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International

ONU: Le dossier syrien divise toujours

Par L'Economiste | Edition N°:5708 Le 28/02/2020 | Partager
L’urgence d’un cessez-le-feu, l’exode des civils s’intensifie
Un probable sommet quadripartite

Après 14 vetos de la Russie, souvent soutenue par la Chine, le Conseil de sécurité de l’ONU reste divisé et paralysé sur le dossier syrien. Plusieurs pays ont réclamé au secrétaire général de l'organisation Antonio Guterres d'en faire davantage pour obtenir notamment un cessez-le-feu dans la province d'Idleb.

Damas, avec l'appui de l'aviation russe, tente depuis début décembre de reprendre le contrôle de cette région, où quelque 900.000 personnes ont depuis fui les combats. Jamais la Syrie, en guerre depuis 2011, n'a connu un tel exode sur une période aussi courte.

Au moment où de nouvelles discussions commençaient avec l'allié russe de Damas, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exclu de faire «le moindre pas en arrière face au régime de Bachar al-Assad dans le nord-ouest de la Syrie». Nouvel épicentre du conflit ravageant la Syrie depuis presque neuf ans, la province d'Idleb a été le théâtre d'affrontements ces dernières semaines entre la Turquie et le régime appuyé par la Russie.

Dans un contexte tendu, Erdogan a de nouveau sommé le régime de se retirer d'ici fin février de certaines zones d'Idleb, où des postes d'observation turcs sont encerclés par les forces de Damas. Lors des discussions avec la délégation russe, Ankara devait demander en priorité «de faire cesser durablement les attaques du régime» à Idleb, selon le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu. Il avait indiqué que le président turc et son homologue russe Vladimir Poutine s'étaient «mis d'accord pour se rencontrer», avant un éventuel sommet quadripartite avec la France et l'Allemagne probablement en mars.

L'offensive du régime appuyée par l'aviation russe a suscité des frictions entre Ankara et Moscou qui, en dépit de positions opposées en Syrie, y avaient renforcé leur coopération ces dernières années. Mais l'éloignement de leurs intérêts à Idleb et la fermeté affichée par les deux camps (Moscou a rejeté l'idée d'un cessez-le-feu à Idleb) ont creusé un fossé entre ces deux acteurs majeurs du conflit. Ce qui rend tout compromis difficile.

Alors que l'Occident est critiqué pour son incapacité à peser sur la situation à Idleb, les ministres des Affaires étrangères de 14 pays européens ont exhorté Ankara et Moscou à la désescalade, dans une tribune publiée par le journal français Le Monde.

F. Z. T. avec agences

 

 

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