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Economie

Bourses mondiales: La tempête coronavirus continue de faire des dégâts

Par Franck FAGNON | Edition N°:5718 Le 13/03/2020 | Partager
Les inquiétudes de l’OMS et les restrictions imposées par les Etats-Unis renforcent les craintes
Le Masi a cédé 14% depuis début mars
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Les ventes sont concentrées sur les valeurs des secteurs Banques, Télécoms, Assurances, Services portuaires, Ciments. Les incertitudes actuelles ont accéléré les prises de bénéfices

Il y a peu encore, la déroute des bourses mondiales était inimaginable. Les craintes d’une récession due au coronavirus et la chute des cours du pétrole, sur fond de guerre des prix entre l’Arabie saoudite et la Russie, ont provoqué un krach boursier lundi dernier. Le plongeon s’est poursuivi en l’absence de nouvelles rassurantes sur l’épidémie et à mesure que les pays dévoilent leur plan pour l’enrayer.

Les Etats-Unis ont décidé de suspendre toutes les entrées sur leur sol en provenance de l’Europe pour 30 jours à compter de ce vendredi. Seul le Royaume-Uni échappe à cette mesure. La restriction ne concerne pas le commerce, a tenté de rassurer l’administration américaine. Toujours est-il que la décision va limiter l’activité économique. De quoi renforcer un peu plus les craintes des investisseurs.

La Bourse de Tokyo a abandonné plus de 4% jeudi. Les indices européens ont ouvert dans le rouge. Le soutien attendu de la BCE qui tenait sa réunion dans la journée n’est pas venu. La BCE n’ayant pas baissé ses taux comme attendu par les marchés. En conséquence, le CAC 40 accusait une baisse de 10% en séance et le DAX, à Francfort, plus de 9%. L’indice Euro Stoxx 50, lui, plongeait de plus de 9% également.

En manque de repères face à l’épidémie, les investisseurs sont très frileux.  Selon une hypothèse basse du Cnuced, le coronavirus coûterait 2.000 milliards de dollars à l’économie mondiale. La croissance mondiale serait amputée de 0,5 point à 2,4% après l’actualisation des données de l’OCDE au 2 mars. La Chine, d’où est partie l’épidémie, est créditée de 4,9% contre 5,7% auparavant.

Le PIB de la zone euro limiterait sa progression à 0,8% (1,1% prévu avant l’épidémie). Les premières estimations au Maroc laissent entrevoir un ralentissement de la croissance autour de 2%. A la crise sanitaire, s’ajoute la sécheresse. Avec 52 millions de quintaux, la production céréalière avait été mauvaise l’année précédente. La campagne en cours suscite des inquiétudes. 

Tout ce cocktail participe à la chute des actions à la Bourse de Casablanca. Après un décrochage de 3,16% vendredi dernier et de 5,82% lundi, l’indice est reparti sur les mêmes bases ce jeudi et affichait une baisse de 3,69% un peu avant 12h00. Il a lourdement chuté en fin de séance (-6,70%) sur un volume de 531 millions de DH.

Les valeurs des secteurs Banques, Télécoms, Assurances, Services portuaires, Ciments sont parmi les plus chahutées. Après neuf séances en mars, le Masi a déjà cédé 14%. Au-delà des facteurs conjoncturels, «les marchés cherchaient ces derniers temps une cause exogène pour corriger les prix excessifs des valeurs cotées», note Olivier Bru, responsable Capital Market BMCI.

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En manque de repères face à l’épidémie, les investisseurs sont très frileux

Dans une note adressée à ses clients, Attijari Global Research partage le même avis: «Le marché offrait un terrain propice aux opérations de prises de bénéfices. Au cours des trois dernières années, les investisseurs ont accumulé des rentabilités boursières de plus de 107% en moyenne sur les grandes capitalisations», relèvent ces analystes.

«Certains investisseurs fortement averses au risque étaient donc prédisposés à sortir complètement du marché, confortés par une marge de plus-value assez confortable», poursuivent-ils.

Néanmoins, le mouvement est assez brutal. Une cinquantaine de valeurs avaient clôturé dans le rouge lundi et 35 la session précédente. Si les fondamentaux des entreprises cotées sont jugés solides, l’exercice 2020 pourrait être assez difficile, notamment pour les PME. «L’économie marocaine a démontré une certaine résilience face aux chocs exogènes. Cela s’explique par une demande intérieure peu volatile qui constitue le pilier de la croissance», tempère Attijari Global Research.

Pour les investisseurs de long terme, le contexte pourrait aussi représenter une vraie opportunité pour acquérir des actions des entreprises vedettes à des prix réduits. Des valeurs parmi les grandes capitalisations ont corrigé de près de 20% depuis début mars.

A l’étranger, certains professionnels déconseillent ces achats en raison des incertitudes autour de la crise sanitaire. Celle-ci va laisser des traces sur l’économie mondiale. «Au-delà du choc conjoncturel, cela peut conduire à une modification structurelle des circuits de l’économie mondiale qui évolueront vers plus de régionalisme pour éviter la dépendance des chaînes de production mondiale à une seule région du monde», analyse Ariane de Rothschild, présidente du conseil d’administration du groupe Edmond de Rothschild (Voir interview dans L’Economiste n°5714 du 9 mars 2017).

F.Fa

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