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    Entreprises

    Experts-comptables: «La profession a renforcé son audience»

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5716 Le 11/03/2020 | Partager
    L’Ordre, interlocuteur des pouvoirs publics sur plusieurs sujets
    Le tissu économique insuffisamment accompagné par les conseils
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    Issam El Maguiri, président sortant du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables: «Une étude doit définir le nombre d’experts-comptables pour l’accompagnement des différents acteurs économiques publics et privés dans différents domaines: conseil, audit, normalisation, conseil juridique et fiscal» (Ph. L’Economiste)

    Le Conseil national de l’Ordre des experts-comptables et les conseils régionaux ont organisé, mardi 10 mars, des élections pour le renouvellement de leurs instances. Pour la première fois, la région Nord sera tronquée de Tanger-Tétouan et Fès-Meknès-Oriental, qui tiendront leurs propres élections en avril dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Issam El Maguiri, président du Conseil national, qui ne s’est pas représenté aux élections, dresse le bilan de son mandat 2017-2020.

    - L’Economiste: Quel bilan dressez-vous de votre mandat?
    - Issam El Maguiri:
    La période de notre mandature 2017-2020 a été intense en engagements et en actes. Nous avons enregistré un certain nombre de réalisations de notre feuille de route, que nous avions déclinée en 4 axes stratégiques: l’élargissement du champ d’intervention de l’expert-comptable, la défense de la profession, une communication valorisante de notre rôle et le développement des pratiques professionnelles.
    Notre mobilisation avec les forces vives de nos membres a drainé indéniablement le renforcement et l’institutionnalisation des relations avec les partenaires locaux, notamment le ministère des Finances, la DEPP, la DGI, la Cour des comptes, la TGR, la DGCL… Il convient de souligner que l’augmentation de l’impact de la profession est ressentie à travers notamment un saut qualitatif au niveau de notre communication sur les réseaux sociaux, par exemple. Ce qui a abouti à un accroissement de notre audience cible et de l’impact de l’expert-comptable.

    - Comment évaluez-vous l’action de l’Ordre pour la diversification des métiers de la profession?
    - Il est important de préciser que la diversification du champ d’action de l’expert-comptable au Maroc est une conséquence naturelle en raison de sa formation approfondie et pluridisciplinaire. Il est dommage et pénalisant que le tissu économique marocain (public et privé) ne soit pas suffisamment accompagné par des professionnels de l’expertise-comptable, «des critical friends» pour optimiser la performance et la pérennité des entreprises. Cette situation est due au système actuel du recours à l’audit légal. Pour notre part, les instances continuent à œuvrer pour la formation obligatoire des professionnels à travers l’institut de formation de l’Ordre. Chaque membre doit s’engager à consacrer au minimum 40 heures d’apprentissage par an. Ainsi, nous avons déployé des formations pour être en phase avec l’évolution de l’environnement considérant le changement du paysage réglementaire à l’international et local. Tenant compte de la nouvelle circulaire de l’AMMC, nous avons préparé la profession à la certification du reporting non financier, dimension essentielle de nos jours pour les investissements et critère établi pour encourager les capitaux étrangers et favoriser le climat des affaires. En outre, dans le cadre de notre plan d’action relatif à l’acquisition de nouvelles compétences, nous avons mis en place un certificat labellisé Ordre des experts-comptables «Responsabilité sociétale» (Développement durable en entreprise). Sur un autre plan, la procédure allégée de remboursement de TVA exige désormais la certification par les commissaires aux comptes des relevés récapitulatifs des opérations bénéficiant de l’exonération ou du régime suspensif de la TVA.

    - On vous reproche de ne pas avoir obtenu l’extension du commissariat aux comptes aux établissements publics et collectivités territoriales.
    - L’Ordre a gagné en visibilité, grâce à ses campagnes pour promouvoir la bonne gouvernance et la confiance en s’inspirant des meilleures pratiques à l’international. Il convient de souligner que pour les établissements publics, nous avons fait part de nos propositions au ministère en ce qui concerne le projet de loi relatif à la gouvernance et au contrôle financier de l’Etat sur les établissements publics, entreprises publiques et autres organismes. Nous considérons que ce nouveau dispositif à portée stratégique pour notre pays doit être complété par un ensemble de mesures à même de faire gagner davantage en efficacité nos institutions publiques, de créer le saut qualitatif vers les fondations de la bonne gouvernance et de rattraper le gap observé par rapport à d’autres pays. Une des mesures que nous avons recommandée vivement consiste à prévoir le co-audit dans les établissements publics à l’instar des sociétés faisant appel public à l’épargne, et ce pour renforcer l’indépendance des auditeurs et la qualité des travaux.  Pour les collectivités territoriales, lorsque nous avons organisé en juin 2019 le plus grand rassemblement de la profession comptable en Afrique avec 1.265 participants, nous avons consacré nos travaux à la gestion de la performance au sein des collectivités territoriales. La mise en place de système comptable et la certification des comptes des collectivités territoriales sont une opportunité pour renforcer la collaboration entre l’Ordre des experts-comptables et la DGCL.

    Ces PME toujours hors du périmètre

    La plupart des faillites concernent des entreprises non éligibles à l’audit légal. Les PME/TPE représentent plus de 80% du tissu économique marocain. Elles peinent, toutefois, à contribuer de façon significative au PIB et à la croissance économique. Par ailleurs, le manque d’appétit des PME impacte négativement l’emploi. Une entreprise qui n’arrive pas à se projeter sur un horizon long n’embauche pas. Ainsi, les faiblesses structurelles qui caractérisent l’environnement des affaires au niveau national impactent négativement la survie des entreprises. Il suffit de se référer aux statistiques officielles de l’Ompic et des opérateurs locaux de renseignement commercial pour connaître le nombre d’entreprises qui échappent à l’audit. Les experts-comptables sont suffisamment impliqués dans les entreprises qu’ils auditent et accompagnent. Ce qui impacte très positivement leur efficacité et performance.

    Propos recueillis par Hassan EL ARIF

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