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    Régions

    Derniers préparatifs pour la Zleca

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5710 Le 03/03/2020 | Partager
    Lancement officiel en juillet prochain
    Le commerce intra-africain se heurte à 100 frontières terrestres
    L’implication des communautés d’affaires africaines incontournable
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    L’objectif de la Zleca est de créer une ZLE commerciale africaine, où 90% des échanges de biens seraient exonérés des droits de douane. Le but serait de regrouper les zones de libre-échange régionales actuelles en un vaste ensemble intégré et d’élargir le commerce inter-africain qui n’est que de 16%, contre 50% en Asie et 70% en Europe (Ph. AFP)

    A quelques mois de l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange du continent africain (Zleca), les parlementaires s’activent. Le Maroc y a adhéré. C’est ainsi que le président de la Chambre des représentants a accueilli une rencontre de la Commission permanente des douanes et de l’immigration et celle dédiée aux transports et à l’industrie du Parlement panafricain, hier, à Rabat.

    Au cours de son intervention, Habib El Malki a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme de l’intégration économique régionale.

    C’est le cadre naturel qui fera que cette zone de libre-échange africaine devienne progressivement une réalité concrète, au service des peuples. Il déplore toutefois la situation actuelle du continent: alors que l’Afrique regorge de richesses et de ressources naturelles diversifiées, sa position et son rendement demeurent modestes en comparaison avec les performances enregistrées dans d’autres zones commerciales.

    En effet, l’Afrique ne dépasse pas 2% du commerce international et au cours de la période de 2015-2017, les échanges africains n’ont réalisé que 760 milliards de dollars, comparativement aux 4.110 milliards de dollars des Européens et 5.140 milliards de dollars des Américains. Mais l’Afrique aurait pu réaliser 33% du commerce entre les pays du continent si la zone de libre-échange s’était réalisée comme planifiée.  

    Moulay Hafid Elalamy, qui a fait le déplacement au Parlement, abonde dans le même sens. Pour lui, les dirigeants sont convaincus que l’essor du continent doit passer nécessairement par l’ouverture et l’intégration des marchés africains. L’objectif est de faire du commerce un véritable vecteur de croissance économique et un levier d’amélioration des revenus du citoyen africain. L’Afrique est un grand marché qui regorge de potentialités humaines et matérielles importantes.

    Toutefois, force est de constater qu’il reste fragmenté en petits marchés nationaux pour la plupart. Pour lui, l’intégration économique africaine constitue le meilleur choix pour créer une croissance partagée, des emplois décents et des opportunités économiques pour toutes les couches sociales. C’est le seul moyen pour préserver la paix et la stabilité dans les différentes régions d’un continent en proie à la guerre civile, au terrorisme et au trafic de drogue.

    Selon Mohcine Jazouli, ministre délégué en charge de la Coopération africaine, avec l’avènement de cette zone de libre-échange, ce n’est pas seulement le développement interne à l’Afrique qui sera impacté, mais la place du continent à l’international.

    Pour lui, la Zleca est une opportunité pour l’Afrique comme en témoignent les différentes estimations. Ainsi, celle de la Cnuced est claire. En effet, selon l’évaluation de cette instance onusienne du commerce et du développement, la phase de transition de cette ZLE à elle seule  va générer 16 milliards de dollars.

    100 frontières terrestres

    Par ailleurs, pour le ministre de l’Industrie et du commerce, le Maroc accorde une grande importance à l’implication des communautés d’affaires africaines dans le processus de la Zleca et de la constitution d’un marché commun africain.

    A cette occasion, il a salué «les actions menées par l’Union africaine, visant l’accompagnement des opérateurs privés et de la société civile avec l’avènement de la zone africaine. Nous restons convaincus que la multiplication des rencontres pour sensibiliser les communautés d’affaires africaines sur l’importance de la Zleca est nécessaire pour réussir l’intégration de nos marchés», a souligné le ministre qui a énuméré les obstacles dressés pour des échanges fluides.

    Ainsi, les études sur l’économie du continent ont révélé que «le commerce intra-africain se heurte à 100 frontières terrestres, sans parler des difficultés d’acheminement par voie maritime des marchandises entre pays africains.

    «Ces difficultés font que le commerce entre nos pays africains ne dépasse pas 16% du volume total des échanges commerciaux du continent avec le reste du monde. Cette situation fait perdre à l’Afrique d’importantes opportunités de croissance et d’emplois», a-t-il dit.

                                                                            

    «Made in Africa»

    La concrétisation du libre-échange continental, prévue en juillet prochain, est l’une des premières étapes pour répondre à l’insuffisance des échanges commerciaux. Avec la Zleca, l’Afrique consolidera un marché potentiel de 1,3 milliard de consommateurs et réalisera un PIB combiné de 2,5 milliards de dollars.

    Pour Moulay Hafid Elalamy, «la levée des barrières tarifaires et non tarifaires entre nos pays, pourrait également générer des gains avoisinant 3,6 milliards de dollars sur l’ensemble du continent grâce à une augmentation de la productivité et une montée dans les chaînes de valeur».

    Pour lui, si la Zleca constitue d’ores et déjà un nouveau support pour la transformation structurelle de l’économie africaine, il n’en demeure pas moins que les efforts doivent s’orienter davantage vers la mise en valeur des complémentarités entre les régions d’Afrique.

    «Nous devons encourager l’expansion de nos entreprises au niveau africain et soutenir les projets de partenariat permettant une montée en gamme de nos produits à l’export», a martelé le ministre de l’Industrie et du Commerce. Il a également appelé à «adapter nos politiques d’industrialisation avec les objectifs du «made in Africa», pour constituer un marché africain intégré, en mesure de réaliser le développement économique et social du continent, tel que défini par l’Agenda 2063».

    M.C.

     

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