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    Médias

    Une régulation innovée pour s’adapter au numérique

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5691 Le 05/02/2020 | Partager
    Une thématique débattue lors d’une conférence internationale organisée par la Haca
    Dignité humaine, liberté d’expression, multi-pluralisme culturel, éducation aux médias…les fondamentaux
    Face à la déferlante digitale, repenser les approches et redimensionner les champs d'action
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    Pour Latifa Akharbach, présidente de la Haca, la régulation des médias a une finalité éminemment démocratique. En effet, de par leur mandat spécifique et avec leurs outils propres, les régulateurs se posent des questions d’intérêt général (Ph. L'Economiste)

    Comment les régulateurs des médias doivent-ils repenser leurs approches et méthodes d’action pour faire face à de nouvelles responsabilités et exigences imposées par l’évolution numérique? C’était l’une des questions centrales posées aux participants à la conférence internationale organisée dernièrement à Rabat par la Haca (Haute autorité de la communication audiovisuelle).

    Sous sa forme actuelle, la régulation du secteur est inadaptée à un environnement numérisé et globalisé. Un constat partagé par la majorité des participants, 21 autorités de régulation d’Afrique, de l’espace francophone et du monde arabe ainsi que des experts et des opérateurs du secteur. Face à une telle situation, les organismes de régulation auront à affronter un bon nombre de défis.

    «Comment préserver les individus, les sociétés et la communauté humaine globale des risques de manipulation, de la mise en danger du vivre-ensemble et de l’atteinte à la dignité humaine», s’interroge Latifa Akharbach, présidente de la Haca.

    De même pour la limitation du libre arbitre du citoyen, de la diffusion des discours de haine, de la violation de la vie privée et de la spoliation de la propriété intellectuelle. Une régulation rénovée s’impose donc pour s’adapter avec l’évolution numérique et les aspirations légitimes de la société.

    Déjà en charge de ces questions au titre de la régulation des contenus des médias dits classiques, les régulateurs sont, du fait de la déferlante digitale dans les écosystèmes médiatiques, tenus, selon Akharbach, de repenser leurs approches, de rénover leurs méthodes et de redimensionner leurs champs d’action.

    A ce titre, les participants ont ainsi recommandé que «la régulation doit évoluer d’une manière à appréhender la complexité d’un secteur mondialisé tout en protégeant nos valeurs et acquis sociétaux qui demeurent toujours d’actualité, à savoir la dignité humaine, la liberté d’expression et le pluralisme culturel». Il faudrait aussi que «les pouvoirs publics et le régulateur favorisent le recours à des logiques incitatives et un décloisonnement des politiques publiques».

    Autre recommandation, élargir le champ de la régulation pour prendre en compte l’intégralité des acteurs et les nouveaux enjeux soulevés par la transformation numérique du secteur. La co-régulation fait l’objet d’un consensus notamment pour privilégier la protection des individus et les valeurs fondamentales. Sans oublier enfin la promotion à l’éducation aux médias.

    N. E. A.

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