclarations pendant les 3 années précédant la date de perte d'emploi dont 260 jours, continus ou discontinus, durant les 12 derniers mois.

Cette prestation est accordée pendant une période de 6 mois maximum durant laquelle l'assuré bénéficie également des allocations familiales, de l'assurance maladie et de points à la retraite. Il s'agit d'un revenu minimum  accordé pendant 6 mois maximum. Il ne dépasse pas un montant mensuel égal à 70% du salaire de référence, soit le salaire moyen déclaré pendant  36 derniers mois avant l'arrêt du travail.

Autre mesure proposée par le patronat, la mise en place d’un fonds de soutien aux secteurs touchés pour lesquels les dispositions prises ne seraient pas suffisantes. A ce niveau, un fonds doté de 10 milliards de DH a été annoncé dimanche 15 mars par le Cabinet Royal. La CGEM veut aussi que le covid-19 soit déclaré comme cas de force majeure. Ce qui devrait permettre de limiter l’impact des retards dans la livraison des marchés publics.

500.000 emplois en jeu dans le tourisme

Le tourisme compte 8.500 entreprises dont 3.500 opérant dans l'hôtellerie. Ce secteur qui compte (source: CNT) 500.000 emplois est le premier touché par la crise. «Si l'Etat ne se mobilise pas, une partie importante des employés sera au chômage. Il faut assurer l'accompagnement nécessaire aux entreprises pour préserver le maximum d'emplois et maintenir le lien social avec les employés. Nous devons préparer la reprise du mieux possible», souligne Abdellatif Kabbaj, président de la Confédération nationale du tourisme. Si aucun accompagnement n'est assuré, les pertes du secteur seraient à 34 milliards de DH de chiffre d'affaires, selon l'évaluation avancée par Kabbaj. Parmi les mesures proposées par la CNT figure l'accélération du paiement des arriérés TVA ainsi que les créances de l'Etat vis-à-vis des entreprises afin de  soulager leur trésorerie.

Khadija MASMOUDI

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