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    Economie

    Financement: Les TPE sortent du ghetto

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5691 Le 05/02/2020 | Partager
    Après la signature des conventions, les offres déployées dans le réseau bancaire
    Jusqu’à 1,2 million de DH pour les TPE de moins de cinq ans
    Pour les start-up, un prêt d’honneur plafonné à 50.000 DH

    Un jeune sur quatre dans la tranche des 15-24 ans est sans emploi et le taux de chômage global se situe à 10%. C’est une situation potentiellement explosive sur le plan social pour toute économie et tous les leviers seront nécessaires pour la désamorcer.

    Il n’y a pas de recette miracle mais, un système éducatif et de formation professionnelle efficace, l’encouragement de l’entreprenariat ou encore la facilitation de l’accès au financement aux TPE, aux PME et aux porteurs de projets sont des ingrédients nécessaires.

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    Damane Intelak fait partie des trois nouveaux produits élaborés par la CCG. Les banques se sont engagées à se contenter uniquement de la garantie de la CCG et à renoncer aux demandes de sûretés personnelles

    Avec l’implication du secteur bancaire, le gouvernement met le paquet sur l’accompagnement et le financement des TPE et des porteurs de projets. Les banques et la Caisse centrale de garantie ont signé lundi 3 février les conventions dans le cadre du programme intégré d’appui et de financement des entreprises en présence de Mohamed Benchaâboun, ministre des Finances, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib et Dounia Taarji, présidente du Fonds Hassan II.

    Avec 8 milliards de DH de leviers publics et privés, le gouvernement espère déboucher sur 50 à 60 milliards de DH de financement. Cela semble élevé comme effet de levier mais, les acteurs sont assez optimistes.

    La Caisse centrale de garantie a élaboré trois nouveaux produits dans le cadre du programme. L’offre comporte deux mécanismes de garantie: «Damane Intelak» qui cible les auto-entrepreneurs, les porteurs de projet et les TPE et «Damane Intelak Al Moustatmir Al Qarawi» destinée aux petites exploitations agricoles, les TPE, les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs du monde rural.

    Pour bénéficier de la garantie pouvant aller jusqu’à 80%, il faut réaliser un chiffre d’affaires d’au plus 10 millions de DH et avoir moins de cinq ans d’activité (sauf entreprises exportatrices). Les prêts sont plafonnés à 1,2 million de DH et assortis d’un taux fixe hors taxe de 2% et 1,75% pour le milieu rural. Pour accélérer le process, l’octroi de Damane Intelak a été délégué aux banques alors que les process sont digitalisés pour Damane Intelak Al Moustatmir Al Qarawi.

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    Tous les dirigeants des banques ont fait le déplacement lundi 3 février pour la signature des conventions avec la Caisse centrale de garantie (Ph. Bziouat)

    Les banques se sont engagées à répondre à toute demande complète dans un délai de trois semaines. Les start-up pourront prétendre à un crédit d’investissement de 300.000 DH maximum (ce crédit est garanti par Intelak). En outre, elles peuvent bénéficier d’un prêt d’honneur allant jusqu’à 20% du crédit garanti sans dépasser 50.000 DH à un taux zéro et sans exigences de sûretés. Le remboursement du prêt d’honneur est différé de cinq ans.

    Les banques ont démarré dès mardi la communication autour de la nouvelle offre. Il est conseillé de se diriger vers les agences spécialisées dans l’accompagnement des petites entreprises pour obtenir des conseils avisés. Le comité de pilotage du programme procèdera à une évaluation mensuelle du dispositif et apportera les ajustements, si nécessaire.

    «C’est un premier jalon pour opérationnaliser la demande du Souverain. Il est important que cette dynamique s’enclenche et que les portes des banques s’ouvrent davantage aux TPE et aux porteurs de projets», indique le ministre des Finances. Si le GPBM a pris des engagements notamment sur les questions de garantie, de taux d’intérêt et de délai d’instruction des dossiers, il appelle aussi les bénéficiaires du programme à respecter le leur.

    «Nous veillerons à faire notre métier le plus valablement possible c’est-à-dire, en respectant les critères de viabilité», promet Mohamed El Kettani, vice-président du GPBM. «Il ne faudrait pas qu’il y ait de la surenchère. Les crédits ne sont pas des dons», rappelle Abdellatif Jouahri.

    F.Fa

     

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