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L'économie européenne reste en bonne voie

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5698 Le 14/02/2020 | Partager
Des prévisions stables pour la zone euro: 1,2% en 2020 et 2021
Il suffit d’un bon dosage macroéconomique
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Malgré un environnement extérieur difficile, Bruxelles garde espoir. Plusieurs facteurs devraient permettre à l'économie européenne de faire preuve de  résilience

L'économie européenne devrait se maintenir sur une trajectoire régulière de croissance modérée. C’est ce que prévoit la Commission européenne dans ses prévisions économiques de l'hiver 2020. La zone euro connaît sa plus longue période de croissance soutenue depuis la création de l'euro en 1999. Les prévisions annoncent qu’elle restera stable à 1,2% en 2020 et 2021.

Toute relance aura un effet positif sur l’économie marocaine qui devrait bénéficier de toute accélération de la croissance de ses partenaires européens. Pour l'ensemble de l'UE, il faudrait s’attendre à 1,4% en 2020 comme en 2021. Sur le plan positif, l'économie européenne pourrait bénéficier de politiques budgétaires plus expansionnistes et propices à la croissance, ainsi que des retombées positives de conditions de financement plus favorables dans certains Etats membres de la zone euro.

■ Une trajectoire de croissance modérée: L'environnement extérieur reste difficile. Toutefois, la bonne tenue des créations d'emplois, la croissance soutenue des salaires et un dosage macroéconomique approprié devraient aider l'économie européenne à se maintenir sur une trajectoire de croissance modérée. La consommation privée et l'investissement, en particulier dans le secteur de la construction, continueront à alimenter la croissance économique. Les investissements publics, en particulier dans les infrastructures numériques et de transport, devraient augmenter de manière significative dans un certain nombre d'Etats membres. Ces facteurs, conjugués à la stabilisation qui semble se dessiner dans le secteur manufacturier et à un possible arrêt du déclin des échanges commerciaux mondiaux, devraient permettre à l'économie européenne de poursuivre sa croissance. Cependant, ils semblent insuffisants pour la faire passer à une vitesse supérieure.

■Taux d’inflation: Les prévisions (indice des prix à la consommation harmonisé) de la zone euro ont été relevées à 1,3% pour 2020 et à 1,4% pour 2021. Il s’agit d’une hausse de 0,1 point de pourcentage pour chaque année par rapport aux prévisions économiques de l'automne 2019. Cette révision est liée à l'apparition de signes semblant indiquer que les hausses de salaires commencent à se répercuter sur les prix à la consommation et à un léger relèvement des hypothèses de prix du pétrole. Sur l'ensemble de l'UE pour 2020, la prévision du taux d'inflation a également été relevée de 0,1 point de pourcentage, à 1,5%. Pour 2021, elle restera inchangée, à 1,6%.

■ Aléas entourant les prévisions: L'accord commercial de «phase 1» entre les Etats-Unis et la Chine a contribué à réduire dans une certaine mesure les risques, mais le degré élevé d'incertitude qui entoure la politique commerciale des Etats-Unis empêche toujours une amélioration plus généralisée du climat des affaires. En Amérique latine, les troubles sociaux risquent de faire dérailler la reprise économique. Au Moyen-Orient, les tensions géopolitiques accrues ont aiguisé le risque de conflit. En ce qui concerne les relations commerciales entre l'UE et le Royaume-Uni, la situation est clarifiée pour la période de transition, mais d'importantes incertitudes demeurent quant au futur partenariat avec ce pays. Bruxelles présente d’ailleurs une hypothèse purement technique pour le Royaume-Uni.

■ Impact de l'épidémie de coronavirus «Covid-19»: Elle constitue un nouvel aléa baissier, compte tenu de ses conséquences pour la santé publique, l'activité économique et le commerce, en particulier en Chine. L'hypothèse retenue dans le scénario de référence est que le pic de l'épidémie sera atteint au premier trimestre, et que la propagation à l'échelle mondiale sera relativement limitée. Cependant, plus l'épidémie durera, plus elle sera susceptible d'avoir des répercussions sur le climat économique et sur les conditions de financement au niveau mondial. Enfin, bien que les risques liés au changement climatique soient principalement à long terme, les économistes ne peuvent pas exclure l'existence de tels risques à court terme.

F. Z. T.

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