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Le Brexit Day, c'est ce vendredi

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5688 Le 31/01/2020 | Partager
Un chapitre se ferme, un nouvel épisode s’ouvre
Période d'incertitude, conséquences économiques

Le Brexit sera effectif vendredi 31 janvier dans la soirée. Le Parlement européen a ratifié à une écrasante majorité le traité de retrait du Royaume-Uni de l'UE et fait des adieux émus aux députés britanniques. Chose faite également côté des Etats membres de l'Union.

Un chapitre se ferme, une nouvelle période de négociations tout aussi difficile s'ouvre. Le négociateur de l'UE sur le Brexit Michel Barnier est chargé désormais des discussions sur la future relation avec Londres. Entre un investissement qui souffre, une croissance plombée et un chômage historiquement bas, le Royaume-Uni connaît une situation économique paradoxale.

■ Croissance plombée, chômage bas: La croissance a ralenti, passant de 1,8% en 2017 à 1,4% en 2018, selon le Bureau national des statistiques (ONS). Et pour 2019, elle pourrait tomber à 1,3%, soit le rythme d'expansion le plus faible depuis 2009, selon des estimations d'économistes compilées par le Trésor. Pour autant, la situation n'est pas si catastrophique. Premièrement, le Royaume-Uni n'est pas le seul pays à voir sa croissance ralentir, dans un contexte mondial dominé par les incertitudes et les tensions commerciales. Celle de la zone euro est ainsi attendue à 1,1% en 2019 par la Commission européenne. Ensuite, le marché du travail britannique affiche une santé insolente, avec un chômage à 3,8%, le plus faible en 45 ans et un taux d'emploi jamais vu, à 76,3% sur la période de trois mois achevée fin novembre. Les salaires, quant à eux, continuent de progresser plus vite que les prix (+3,2% sur un an avec une inflation autour de 1,5%), même s'ils n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant la crise financière de 2008 et si les inégalités demeurent criantes.

■ A quoi s'attendre pour 2020? Une fois le Brexit effectif, beaucoup de questions resteront en suspens. Celles notamment entourant l'avenir des relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE et les négociations avec les Etats-Unis sur un accord de libre-échange. La période d'incertitude devrait donc se poursuivre au moins quelques mois, avec les conséquences économiques négatives qui en découlent. A la veille du Brexit, la Banque d'Angleterre a opté une nouvelle fois pour un maintien de son taux d'intérêt directeur à 0,75%, à une large majorité et malgré des prévisions de croissance sabrées pour 2020. L'institut monétaire a préféré le statu quo à la faveur d'un rebond de l'activité attendu en ce début d'année, et bien qu'elle revoie en baisse sa prévision de croissance pour cette année de 1,2% à 0,8%, notamment du fait d'une faible productivité. Pour 2021, elle s'attend désormais à 1,4% contre 1,7% en novembre.

■ Un trou dans les finances de l’UE: Douze milliards d'euros par an à partir de 2021, c'est le trou béant laissé par le départ du Royaume-Uni. Ce qui complique encore les négociations entre les 27 sur le prochain budget à long terme de l'UE. Pour résoudre le casse-tête du prochain cadre financier pluriannuel (CFP, 2021-2027), la Commission Juncker avait mis sur la table une proposition dès mai 2018, avant de passer le relais à la nouvelle équipe d'Ursula von der Leyen. Le dossier est désormais entre les mains du président du Conseil européen Charles Michel, qui a convoqué un sommet extraordinaire pour tenter de mettre d'accord les 27. Cette réunion au sommet est prévue pour le jeudi 20 février et devrait jouer les prolongations.

                                                                              

Tourisme, livre Sterling…

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Le Brexit n'imposera aucune nouvelle formalité aux touristes qui entreront ou sortiront du Royaume-Uni en 2020. Seule une forte variation du cours de la livre sterling pourrait jouer sur les flux de visiteurs, selon des experts du secteur.

• Un passage en douceur: L'accord de Brexit négocié avec Bruxelles vise à garantir un passage en douceur vers une nouvelle relation, qui reste encore à définir. Mais le gouvernement britannique a assuré que les cartes d'identité de l'UE restaient valables pour les voyages jusqu'à décembre 2020. Tous les transporteurs (aériens, ferroviaires, maritimes, routiers) communiquent pour rassurer les clients français comme britanniques sur la continuité du service après le 31 janvier.

• Chute de la livre sterling: Elle a perdu 15% de sa valeur par rapport à l'euro depuis le référendum. Ainsi, 1,64 million de Français se sont rendus en Grande-Bretagne en 2018 pour un séjour strictement touristique, contre 1,77 million en 2017 et 1,89 million en 2015, selon VisitBritain, l'organisme chargé de la promotion du tourisme vers la Grande-Bretagne. Les visiteurs français, toutes clientèles confondues, dépensent 1,4 milliard de livres (1,6 milliard d'euros) par an, ce qui les place en troisième position.

• Les Britanniques vont-ils moins voyager: En 2018, les arrivées britanniques dans l'Hexagone se sont établies à 13 millions, contre 12,7 millions un an plus tôt et 11,9 millions en 2016. A fin septembre 2019, «les recettes touristiques en France émanant des visiteurs britanniques étaient en hausse de 6%. Et l'Hexagone demeure une destination privilégiée pour le ski», selon des chiffres officiels.

F. Z. T.

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