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Basket: L’Afrique veut créer son modèle NBA

Par El Hadji Mamadou GUEYE | Edition N°:5708 Le 28/02/2020 | Partager
La Basketball Africa League démarre bientôt
L’AS Salé affiche ses ambitions
Le président de la BAL dévoile les retombées du tournoi

Le basketball africain entend rehausser ses standards pour être au niveau des meilleures ligues du monde. Le projet semble certes très ambitieux, mais les premiers jalons sont déjà posés. À l’échelle continentale, les initiatives se sont multipliées ces dernières années sous la houlette de la FIBA, de la NBA et de la nouvelle Basketball Africa League (BAL).

Après le lancement du premier camp Basketball Without Borders en Afrique du Sud, des NBA Africa Academy ont été mis en place, notamment au Maroc où la NBA et l’OCP ont créé des structures pour démocratiser la pratique de ce sport.

Le lancement de la nouvelle ligue le 13 mars prochain à Dakar amorce un changement sans précédent dans l’organisation du basket inter-clubs africain. Il s’agit d’un tournoi continental qui mettra aux prises 12 clubs issus de 12 pays, dont le Maroc qui sera représenté par l’AS Salé.

«Ce tournoi est historique, car il marque la première participation de la NBA à un championnat hors d’Amérique du Nord, et ce en lien avec la FIBA», indique le président de Basketball Africa League, Amadou Gallo Fall.

«L’objectif est de recréer un modèle NBA en Afrique et de favoriser d’autres activités autour du basket», indique-t-il, ajoutant qu’il s’agit d’un moyen pour appuyer le tourisme dans les pays où se dérouleront les rencontres. Le tournoi permettra en effet de «faire travailler des structures locales, notamment les hôtels, les organisations de transport et de logistique...».

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Il aura sans doute été l’un des plus gros exploits sportifs de ces 15 dernières années. Champion d’Afrique des clubs, plusieurs fois finalistes et champions du Maroc, adversaire redouté des Angolais, Egyptiens et autres Tunisiens, l’AS Salé compte désormais parmi les plus grosses écuries de la balle orange du continent. A lui seul, ce modèle mériterait d’être analysé, pour en extraire la recette et promu dans l’ensemble des disciplines du Royaume. Le basket marocain n’avait pas retrouvé pareilles sensations depuis 1983 avec les jeux méditerranéens où il avait terminé troisième. Le reste de l’histoire est moins beau à raconter ou pour le dire autrement, une hirondelle pourra-t-elle faire le printemps? Comment dupliquer le cas ASS alors même que le sport scolaire, autrefois pépinière à champions, ne joue plus son rôle?
Comment préparer sereinement l’avenir du basket alors que le Maroc dans une opération kamikaze n’a rien trouvé de mieux, pour capitaliser sur les maigres acquis, que de saborder le deuxième sport le plus populaire en suspendant, depuis avril 2019, le championnat. Officiellement en raison de conflits entre la Fédération et le ministère de tutelle (Ph. AS Salé Basket)

Un moyen de créer un business autour du basket, à l’image de ce qui se fait en NBA où ce sport s’allie à la culture, la musique, la mode, l’art... «On investit pour garantir le fonctionnement de la BAL en partenariat avec la FIBA». «C’est aussi un moyen d’appuyer les fédérations nationales, d’aider les clubs à s’organiser sur les plans administratif, du management et du marketing, en plus de renforcer la qualité de l’arbitrage».

À terme, la BAL veut créer le cadre professionnel idoine pour permettre aux clubs «de promouvoir leurs talents». Un saut vers la NBA pour les joueurs grâce au tournoi? Pas forcément pour le président de la BAL. L’Afrique doit aussi pouvoir profiter de ses nombreux talents locaux, explique-t-il. Interrogé sur le risque de voir les clubs perdre leurs meilleurs joueurs qui pourraient être attirés par d’autres ligues comme la NBA, le président de la BAL se montre rassurant.

«Les clubs vont rester compétitifs. Nous avons énormément de talents locaux et nous avons de grosses ambitions pour cette ligue», explique Fall.  L’aspect financier de la compétition reste aussi important, même si le président de la BAL n’a pas voulu s’épancher sur ce sujet. En tout cas, selon lui, un investissement «considérable» a été fait dans la création de cette ligue.

D’ailleurs, deux partenariats seront bientôt annoncés. Les équipes en lice seront équipées par Nike et Jordan. Un premier saut qualitatif, car, comme le souligne le président de l’AS Salé, Abderraouf Bentaleb, ce sont des aspects importants qu’il ne faut pas occulter. «Nous sommes gagnants sur tous les aspects. Sur le volet logistique, nos déplacements seront mieux organisés». «Les mêmes conditions seront garanties dans toutes les villes où se dérouleront les rencontres», savoure déjà Bentaleb.

Son club est l’un des meilleurs en Afrique. Champion national à 7 reprises, avec une mainmise sur le trophée de 2014 à 2018, l’équipe a également décroché le Graal à l’échelle africaine en 2017 avant de jouer une nouvelle finale en 2018-2019. Autant dire qu’elle part avec de l’ambition. «Nous visons le podium, nous l’avons déjà fait plusieurs fois ces dernières années», rappelle Bentaleb. L’équipe s’est d’ailleurs renforcée avec des arrivées des joueurs marocains et américains.

Concernant la retransmission, une maison de production va produire tous les matchs. «Nous sommes en négociation avec des broadcasters», affirme Amadou Gallo Fall.

L’AS Salé dans la Conférence «Sahara»

Les 12 «franchises» sont réparties dans deux conférences, avec des rencontres disputées dans trois villes par conférence. Les six meilleures équipes joueront un autre championnat où les 4 meilleures se qualifieront pour le «Final Four». L’AS Salé figure dans la Conférence Sahara avec GS Pétroliers (Algérie), Petro Luanda, AS Douanes (Sénégal), GNBC (Madagascar) et AS Police (Mali). Les matchs sont prévus à Dakar, Luanda et Salé. La Conférence Nil comprend le Zamalek, l’US Monastir, Rivers Hoopers (Nigeria), FAP (Cameroun), Ferroviaro (Mozambique) Patriots (Rwanda). Cette conférence disputera ses matchs à Monastir, Le Caire et Lagos. Le premier Final Four se tiendra à Kigali à fin mai.

El Hadji Mamadou Gueye

 

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