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    Algérie: L’heure des comptes a sonné

    Par L'Economiste | Edition N°:5697 Le 13/02/2020 | Partager
    Report du procès en appel d’ex-dirigeants politiques et grands patrons
    Un plan d’action pour relancer l’économie

    Le procès en appel en Algérie d’anciens dirigeants politiques (dont deux ex-Premiers ministres du président déchu Abdelaziz Bouteflika  et de grands patrons, condamnés pour corruption) a été reporté mercredi au 26 février. Une vingtaine d’accusés (ex-responsables politiques, riches patrons et hauts fonctionnaires) ont été condamnés en décembre dans le cadre du premier procès consécutif aux vastes enquêtes lancées après la démission de Bouteflika.

    «L’audience est reportée au 26 février», a déclaré, sans en préciser le motif, le juge présidant les débats devant la Cour d’appel d’Alger. Et ce, après avoir contrôlé la présence des accusés, des témoins et des parties civiles, rapporte la presse étrangère. Ce procès concerne diverses malversations liées au secteur de l’industrie algérienne de montage automobile (notamment l’octroi d’avantages à certains patrons) et au financement électoral «occulte» de Bouteflika.

    En première instance, Ahmed Ouyahia (âgé de 67 ans) quatre fois Premier ministre entre 1995 et 2019, dont trois sous la présidence de Bouteflika, a écopé de 15 ans de prison, et Abdelmalek Sellal (71 ans) qui dirigea le gouvernement de 2014 à 2017 et quatre campagnes électorales de Bouteflika, de 12 ans.

    Les ex-ministres de l’Industrie Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi ont écopé de 10 ans d’emprisonnement et l’ancienne préfète Nouria Yamina Zerhouni de cinq ans.

    Ancien président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), principale organisation patronale, Ali Haddad, PDG du n°1 privé du BTP algérien et considéré comme l’un des principaux financiers et collecteurs de fonds des dernières campagnes de Bouteflika, a été condamné à sept ans de prison ferme.

    Trois autres riches hommes d’affaires, Ahmed Mazouz, Hassen Arbaoui et l’ancien vice-président du FCE Mohamed Bairi, tous propriétaires d’usines de montage de véhicules, ont écopé respectivement de 7, 6 et 3 ans de prison.

    Cinq accusés en fuite ont été condamnés par contumace et ne sont pas rejugés, dont l’ancien ministre de l’Industrie Bouchouareb Abdessalem qui a écopé de 20 ans de prison ferme. Une partie des avocats avaient boycotté le procès de première instance, dénonçant une «parodie de justice et un climat de règlement de comptes après la démission de Bouteflika».

    Pour relancer l’économie du pays, le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad a soumis le mardi 11 février à l’Assemblée populaire nationale (APN) son plan d’action. Celui-ci est annoncé sur fond de situation financière fragile, tributaire des recettes d’hydrocarbures, la principale ressource du pays.

    Selon Abdelaziz Djerad, la baisse simultanée des prix du pétrole et du volume des exportations des hydrocarbures a aggravé le déficit du budget alors que la balance commerciale a accusé un déficit de 10 milliards de dollars à la fin 2019. Les hydrocarbures représentent près de 93% des exportations de l’Algérie. Le pays produit actuellement environ 1 million de barils de pétrole par jour contre plus d’1,4 million en 2005, selon les chiffres officiels.

    La dette publique préoccupe

    Tout aussi préoccupant, la dette publique intérieure a augmenté de 26% du PIB en 2017 à 45% du PIB en 2019, a précisé le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad. La Banque d’Algérie a annoncé début février que les réserves de changes avaient encore chuté à 62 milliards de dollars fin 2019 contre 79,88 milliards fin 2018 et 97,22 milliards fin 2017. Ces réserves devraient continuer à baisser pour atteindre 51,6 milliards de dollars à la fin 2020, selon les prévisions de la dernière loi de finances adoptée en novembre. Elles pourraient même s’épuiser dans les prochaines années.

    F. Z. T. avec agences

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