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La croissance britannique résiste

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5697 Le 13/02/2020 | Partager
Elle s’est établie à 1,4% l’an dernier
Un taux de chômage au plus bas

La croissance du Royaume-Uni a résisté aux turbulences du Brexit l'an dernier. Elle s’est établie à 1,4% soit une légère progression par rapport à 2018 où elle avait atteint 1,3%.

Forte d'un taux de chômage au plus bas, l'économie britannique a dépassé le rythme de croissance de la zone euro (1,2%) ou de la France, ce dont s'est immédiatement félicité le ministre des Finances Sajid Javid. Sur le quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a stagné, selon une première estimation, après une hausse de 0,5% au troisième trimestre (chiffre révisé), a indiqué le Bureau national des statistiques (ONS).  

Le dynamisme des services (qui représentent le gros de l'économie britannique) et un net rebond dans la construction (secteur en difficulté ces derniers mois) ont été contre-balancés par un recul de la production manufacturière, en pleine crise industrielle au Royaume-Uni, notamment à cause des incertitudes liées au Brexit.

Les entreprises avaient notamment fait des stocks de produits et matières premières au premier trimestre pour se préparer à un possible Brexit sans accord fin mars. Ce qui a été suivi par une contraction de l'activité au second trimestre. Les stockages ont repris mais dans une moindre mesure au troisième trimestre avant une nouvelle date de sortie de l'UE fixée fin octobre.

Le quatrième trimestre a ensuite été marqué par un grand chaos politique au Royaume-Uni, avec le blocage au Parlement de l'accord de Brexit négocié avec Bruxelles par le Premier ministre Boris Johnson, l'organisation d'élections législatives en décembre et la victoire retentissante des conservateurs menés par Johnson.

Plusieurs analystes ont accueilli avec soulagement la stagnation du PIB au quatrième trimestre. Ils estiment qu'au vu des tempêtes politiques, l'économie britannique ne s'en sortait pas trop mal. Reste toutefois l'inconnue majeure de la négociation d'un accord de libre-échange avec l'UE et le risque d'une sortie sans filet fin 2020 à l'issue de la période de transition.

A la veille du Brexit, la Banque d'Angleterre a opté une nouvelle fois pour un maintien de son taux d'intérêt directeur à 0,75%, à une large majorité et malgré des prévisions de croissance sabrées pour 2020. L'institut monétaire a préféré le statu quo à la faveur d'un rebond de l'activité attendu en ce début d'année, et bien qu'elle revoie en baisse sa prévision de croissance pour cette année de 1,2% à 0,8%, notamment du fait d'une faible productivité. Pour 2021, elle s'attend désormais à 1,4% contre 1,7% en novembre.

F. Z. T.

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