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Parlement européen: La prochaine session à Bruxelles

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5715 Le 10/03/2020 | Partager
Le président socialiste motive sa décision par «l’épidémie de Covid-19 en France»
Des mesures restrictives de circulation déjà appliquées
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Sur le fond, le président David Sassoli dit s’appuyer sur l’avis des services médicaux. Pourtant, en quoi Bruxelles est moins exposée que Strasbourg? s’interrogent des eurodéputés (Ph. AFP)

La prochaine session du Parlement européen aurait lieu à Bruxelles plutôt qu’à Strasbourg. La décision émane du président, le socialiste italien, David Sassoli. «Compte tenu de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 en France, j’ai décidé que la plénière de la semaine prochaine aurait lieu à Bruxelles et non pas à Strasbourg», a-t-il décrété.  

Le président du Parlement a ainsi cédé à la panique des présidents de groupes politiques, mais aussi du tout-puissant et indéboulonnable secrétaire général de l’institution, le conservateur allemand Klaus Welle. Une décision immédiatement saluée par tous les «anti-Strasbourg» du Parlement trop heureux de saisir l’opportunité de l’épidémie de coronavirus pour plomber un peu plus la capitale alsacienne. Les Français vont-ils insister pour que la douzaine de sessions ait lieu à Strasbourg comme le prévoient les traités européens? s’interrogent des eurodéputés. 

Sur le fond, le Parlement dit s’appuyer sur l’avis de ses services médicaux qui n’ont pas été rendus publics. Pourtant, en quoi Bruxelles est moins exposée que Strasbourg? renchérissent également d’autres membres du Parlement.   Pour certains il s’agit «d’une décision de la bulle hors sol, perdue dès qu’elle s’aventure en dehors du cercle européen de Bruxelles».

De fait, la logique ne serait-elle pas d’annuler purement et simplement la session? Car le nombre de cas déclarés en Belgique ne cesse d’augmenter (il a triplé en quelques jours), le gouvernement belge semblant enfin avoir pris la mesure du risque épidémique… En outre, plusieurs cas ont été enregistrés dans les institutions européennes: une réunion des ambassadeurs (Coreper) a même dû être annulée après que la présidence croate a présenté des symptômes.

Le plus délirant est que, pour l’instant, l’UE n’a pas rendu obligatoire le test pour ses employés présentant des symptômes, renvoyant la décision aux autorités locales et aux médecins… Or de nombreux eurocrates, revenant de zones infectées, sont actuellement au travail tout en présentant des symptômes ou en arrêt maladie pour une «grippe».

Un peu gêné aux entournures, le Parlement invoque la nécessité de limiter les déplacements. Mais en quoi un député letton prendrait-il plus de risque en se rendant à Strasbourg qu’à Bruxelles? Par essence, le Parlement et son personnel provenant de tous les Etats membres sont sans cesse en mouvement.

Le pire est que chaque institution a pris des mesures de précaution différentes, le Parlement étant le plus paranoïaque: toutes les personnes extérieures (invités, lobbyistes, conférenciers, etc.) ne peuvent plus entrer dans les locaux, avec une exception pour les journalistes. Et les fournisseurs (il faut bien manger) doivent certifier par écrit ne pas avoir voyagé dans une zone infectée… Résultat: les locaux parlementaires sont déserts.

A.G.

 

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