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Athlétisme: Les griefs de la mission parlementaire

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5699 Le 17/02/2020 | Partager
Echec de l’objectif de 5 millions de pratiquants à l’horizon 2020
Un programme pour rattraper le retard en infra- structures
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Le meeting international Mohammed VI est le seul évènement majeur qui donne encore de la visibilité à l'athlétisme national (Ph. L'Economiste)

La mission d’information parlementaire sur les pistes d’athlétisme n’a pas fait dans la dentelle. Ses griefs devraient animer le débat lors d’une prochaine réunion de la Commission des secteurs sociaux de la Chambre des représentants.

Les députés espèrent la présence du président de la Fédération royale marocaine d’athlétisme, Abdeslam Ahizoune. Un déplacement de dernière minute l’a empêché d’assister à la présentation du rapport de la mission, a souligné le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hassan Abyaba.

En tout cas, sur les pistes d’athlétisme, les députés ont regretté qu’elles ne disposent que de 6 couloirs au lieu de 8 qui permettent d’accueillir des manifestations sportives continentales et internationales. Une source proche du dossier rappelle que les pistes à 6 couloirs sont destinées aux compétitions régionales et nationales. Dans le même sillage,  ils ont constaté l’existence d’écarts dans la durée de réalisation des pistes d’athlétisme dans plusieurs villes. En effet, à Khénifra, les travaux ont duré 7 ans.

Ils préconisent à la Fédération d’athlétisme de conclure une convention-cadre avec les partenaires institutionnels à l’instar de la Fédération de football pour mieux optimiser les interventions publiques en matière de réalisation des infrastructures et englober les zones considérées comme des pépinières dans ce sport.

En effet, la voie prise par la FRMF avec la convention cadre 2014-2016 et son avenant sur la période 2017-2021 a permis de canaliser les contributions financières des partenaires vers un compte ouvert en son nom. Ce fonds pourra être dédié à la réalisation des centres régionaux et des pistes d’athlétisme et permettre ainsi à la Fédération de jouer le rôle de maître d’ouvrage et de réaliser les projets programmés dans les délais impartis.

Par ailleurs, la Fédération a préparé un projet de programme complémentaire en vue de combler les déficits constatés dans certaines régions. Abdeslam Ahizoune espère que ce projet fasse l’objet d’un programme contractuel avec le gouvernement, ce qui permettra d’élargir le nombre de pratiquants. Il a également abordé le projet de construire un stade d’athlétisme pour abriter des compétitions internationales, y compris le meeting international Mohammed VI. Il espère obtenir les ressources pour le financement de ces deux projets.

Les députés ont relevé l’échec de la stratégie visant l’atteinte de 5 millions de pratiquants à l’horizon 2020, comme l’avait souligné le ministre de la Jeunesse et des Sports lors d’une rencontre dans la région de Fès et Méknès. Les chiffres ont montré que les objectifs réalisés ne dépassent pas 1%. L’extension de la pratique de ce sport, qui se limitait par le passé à 4.000 jeunes et à concentrer l’intérêt sur un nombre limité de champions, n’était pas sur la bonne voie.

Actuellement, on est arrivé à 54.000 pratiquants inscrits dans 284 clubs actifs. En matière d’athlétisme, la gouvernance financière et administrative reste posée. Les députés se sont interrogés sur les causes de l’arrêt du programme comportant la réalisation de 20 stades ou pistes d’athlétisme.

Idem pour la situation foncière des pistes d’athlétisme. Ils veulent que soit fixée la propriété de ces équipements collectifs entre la Fédération et les collectivités territoriales et surtout déterminer la partie qui prendra en charge la gestion de ces terrains. Tout cela nécessite une nouvelle approche visant l’émergence de champions internationaux en dehors de l’axe Rabat-Casablanca.

Dans ce travail, les députés proposent de se concentrer sur l’élément humain dans le Maroc profond, tout en équipant ces zones en matière d’infrastructures de base. Ils considèrent que 4 centres de formation étaient insuffisants, sachant que chacune des 12 régions devra se doter d’une structure performante.

La mission a demandé une fiche technique sur les dépenses des crédits pour la réalisation de ces infrastructures, ainsi que la liste des intervenants et les signataires de la convention, les types de marché, des appels d’offres ou l’entente directe,… autant de questions soulevées qui seront abordées lors du débat qui sera programmé ultérieurement.

Invisibles dans les palmarès internationaux

Les députés se sont arrêtés sur la présence du Maroc au niveau international au cours de la période située entre 2006 et 2018, en plus de la hausse du phénomène de dopage dans les rangs des athlètes que la FRMA avait entrepris d’endiguer. Pour eux, le point noir reste le recul inexpliqué de l’athlétisme qui occupait des positions très avancées sur le plan mondial. En dépit de la création de nouvelles pistes et d’équipements, les performances n’ont pas suivi. Certes, le retard dans la préparation de la relève (12 ans au moins) a pénalisé le palmarès marocain. Toutefois, par le passé, les succès obtenus par les athlètes dans les compétitions internationales résultaient d’efforts personnels que des fruits d’une stratégie de la Fédération.

Mohamed CHAOUI

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